Le rassemblement s’est tenu place de la Préfecture. Là, chaque profession a pu déposer symboliquement ses « outils de travail » au pied du grand portail, fermé pour l’occasion. Y étaient mêlés des manuels scolaires délivrant un slogan on ne peut plus clair « Délivrez nous ! Des manuels Macron ». Se sont superposés des compteurs de gaz ou d’électricité, aussi bien des anciens que des Linky, des blouses, des gants, des cartes vitales, des codes du travail, divers vêtements de travail et les masques blancs remis par le groupe « Culture en lutte ». Ce groupe a fait une arrivée remarquée, ils portaient un masque blanc sur le visage, un parapluie noir ouvert en entonnant la marche funèbre de Chopin. On peut signaler un groupe UNSA ferroviaire, toujours présente dans le mouvement, par contre nous avons remarqué l’absence des avocats. Le cortège s’est dirigé vers l’Hôtel de Ville, traversée de la Rue Nationale jusqu’à la rue des Tanneurs, direction le boulevard Béranger avec la dispersion place Jean Jaurès.

Cette mobilisation s’est déroulée sous le soleil et dans la bonne humeur avec les voitures sonos qui diffusent des chants repris par les manifestants (souvent des reprises de chansons connues avec des paroles adaptées à la situation). La FSU, d’ailleurs, s’en donne à cœur joie aux micros. Les caisses de grève se remplissent petit à petit grâce à la générosité de la population et des manifestants que les agents SNCF en grève depuis le 5 décembre dernier reconnaissent, un soutien indispensable tant la durée de cette grève est longue et que certains reçoivent des fiches de paie à 0 € !


Article publié le 31 Jan 2020 sur Demainlegrandsoir.org