L’entreprise Nokia a annoncĂ© dĂ©but septembre un Ă©norme plan social en France : 1233 postes supprimĂ©s au sein de sa filiale Alcatel-Lucent (831 sur le site de Paris-Saclay, Ă  Nozay – Essonne, et 402 Ă  Lannion – CĂŽtes-d’Armor.

Ce gĂ©ant de l’équipement tĂ©lĂ©com enchaĂźne les plans sociaux depuis qu’il a avalĂ© Alcatel : c’est le quatriĂšme en cinq ans. Nokia vire (dĂ©parts volontaires ou contraints) ainsi la quasi-totalitĂ© des 700 ingĂ©nieu·se·r·s qu’il a embauchĂ© il y a moins de deux ans. Une maniĂšre d’engranger quelques 280 millions d’euros au titre du CICE (crĂ©dit d’impĂŽt pour la compĂ©titivitĂ© et l’emploi) et du credit impĂŽt-recherche. Si le premier est dĂ©jĂ  bien connu Ă  travers ces multinationales qui se sont gavĂ©s dessus, le deuxiĂšme, le crĂ©dit impĂŽt-recherche est une vĂ©ritable manne financiĂšre de l’État aux entreprises de la tech (l’argent gratuit ça existe, c’est pour les patrons).

Pour parfaire le tout, Nokia, malgrĂ© des stratĂ©gies hasardeuses, n’est pas une entreprise qui va mal depuis la disparition du 32-10. TrĂšs prĂ©sente sur l’infrastructure, et en ce moment sur la 5G, elle voit ses bĂ©nĂ©fices en hausse aussi en pĂ©riode de COVID.

AprĂšs plusieurs mobilisations sur les sites concernĂ©s, les Nokia manifesteront ce mercredi 7 octobre Ă  11h place de la RĂ©publique en direction de Bercy.


Article publié le 07 Oct 2020 sur Paris-luttes.info