Janvier 25, 2021
Par Paris Luttes
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Depuis le début de la crise sanitaire, l’incompétence de cet état néo-libéral fait des ravages parmi les tranches les plus précaires mais aussi les plus jeunes de la société. Les lycéens et lycéennes, tout comme les professeurs et les AED sont confrontés à des conditions sanitaires désastreuses dans des lieux d’enseignement qui ont un rôle important dans la propagation du virus. À cela s’ajoute des conditions de travail médiocres pour les élèves comme pour les enseignants suites au diverses réformes neo-liberales de l’éducation nationale (Parcoursup, suppression de postes…).

Les étudiants sont eux confrontés à une précarité, certes pas nouvelle, mais amplifiée par la crise sanitaire. Les conditions d’études conduisent à l’isolement social, l’anxiété et la dépression, et comme on a pu voir, dans certains cas aux suicides. Une détresse étudiante qui se retrouve confrontée au silence assourdissant des dirigeants quant à la question des études supérieures depuis le début de l’épidémie. Sans oublier les étudiants étrangers sans papiers encore plus isolés, faisant face aux menaces d’expulsions.

Cette jeunesse, lycéens comme étudiants, fait donc face au mépris des gouvernants qui la considèrent comme quasi-responsable de la propagation du virus alors même que ce sont nos aînées qui remettent majoritairement en cause l’utilité du masque ou du confinement. Ce sont également ces mêmes aînés qui ont géré cette crise de manière catastrophique, préférant privilégier la santé de son économie plutôt que celle de sa population.

Mais ce ne sont pas eux qui devront faire face à la montée de la précarité, aux crises économique, sociale et écologique que notre génération devra affronter. Aussi nous appelons chacun à se mobiliser ce mardi 26 janvier pour mettre ceux qui nous méprisent devant leurs responsabilités et exprimer également notre solidarité avec toutes les personnes menacées d’expulsion.

Voilà l’appel intersyndical :






Source: Paris-luttes.info