Novembre 23, 2020
Par CRIC Grenoble
285 visites


L’intersyndicale 38 (CNT, FO, Solidaires, UNL, UEG, UNEF) et l’inter-orga 38 (premiers signataires : DAL, LO, GJ unitaire, Brigade de SolidaritĂ© populaire, ATTAC, Coordination GJ, NPA, SUD santĂ©-sociaux, Solidaires, UCL, UNEF, UNL, CAR 38, CGT spectacle, CNT) appellent conjointement Ă  un rassemblement, puis une manifestation dĂ©clarĂ©e pour :

DĂ©noncer la gestion catastrophique de la crise COVID !

Exiger un vĂ©ritable plan d’urgence !

Jeudi 26/11 à 18H, à la préfecture de Grenoble (place Verdun).

Les mots d’ordre sont :

- Des lits, du personnel, des moyens pour l’hôpital public et la santé, MAINTENANT !

- La justice sociale, maintenant !

- Nos droits démocratiques, maintenant !

LA CRISE C’EST EUX, LA SOLUTION C’EST NOUS !

DECONFINONS LES REVENDICATIONS !

Si nous sommes Ă  nouveau confiné·e·s, nous le devons au gouvernement et Ă  ceux qui l’ont prĂ©cĂ©dĂ©. Le confinement est avant tout instaurĂ© pour amoindrir le nombre d’admissions en soins intensifs car le nombre de lits et de personnels sont notoirement insuffisants, comme n’ont cessĂ© de le dĂ©noncer les agents hospitaliers depuis des annĂ©es et des annĂ©es. En 15 ans, ce sont prĂšs 70 000 lits d’hospitalisation qui ont Ă©tĂ© supprimĂ©s ! Pendant ce temps-lĂ , les milliardaires français voyaient leurs fortunes augmenter de 439%.

Au nom de la « crise sanitaire Â», d’état d’urgence en Ă©tat d’urgence, le gouvernement attaque les droits des travailleurs·euses, les libertĂ©s dĂ©mocratiques. C’est pourquoi nous nous opposons Ă  la proposition de loi dite de « de sĂ©curitĂ© globale Â» et aux dispositions qui criminalisent toujours plus l’action de la jeunesse sur leurs lieux d’études. Pour protĂ©ger le patronat et les actionnaires des grandes entreprises, ce gouvernement dĂ©veloppe une orientation autoritaire de plus en plus inquiĂ©tante.

Le rapport de force est donc nĂ©cessaire pour Ă  la fois conserver les droits attaquĂ©s et mettre en place des mesures propres Ă  assurer la sĂ©curitĂ© et la santĂ© de tou·te·s les salarié·e·s sans exception. C’est par le droit de retrait ou par la grĂšve que les employeur·e·s ont Ă©tĂ© obligé·e·s d’apporter les rĂ©ponses sanitaires essentielles, et par la grĂšve que des augmentations de salaires ont Ă©tĂ© arrachĂ©es et des plans de licenciements annulĂ©s.

Nous soutenons les salarié·e·s en lutte, que ce soit dans les entreprises comme dans lesservices publics, et nous condamnons les violences policiÚres que subissent à nouveau les lycéen·ne·s. Nous affirmons notre plein soutien à celles et ceux qui utilisent leur droit de retrait ou de grÚve.

Nous exigeons :

- le maintien intĂ©gral de la rĂ©munĂ©ration pour les salarié·es confiné·e·s, pour les intĂ©rimaires, et pour les travailleurs·euses non salarié·e·s ;

- la rĂ©quisition de l’ensemble des Ă©tablissements et structures de santĂ© privĂ©e dans le respect du Code du travail et des conventions collectives ;

- la reconnaissance en maladie professionnelle du COVID-19 pour les salarié·e·s contractant cette maladie sur leur lieu de travail ;

- la suspension du versement par les entreprises de dividendes, rachats d’actions et bonus aux PDG, Ă  fortiori quand elles ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’aide publique. Le rĂ©tablissement de l’ISF ;

- la mise en place de CSSCT-CSE et la tenue des CHSCT dans les entreprises stratĂ©giques, les

services publics afin de trouver des rĂ©ponses aux problĂšmes de chaque jour dans le respect des droits des salarié·e·s ;

- le renfort en moyens matĂ©riels et embauches pĂ©rennes et immĂ©diates en urgence dans tous les services publics, et augmentation des salaires (notamment Ă©galitĂ© des salaires entre Ă©tudiant·e·s rĂ©quisitionné·e·s et professionnel·le·s) ;

- l’autorisation de circulation pour les dĂ©lĂ©gué·es syndicaux·ales, afin qu’ils puissent exercer leur mission de dĂ©fense, de soutien et de conseil aux salarié·e·s ;

- la rĂ©quisition ou la nationalisation de tous les laboratoires pharmaceutiques pour faire face Ă  la pĂ©nurie de mĂ©dicaments, d’anesthĂ©siques, etc.

- le retrait de la rĂ©forme sur l’assurance chĂŽmage, de la rĂ©forme des retraites par points et de la loi de transformation de la Fonction publique ;

- l’interdiction totale de licencier et la prise en charge Ă  100% pour les salarié·e·s en situation de chĂŽmage partiel ;

- la conservation du financement de la protection sociale par les cotisations et la fin des exonĂ©rations et autres pillages opĂ©rĂ©s par le gouvernement ;

- la prise en charge des plus fragiles (chĂŽmeur·euses, prĂ©caires, demandeurs·euses

d’asile, sans-papiers, victimes de violence…) avec maintien des aides sociales, le moratoire sur les loyers, le paiement des moyens vitaux (eau, gaz, Ă©lectricitĂ©) de ces populations, la rĂ©quisition des logements vides pour les sans-logis.

Les politiques antisociales ont fait leur temps ! Il faut en finir avec la dictature des grandes entreprises, de la finance ! Les richesses produites par tous doivent profiter a tou· te· s !




Source: Cric-grenoble.info