L’analyse du discours gouvernemental se dĂ©ploie ici en 4 axes :

1. DĂ©placer la faute
Les « responsables Â» politiques ont unanimement cherchĂ© Ă  se dĂ©responsabiliser en Ă©voquant l’indiscipline de la population, alors mĂȘme que leurs assertions Ă©taient contradictoires tandis que des experts mĂ©dicaux les avaient informĂ©s bien en amont (et donc Ă  temps) de la gravitĂ© de la pandĂ©mie alors Ă  venir.

2. Dissimuler et mentir
Faute de moyens d’éviter la contagion, « l’élite Â» dirigeante a alors prĂ©tendu que tests et masques, dont ils dissimulaient l’imprĂ©voyante pĂ©nurie, Ă©taient « inutiles Â» voire « aggravants Â» 
 ce qui est dans les 2 cas un vĂ©ritable non-sens scientifique, comme le dĂ©montre les choix en la matiĂšre d’autres pays moins touchĂ©s.

3. Inverser la surdité
DĂšs lors la gravitĂ© de la crise est imputĂ©e au manque d’écoute du grand public par ceux-lĂ  mĂȘme qui n’avaient pas su Ă©couter le milieu mĂ©dical depuis des annĂ©es, qui supprimaient postes et moyens lorsque les personnels hospitaliers ont rĂ©clamĂ© sans cesse et Ă  l’inverse du renfort humain, matĂ©riel, logistique ou financier.

4. Tourner en rond
LĂ  encore on retrouve des mĂȘmes travers de pouvoir quasi-royal d’un exĂ©cutif Ă  la dĂ©rive jupitĂ©rienne, qui ne regarde que son nombril, qui mĂ©prise les corps intermĂ©diaires ainsi que les classes moyenne comme populaire
 auxquelles il compte au final faire payer son incurie le 11 mai – comme son complice capitaliste, le MEDEF, l’a dĂ©jĂ  indĂ©cemment suggĂ©rĂ© !


Article publié le 17 Oct 2020 sur Actualutte.com