Juillet 13, 2021
Par Cerveaux Non Disponibles
208 visites


Pas besoin de nier l’existence et la gravitĂ© du Covid pour ĂȘtre rĂ©voltĂ© par le dernier discours de Macron. Pas besoin d’ĂȘtre antivax pour ĂȘtre scandalisĂ© par la façon dont le pouvoir dĂ©cide d’imposer cette vaccination. Imposer aux soignants sous peine de ne plus ĂȘtre payĂ© (mais seront-ils encore applaudis?), imposer pour aller au restaurant, au cinĂ©, pour prendre le train
 C’est bien une obligation qui ne dit pas son nom !

Nous avons toujours Ă©tĂ© du cĂŽtĂ© des soignants, du cĂŽtĂ© de la vie. Nous avons Ă  plusieurs reprises pris position pour la mise Ă  disposition de masques, au moment oĂč le pouvoir disait qu’ils ne servaient Ă  rien (avant de l’imposer de façon autoritaire). Nous avons appelĂ© Ă  manifester pour soutenir l’hĂŽpital public, financiĂšrement et humainement. Nous savons que le vaccin peut aider Ă  freiner le virus, et sauver des vies. Mais nous comprenons les doutes sur les risques potentiels d’un vaccin crĂ©Ă© aussi rapidement (mĂȘme si la recherche sur le sujet date d’une dizaine d’annĂ©es,) grĂące aux fonds colossaux apportĂ©s par la finance, sans recul, et dans un monde pharmaceutique rĂ©gi par le profit.

La France compte déjà plus de 35 millions de vaccinés. Plus de la moitié de la population, dont la trÚs grande majorité des populations les plus fragiles face au virus. Sans que le le vaccin soit imposé, la majorité des Français ont fait le choix de la vaccination. La plupart avec des doutes et craintes, à juste titre, sur les éventuels effets secondaires.

Le « gain sanitaire » des nouvelles mesures liberticides du pouvoir sera trÚs faible. En revanche, la perte en terme démocratique et social est énorme.

Dans quelques jours, nous allons ainsi « accepter » de devoir montrer patte blanche pour aller au restaurant, au cinĂ©ma, pour prendre le train


Nos esprits vont accepter que notre vie privĂ©e, et notamment notre santĂ©, soit accessible Ă  des sociĂ©tĂ©s pour pouvoir accĂ©der Ă  des services. Aujourd’hui c’est le Covid qui est tracĂ© et contrĂŽlĂ©. Mais demain ? La grippe ? Un nouveau virus ? C’est une brĂšche dans notre paradigme de vie en sociĂ©tĂ©, qui peut trĂšs rapidement aboutir Ă  d’autres dĂ©rives, peut ĂȘtre encore plus graves.

Que fera un gouvernement encore plus autoritaire qu’actuellement de cette arme du pass sanitaire ? On a vu les dĂ©rives du contrĂŽle en Chine ou en IsraĂ«l. Et, Ă  la vitesse oĂč vont les choses, cela peut trĂšs vite dĂ©raper. La France semble ĂȘtre totalement prĂȘte


Nous vivons depuis plusieurs annĂ©es dans l’état d’urgence sĂ©curitaire (risque d’attentat) puis d’urgence sanitaire (risque Ă©pidĂ©mique). Ces Ă©tats d’urgence ont pour consĂ©quence de dĂ©truire les garde fous de nos libertĂ©s individuelles et collectives, sous l’autel de la « sĂ©curitĂ© ».

Pourtant, ce sont des moyens dans l’hĂŽpital public et dans la recherche qui vont sauver des vies. Bien plus que l’état d’urgence. Bien plus qu’un pass sanitaire.

Le discours de Macron est d’ailleurs une triple dose d’horreur sociale puisqu’en plus de ces mesures liberticides, le prĂ©sident des riches en a profitĂ©, discrĂštement, pour dĂ©truire la vie des plus prĂ©caires. D’une part en affirmant que la rĂ©forme de l’assurance chĂŽmage serait appliquĂ©e, malgrĂ© les mises en garde du Conseil d’Etat et l’opposition des syndicats. Une rĂ©forme qui s’annonce catastrophique pour les chĂŽmeurs, notamment les plus prĂ©caires. Une rĂ©forme qui va clairement faire plonger des dizaines de milliers de Français dans la pauvretĂ©.

D’autre part sur la rĂ©forme des retraites avec la volontĂ© affichĂ©e de Macron de reculer l’ñge lĂ©gal de dĂ©part Ă  la retraite Ă  64 ans. Parce que bon « puisqu’on vit plus longtemps, il faut bien travailler plus longtemps ! »

Sauf que les pauvres vivent en moyenne 13 ans de moins que les plus riches. Et que de plus en plus de Français vont tomber dans la pauvretĂ©/prĂ©caritĂ©, notamment grĂące aux mesures de ce mĂȘme Macron !

Ce n’est pas un hasard si le pouvoir a dĂ©cidĂ© de glisser ces deux mesures de guerre aux pauvres, dans le mĂȘme discours que celui des mesures liberticides pour lutter contre le covid.

Les ultra riches savent en effet qu’ils peuvent profiter de la « crise » pour asseoir leur domination sociale et Ă©conomique, en terrorisant la population et en imposant des mesures « d’urgence face Ă  la situation dramatique ». Des mesures toujours dirigĂ©es dans le sens d’un autoritarisme en terme de libertĂ©s individuelles et d’un libĂ©ralisme Ă©conomique.

C’est une guerre qui est menĂ©e. Et elle est en train d’ĂȘtre gagnĂ©e. Par la classe dominante. Par la classe dirigeante.

Seul un sĂ©isme social pourra contrer cette course mortifĂšre vers leur monde d’aprĂšs.




Source: Cerveauxnondisponibles.net