Juin 8, 2021
Par Actualités Sur Les CRA
188 visites


Cliquez pour voir notre précédente communication sur la situation de M. G

Après 64 jours d’enfermement au centre de rétention administrative (CRA) d’Hendaye, M.G. qui s’était cousu les lèvres en signe de protestation et de désespoir contre son expulsion afin de ne pas être séparé de son épouse et de sa belle-fille, avait été condamné à deux mois de prison ferme pour avoir refusé de se soumettre à un test PCR. Il risque à nouveau l’expulsion alors que le tribunal administratif de Pau vient de demander à la préfecture de Corrèze de réexaminer sa situation personnelle et son droit au séjour en France.

En effet, durant sa privation de liberté en maison d’arrêt son avocate a entamé de nouvelles démarches, et le Tribunal administratif de Pau lui a donné raison hier, lundi 7 mai 2021, en suspendant l’expulsion et en ordonnant à la préfecture de remettre à Monsieur un récépissé valant autorisation de séjour avec autorisation de travail.

Pourtant, à sa libération de prison aujourd’hui, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques a missionné la police aux frontières pour l’enfermer à nouveau au centre de rétention administrative d’Hendaye au mépris de la décision du Tribunal. Un vol pour son expulsion est prévu dans les jours qui viennent.

Monsieur G. est donc une nouvelle fois privé de liberté et risque à nouveau l’expulsion, au mépris de sa situation familiale et de la décision de justice.

La Cimade demande la libération immédiate de M.G.

La Cimade dénonce la politique d’acharnement administratif livré à l’encontre des personnes étrangères, au mépris de leurs droits les plus fondamentaux. La Cimade demande au gouvernement de mettre un terme à la répression qu’il met en œuvre contre les personnes étrangères.

Auteur: Région Sud-Ouest




Source: Lacimade.org