Rappelons tout d’abord que cette réunion de tous les acteurs de la santé est née de la situation de crise sanitaire qu’a connue le pays mettant en exergue les conditions désastreuses dans lesquelles les personnels hospitaliers exercent leur métier.

Hier, 8 juillet un protocole d’accord « relatif aux personnels non médicaux, pour revaloriser les carrières et les rémunérations… » a été soumis par le ministère à la signature des organisations syndicales.

La presse met en avant une augmentation de salaire de 180 € net pour tous les personnels hospitaliers.

Rappelons qu’il ne s’agit pas d’une augmentation du point d’indice ni d’une augmentation du nombre de points mais d’un « complément de traitement indiciaire » pour lequel nous ne connaissons pas les modalités et notamment sa prise en compte dans le calcul de la retraite.

Si le gouvernement a fait cette proposition c’est d’abord et avant tout le produit de la mobilisation des personnels les 16 juin et 30 juin qui n’ont rien lâché sur leurs revendications.

La CGT revendiquait 300 €/net pour tous dans le but de rattraper le niveau moyen des salaires hospitaliers des pays de l’OCDE. Nous en sommes encore loin.

La CGT revendique l’embauche de personnel et la titularisation des contractuels : Le protocole prévoit « La mise en place de dispositifs d’annualisation du temps de travail permettant d’ajuster le temps de travail en fonction des variations de l’activité tout au long de l’année » et « majorer le montant des heures supplémentaires, permettre leur contractualisation et réduire le recours à l’intérim »

Il s’agit de s’attaquer à la réglementation du travail et faire travailler plus les professionnels en place.

C’est la porte ouverte à la destruction du statut que le gouvernement entend poursuivre

Dans le même temps les restructurations et les fermetures de lits se poursuivent. Les lits fermés pour cause de COVID ne sont pas ré-ouverts.

Dans ces conditions, les augmentations de salaires ne feront pas oubliées des conditions de travail extrêmement difficile avec manque de lits pour les patients et sous effectifs permanents.

Ce 14 juillet le président Macron prévoit de saluer les soignants pour leur dévouement pendant la crise. La reconnaissance ne peut se faire par l’attribution de médailles, par des remerciements et des applaudissements.

  • Une véritable reconnaissance passerait par l’arrêt de toute fermeture de lits et la réouverture des lits fermés ces 10 dernières années pour que tous les patients puissent être accueillis à l’Hôpital sans délai d’attente.
  • Une véritable reconnaissance passerait par l’embauche massive de personnels pour un nombre de personnels au lit du malade qui permette de prendre le temps avec chacun.
  • Une véritable reconnaissance passerait par l’augmentation du point d’indice pour atteindre les 300 € net pour tous.

Rien ne laisse penser à une amélioration des conditions de travail à l’hôpital.

Avec les hospitaliers la CGT œuvrera à défendre l’hôpital public et les conditions de travail des personnel pour que toute la population puisse avoir accès aux meilleurs soins que la médecine soit capable de dispenser dans ce pays.

Union des syndicats CGT de la santé et de l’action sociale d’Ille et Vilaine

9 juillet 2020

cgtusd35 orange.fr


Article publié le 10 Juil 2020 sur Rennes-info.org