Juillet 18, 2021
Par Rebellyon
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Lundi 19 juillet prochain, Laurent Wauquiez prĂ©sentera Ă  l’assemblĂ©e de la rĂ©gion Auvergne-RhĂŽne-Alpes un projet de dĂ©libĂ©ration pour lui permettre de dĂ©ployer la reconnaissance faciale dans les gares, de financer l’achat de logiciel d’analyses comportementales et de multiplier les camĂ©ras de vidĂ©osurveillance. C’est un pur projet de Technopolice, dangereux et illĂ©gal, que l’assemblĂ©e plĂ©niĂšre du conseil rĂ©gional se doit de rejeter.

AprĂšs les mensonges et les fantasmes sĂ©curitaires de ValĂ©rie PĂ©cresse en Île-de-France, Laurent Wauquiez veut lui aussi faire la promotion de la Technopolice dans la rĂ©gion Auvergne-RhĂŽne-Alpes.

Lundi 19 juillet prochain, jour de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale du conseil rĂ©gional, il prĂ©sentera un projet qu’il entend bien faire voter (le projet, qui nous Ă©tĂ© transmis par le groupe « Les Écologistes Â» de la rĂ©gion est disponible ici). Au programme, notamment :

– « accompagner, [dans les trains rĂ©gionaux et les gares] Ă  titre expĂ©rimental, un premier dispositif de reconnaissance faciale, uniquement accessible aux autoritĂ©s compĂ©tentes Â» ;

– « dĂ©ployer la vidĂ©oprotection Ă  l’intĂ©rieur des cars scolaires et interurbains Â» ;

– « poursuivre l’équipement en camĂ©ras de vidĂ©oprotection en temps rĂ©el des trains rĂ©gionaux Â» ;

– « renforcer le bouclier “vidĂ©oprotection” avec 10 000 camĂ©ras supplĂ©mentaires et en l’étendant Ă  la vidĂ©oprotection intelligente ainsi qu’à l’expĂ©rimentation de systĂšmes innovants (exemple : la technologie biomĂ©trique
) Â».

Logique sécuritaire sans fin

Dans le document, Laurent Wauquiez revient ainsi sur sa politique de sĂ©curitĂ© des derniĂšres annĂ©es : dĂ©ploiement massif de camĂ©ras dans les gares, les trains et les lycĂ©es, financement de la vidĂ©osurveillance en temps rĂ©el
 Selon lui, cela ne suffit toujours pas : il faut surveiller encore plus et « intĂ©grer de nouveaux espaces Â», comme les « stationnements des vĂ©los, certains ascenseurs, passages souterrains, passerelles Â», sans oublier « l’ensemble des transports scolaires Â». Filmer tout, tout le temps, en temps rĂ©el, ne plus laisser un seul espace de libre Ă  l’anonymat. Peut-ĂȘtre rejoindra-t-il Christian Estrosi qui veut maintenant mettre des projecteurs de lumiĂšre ultra-puissants dans la ville qui se dĂ©clencheraient en cas d’attroupements : comme si l’ombre Ă©tait liĂ©e Ă  la criminalitĂ©.

On imagine tristement leur ville rĂȘvĂ©e : partout de la lumiĂšre et des camĂ©ras, la ville transformĂ©e en un grande un espace oĂč des robots dissĂšquent et analysent nos moindres gestes.

Reconnaissance faciale et analyse comportementale

Car Ă©videmment, le projet de Laurent Wauquiez rejoint un son de cloches que l’on entend de plus en plus du cĂŽtĂ© des promoteurs de la Technopolice : toutes ces camĂ©ras ne serviraient selon eux Ă  rien si des logiciels d’ « intelligence artificielle Â» ne venaient pas aider Ă  alerter sur les comportements prĂ©alablement Ă©tablis comme « suspects Â». C’est une inversion de logique : alors que la vidĂ©osurveillance est toujours contestĂ©e, et puisque son efficacitĂ© est rĂ©guliĂšrement remise en question (la Cour des comptes en parlait encore en 2020), ses promoteurs affirment qu’il faut donc aller encore plus loin.

Dans la mĂȘme lignĂ©e, Laurent Wauquiez veut expĂ©rimenter la reconnaissance faciale et financer l’équipement des communes en logiciels de vidĂ©osurveillance automatisĂ©e (la dĂ©libĂ©ration telle que prĂ©sentĂ©e est d’ailleurs Ă©tonnamment floue : « reconstituer rapidement a posteriori le parcours de dĂ©linquants ou criminels dans les trains rĂ©gionaux Â»).




Source: Rebellyon.info