Avril 30, 2022
Par Indymedia Lille
1 visites

Eh bien, je ne suis pas grand chose, ni spĂ©cialiste, ni historien, ni partisan. Mais j’ai tout de mĂȘme des idĂ©es qui me remuent dans le crĂąne. Effectivement, en me baladant sur l’universitĂ©, je croise rĂ©guliĂšrement des militant.es communistes. DerniĂšrement, le sujet de la guerre en Ukraine Ă©tait dans toutes les bouches et prĂ©occupait Ă  peu prĂšs tout le monde.

NĂ©anmoins, je ne peux m’empĂȘcher de repenser aux actes commit par l’ArmĂ©e Rouge en Russie contre la makhnovtchina, ou contre cronstadt. Si, vous ne connaissez pas l’histoire, ça vaut le coup.

Je vais causer briĂšvement de Makhno et de son armĂ©e, qui, ayant sauvĂ© la rĂ©volution Russe en 1917, au moment oĂč LĂ©nine s’apprĂȘtait Ă  fuir en Finlande, n’a jamais voulu prĂȘter allĂ©geance Ă  l’armĂ©e rouge. Ensuite, Trosky dĂ©cida que l’ArmĂ©e Rouge devait combattre les anarchistes ukrainiens.

Je ne comprends pas en quoi cette guerre n’était pas impĂ©rialiste ? L’argument des communistes est de dire que l’Ukraine Ă©tait le grenier Ă  blĂ© de la Russie et que stratĂ©giquement ils ne pouvaient pas se permettre de laisser faire la Makhnovtchina…

A partir de ce moment lĂ , on peut fortement douter des intentions pacifistes de celles et ceux qui se rĂ©clament d’un communisme rĂ©volutionnaire trotskiste et consort, non ? MĂȘme s’ils condamnent autre guerre trĂšs diffĂ©rente actuellement, on est quand en droit de se demander de ce qu’ils seraient capable de faire si un territoire refusait de se soumettre aux principes de marxisme lĂ©ninisme… C’est Ă  mon avis tout le problĂšme de Parti et des thĂ©ories rĂ©volutionnaires systĂ©matisĂ©. Ils ne conçoivent pas d’autres forme de vie rĂ©volutionnaire. Il peut bien y avoir d’autres tendances, mais la mĂ©thode reste la mĂ©thode et doit s’étendre sur la totalitĂ© du globe et ĂȘtre la mĂȘme pour tous et toute.

Ce qui me pose question lĂ  dedans, c’est le manque d’analyse, de critique. Et tout cela me fait peur. Si la constitution d’un mouvement rĂ©volutionnaire ne laisse pas la possibilitĂ© Ă  d’autres formes politique de voir le jour et d’exister, c’est la fin des haricots.

Alors, le problĂšme de la guerre en Ukraine, mĂ©riterait quelques rĂ©trospectives, quelques rĂ©flexions…

Et puis ce qui me paraĂźt dĂ©solant aussi, c’est de ne jamais croiser de tracts, de libertaires sur cette universitĂ©. Beaucoup se sentent anarchistes, mais il est quasiment impossible de savoir si un collectif anarchiste est Ă©tablit sur cette facultĂ©. Cette universitĂ© est un foutu dĂ©sert. On l’a traverse mais on ne l’occupe jamais. On manque terriblement de communs, d’expĂ©rimentation collective autre que le militantisme classique qui m’épuise Ă  ne combattre que dans le refus et la rĂ©action Ă  ce monde.

Il n’est pas rare d’entendre pouffer qurelques militants lorsqu’on Ă©voque son Ă©puisement et le besoin de s’organiser autour de quelque chose d’autre que les formes politiques classiques du militantisme (qu’il ne faut pas abandonner selon moi !). Mais le spectre d’Engel n’est pas loin : toute tentative d’autogestion est disqualifiĂ© par une catĂ©gorisation : c’est du socialisme utopique, une perte de temps !





Source: Lille.indymedia.org