Février 2, 2021
Par Brest Media Libre
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Notre analyse politique sur les violences & le racisme policier et les lois sécuritaires :

L’État Français se caractérise par une économie capitaliste néolibérale, une histoire coloniale et un impérialisme post -colonial très lourds. Sur de nombreux points il est aussi le produit de quelques « compromis » historiques arrachés par des luttes sociales (droits sociaux, sécurité sociale, droits des travailleur·ses…).

Le maintien de l’ordre a pour rôle principal la défense des intérêts des classes possédantes qui n’ont guère envie de céder à la pression populaire et perdre leurs privilèges ainsi que leurs profits.

Il s’illustre par le contrôle et la répression des mouvements sociaux d’opposition. Et de manière moins « frontale », par le maintien d’une stabilité sociale minimale sans laquelle le Capital ne peut se développer.

Les effets dits « positifs » du maintien de l’ordre (sécurité des personnes et des biens…), résultent de cette recherche de stabilité, à laquelle s’ajoutent quelques compromis et vernis démocratiques ou sociaux, grappillés à l’issue de luttes sociales (de 1936, 1945 ou 1968… ). Ces « compromis » concédés par les capitalistes (et leurs fondés de pouvoir) aux différentes couches du prolétariat en lutte ne constituent pas de réelles ruptures structurelles avec l’ordre économique et étatique libérale-autoritaire. Ce sont des reculs tactiques de circonstance. La preuve : ces quelques concessions, sitôt que le rapport de force s’inverse, sont elles-même remises en cause et attaquées systématiquement comme on le voit depuis des décennies.

Le racisme d’État (notamment policier) s’explique par l’histoire coloniale à l’extérieur puis à l’intérieur de l’Hexagone. Les déshérité·e·s qui font courir des risques d’instabilité politique par leurs revendications d’égalité sont, en effet, composé·e·s des franges du prolétariat blanc déjà installé dans le pays et des différentes couches d’immigrant·e·s qui se sont succédé dans l’histoire contemporaine, en grande partie non-blanc·he·s et issu·e·s des anciennes colonies françaises. Cette dernière catégorie de personnes racisées compose la majeure partie du prolétariat le plus exploité et discriminé. Les pratiques coloniales importées de l’Outremer en métropole ont ainsi fait perdurer le racisme en parallèle d’une guerre de classe toujours en cours.

Les pratiques des différents corps des forces de l’ordre sont la conséquence de cette histoire et de cet usage politique étatique de classe, à quoi s’ajoutent une sociologie particulière, un esprit de corps, un corporatisme exacerbé, la surenchère syndicale ainsi que des affinités idéologiques autoritaires et racistes qui collent avec les missions qui leurs sont données et les pratiques discriminantes et violentes qu’on leur demande de déployer (ce qui explique par exemple le vote massif des forces de l’ordre pour le FN). Pour toutes ces raisons, nous devons qualifier ces violences et ce racisme comme étant systémiques.

Dés lors, notre objectif politique n’est pas de « corriger » des dérives, des comportements individuels (bavures) qui se produiraient à la marge d’une démocratie fantasmée comme fondamentalement saine et indépassable. Bien au contraire nous devons expliquer pourquoi c’est bien cette « démocratie » capitaliste dite libérale qui engendre naturellement ces pratiques pour sa propre préservation.

Stratégie et tactique ?

Nous tenons à clarifier ce que nous entendons par stratégie et tactique. Nous pensons, en effet, qu’il y a une confusion souvent faite entre les deux, ce qui engendre des incompréhensions et des erreurs d’appréciation.

Notre stratégie communiste libertaire :

Par stratégie nous entendons la défense de nos positions politiques fondamentales sur un sujet donné. Quelle est notre stratégie dans la lutte actuelle contre les lois liberticides et les violences/racismes policiers/Étatique ?

  • Dépasser la critique réformiste qui pointe les « dérives » et poser les questions de structures.
  • Expliquer le rôle de classe du maintien de l’ordre et son héritage raciste colonial pour le maintien d’un ordre capitaliste impérialiste.
  • Construire les ponts au-delà de la défense des « droits/libertés » entre les luttes contre les politiques sécuritaire/liberticides, contre les violences policières, le racisme systémique et les luttes de classes.
  • Revendications partielles et rupture révolutionnaire :

    Notre implication dans les luttes sociales a non seulement pour but d’alléger le fardeau des classes exploitées, mais encore de redonner à celles-ci confiance en l’action collective tout en renforçant les contre-pouvoirs, avec comme horizon de réaliser un saut qualitatif vers une réelle rupture révolutionnaire anticapitaliste et anti-autoritaire. C’est le sens de notre analyse fédérale sur une montée en puissance des luttes : contre-pouvoir / double pouvoir / rupture révolutionnaire :

    https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Contre-pouvoir-double-pouvoir-et-rupture-revolutionnaire

    Nous devons donc obtenir si possible des victoires partielles qui remettent en cause le maintien de l’ordre de manière systémique : Désarmement de la police, dissolution des brigades autonomes de types BAC ou BRAV

    Et, en parallèle, élaborer des projets sociétaux révolutionnaires et anti-autoritaires alternatifs qui, en même temps qu’ils nous permettent de projeter d’autres possibles, nous aident à élaborer des revendications immédiates cohérentes avec notre projet de société.

Quelles tactiques de lutte ?

Par tactique nous entendons la façon dont nous pensons qu’il faut agir dans la lutte pour faire avancer nos idées et nos pratiques.

Nous pensons que la question des fronts unitaires larges (c’est à dire avec des composantes révolutionnaires et réformistes) doit-être abordée dans l’optique suivante : Construire un mouvement populaire d’ampleur et diversifié. Notre courant n’est pas seul dans l’opposition et, faisons preuve d’humilité et de lucidité, n’est pas encore capable de peser de manière décisive dans le rapport de force. Dans ce contexte, nous refusons de nous isoler pour défendre de manière dogmatique nos analyses. Nous posons la question de la « radicalité » dans un sens particulier : Il est facile d’être politiquement « pur », mais que fait-on avancer (à part notre propre bonne conscience) en s’isolant du reste de la société et en étant compris que par une extrême minorité ? Car la question est là et elle est paradoxale : d’un côté nous voulons faire avancer des idées et pratiques révolutionnaires, d’un autre nous sommes loin d’une situation révolutionnaire et de la réalité telle qu’elle est perçue par une grande partie de la population. C’est pourquoi nous assumons une position dialectique entre la participation à des mobilisations larges (avec des courants qui ne pensent pas comme nous) et l’expression dans ces mobilisations de nos idées et de nos pratiques.

Évidemment, à l’inverse, l’unité ne doit pas être maintenue de manière dogmatique à n’importe quelle condition. Ça vaut la peine de défendre nos idées dans ce cadre mais nous devons aussi savoir quand il ne remplit plus les conditions que l’on s’est fixées.

Enfin, nous ne devons pas nous contenter d’une « tactique du nombre ». Si des mobilisations populaires et massives sont nécessaires, elles ne suffisent pas. Le simple bilan de l’ensemble des mobilisations ces dernières années en atteste. Il faut monter d’un cran dans le rapport de force, c’est une évidence.

De ce point de vue, et de la même manière, nous voyons deux écueils : D’un côté des sociaux-démocrates légalistes qui se contentent de dire « il faut mettre des gens dans la rue » , et de l’autre, des groupes dit « radicaux » qui veulent passer à la vitesse supérieure en s’attaquant frontalement à l’appareil répressif comme si l’heure du Grand Soir avait sonné.

Nous pensons que la tactique réformiste-légaliste ne peut fonctionner, car le nombre ne suffit pas et que ce genre d’attente a amplement montré ses limites. Et nous pensons que la doctrine « insurrectionnelle » ne fonctionne pas, car en grillant les étapes elle se coupe d’une partie de la population (qui est pourtant déterminée) et crée une forme d’avant-gardisme nuisible à terme.

Nous pensons qu’il faut rester en phase avec notre classe. C’est à dire reconnaître qu’elle cherche des perspectives émancipatrices pour ses luttes et, en même temps, ne pas proposer des choses qui sont trop éloignées de ses pratiques. C’est un numéro d’équilibriste qu’il nous faut mener. Il ne s’agit pas de posture morale mais de stratégie politique. L’utilité de la violence révolutionnaire se jauge pour nous au degré de combativité et de maturité politique du prolétariat. C’est dans la lutte quotidienne que nous faisons progresser notre conscience politique. La nécessité de la violence révolutionnaire deviendra une évidence pour le prolétariat quand différentes étapes auront été accomplies massivement dans le rapport de force.

Un exemple récent : Les barricades et les affrontements pour défendre la ZAD de NDDL étaient devenues une évidence pour un spectre très large de l’échiquier politique, parce qu’avant qu’elles ne soient déclenchées, il y avait eu des mobilisations populaires massives, des démarches devant les tribunaux, des actions de blocage non-violents, des occupations sur zone (avec la mise en avant d’autres possibles)… On s’est politisé ensemble. Ensemble on a expérimenté les limites de certaines actions. Ensemble on a fait le bilan et on en est venu à défendre physiquement et énergiquement la ZAD.

Comme piste d’action nous proposons d’attaquer la vraie cible : le Capital et ses intérêts. L’erreur serait de se polariser sur la police alors que, comme son nom l’indique, son rôle est de maintenir l’ordre. On ne perturbe rien en s’y affrontant pour s’y affronter, on fait juste jouer aux flics leur rôle. Il est d’ailleurs intéressant de noter que la critique de la « manif spectacle » est opérante tant du point de vue réformiste (spectacle du nombre de gens à mettre dans la rue et des actions de visibilités symboliques) que du point de vue insurrectionnel (images de l’affrontement stérile avec la police qui font le buzz sur les chaînes d’info en continu).

Le cadre unitaire à Brest

C’est dans cet état d’esprit que nous participons au cadre unitaire qui s’est construit sur Brest. Notre participation à ce cadre est soumise à certains critères :

  • Une présence politique diversifiée avec une réserve tout de même quant à la présence du PS qui fait polémique à « gauche » (pour le dire poliment). La présence d’organisations syndicales est pour nous nécessaire.
  • Un discours de fond correct : Si on peut difficilement espérer partager une analyse anticapitaliste claire avec l’ensemble des organisations, nous ne devons pas nous retrouver en profond désaccord avec les textes unitaires et nous devons être a minima d’accord sur certains points : le retrait total de la loi, le pont avec la loi sur le séparatisme et les luttes contre les violences policières en général et contre le racisme policier, ne pas parler de police républicaine ou citoyenne, ne pas parler des violences policière comme de simple « bavures ».
  • Le refus d’une distinction entre « bons » et « mauvais » manifestant·e·s, le refus de toute dissociation vis à vis de manifestant·e·s n’ayant pas nos pratiques, le refus de toute condamnation unitaire d’évènements vus par certain·e·s comme des « débordements/incidents/violences/vandalismes inacceptables » et le soutien aux personnes qui seraient interpellé·e·s.
  • Le refus de faire le jeu du gouvernement sous quelque forme que ce soit.
  • Le refus d’auto-censurer nos parcours de manifestation. Nous défendons le droit de manifester, nous manifesterons où nous voulons.

Ces critères étaient pour nous globalement remplis jusque là. La présence problématique du PS (pour son rôle joué pendant le quinquennat Hollande) étant le seul bémols de taille, mais nous avons fait le choix de poursuivre en ne voulant pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Et puis, le PS est bien plus en contradiction politique que nous sur le fond du sujet et sur les textes communs qui ont été produits, on devrait plutôt s’étonner de sa présence plus que de la nôtre.

À ce moment de la mobilisation, la question était de savoir à quel point nous pouvions faire entendre notre voix et de quel côté allait pencher le cadre unitaire ?

A la faveur des derniers évènements locaux, des débats assez vigoureux ont vu le jour sur certains sujets qui touchent notamment aux parcours des manifestations et à nos rapports avec la masse des manifestant·e·s ne faisant pas partie de nos organisations. Nous avions à cœur de prendre des décisions collectives, autant que possible, dans le consensus, et de trouver des compromis. Mais les divergences politiques n’étaient plus conciliables. Celle-ci se sont cristallisées autour du parcours de manifestation : certaines organisations, dont l’UCL, défendant le passage à Siam (à proximité du commissariat de la rue Colbert) et d’autres, emmenées notamment par la LDH, souhaitant ne pas y manifester par peur des « incidents ».

Pour nous, la question du parcours représente un enjeu politique important et nous considérons qu’il y a certaines lignes rouges à ne pas franchir :

  • Ne pas auto-censurer nos propre parcours de manifestation (surtout sur un sujet comme celui-ci qui touche à la liberté de manifester).
  • Ne pas nous dissocier de la masse des manifestant·es qui expriment, de fait, une volonté opiniâtre de défiler dans cette artère du centre-ville.
  • Ne pas nous donner une image « paternaliste » vis à vis des participant·es en jouant les « manifestant·es pros » donnant des leçons et imposant ses vues à des « mauvais·ses manifestant·es novices » (si nous sommes responsable pour les appels à manifester, nous ne sommes pas responsable de l’ensemble des personnes présentes… encore heureux).
  • Ne pas jouer le jeu des médias et du gouvernement en cultivant une peur non-fondée et très largement exagérée autour des affrontements en manifestation. Nous ajoutons que, si ça ne fait pas partie de nos modes d’action, nous comprenons complètement l’expression de la colère populaire sur un sujet aussi grave. Notre but n’est pas de faire la morale et encore moins de dénoncer cette colère légitime mais d’élaborer avec le reste du mouvement social des pistes d’actions alternatives efficaces et à la hauteur des enjeux.

Pour notre part, nous avons exprimé au cours des débats la possibilité de quitter le cadre unitaire si les conditions de notre participation n’étaient plus remplies, la LDH faisant de même pour des raisons inverses aux nôtres.

Le débat qui s’en est suivi au sein du collectif a apaisé nos inquiétudes légitimes, la décision unitaire prise démocratiquement assumant un passage à Siam.

La LDH a donc décidé de ne pas se joindre à l’appel unitaire pour la manifestation du 30 janvier, suivie par l’UDB, RDG, EELV et le PS. Nous respectons ce choix.

Nous déplorons en revanche que certaines de ces organisations aient ensuite appelé à se rassembler mais sans défiler samedi 30 janvier, certaines d’entre elles se sentant même obligées de communiquer leur position dans la presse et d’autres allant jusqu’à appeler à ne pas du tout participer le 30 janvier. La LDH, quant à elle, a préféré tout faire pour se démarquer d’une manifestation qu’elle jugeait à haut risque au point de franchir une ligne rouge à travers son communiqué à la presse. En effet, si on n’est pas d’accord on lâche l’affaire, on ne mobilise pas, mais on ne va pas jusqu’à lancer un appel à NE PAS participer. Surtout pour dire à côté qu’on continue la lutte de manière unitaire… Du refus de soutenir on passe ainsi à une action de sabordage.

Concernant le PS, il aura exprimé une énième clarification (s’il en est encore besoin) sur sa façon d’utiliser les mouvements sociaux. Pour le PS, plus besoin de manifestations car les sénateur·ice·s travaillent, iels renvoient donc le problème aux institutions républicaines en les légitimant (et donc légitimant la décision favorable ou non qu’elles prendraient), faisant entendre implicitement qu’un mauvais choix des député·es et sénateur·rices serait une invitation à bien voter au prochain coup… Pour le PS ? Quelle blague…

Ces comportements révoltants sont moins des coups de poignards dans le dos portés contre le cadre unitaire que, localement, un sabotage de la mobilisation sociale contre cette loi scélérate… L’irresponsabilité et la légèreté politiques dont font preuve ces formations ont pour conséquence de donner en pâture à la presse et aux autorités l’écho de nos divergences internes, tout en brouillant le message de la mobilisation. De plus, par ces décisions, elles entretiennent l’idée très contestable – et autant le dire indigne de « défenseurs des droits humains » – que le problème des « incidents » vient de notre camp et pas de celui d’en face. Or nous le réaffirmons avec force : la violence est introduite par ces lois abjectes, par cette police aux ordres, par le mépris du pouvoir… Ces organisations pensent-t-elles rendre service à notre lutte par de tels comportements ?

Enfin, au moment ou nous écrivons ces lignes (1er février) nous pouvons tirer un premier bilan de la dernière manifestation du 30 janvier contre les lois liberticides. L’affluence est certes en baisse comme partout en France. On peut donner quelques pistes d’explication :

  • La difficulté, en général, de tenir un mouvement social dans la durée s’il ne réussit pas à se renouveler dans ses pratiques, ses discours et les liens qu’il arrive à tisser (ou pas) avec les populations concernées et les luttes en cours.
  • Le travail de sape médiatique et gouvernemental locale et nationale contre le mouvement avec la mise en scène de la répression et l’instrumentalisation des violences (voir enquête Mediapart sur les manifestations parisiennes).
  • Le résultat de la confusion engendrée par les manifestations précédentes à Brest et que nous avons sans doute tardé à prendre en compte.
  • Le résultat des dysfonctionnements observés pendant les manifestations précédentes et que nous avions déjà pointés.
  • La météo exécrable.

Malgré tout, plus de 500 personnes ont défilé samedi en passant dans la rue Colbert tant redoutée par certaines organisations pusillanimes sans qu’aucun « incident », aucune « tension » ne se soit produite… ce qui était déjà le cas lors de la manif précédente.

L’expression parallèle anticapitaliste

Il nous est apparu nécessaire de combler les déficits de forme et de fond du cadre unitaire, c’est pourquoi nous avons commencé à travailler à une coordination des anticapitalistes et anti-autoritaires Brestois·e·s. Nous avons déjà commencé ce travail en partenariat avec la CNT et le NPA.

Cette coordination doit nous permettre de faire entendre une voix anticapitaliste sur le sujet des lois sécuritaires et des violences et racismes policiers. Si nous savons nous en donner les moyens, elle pourrait aussi être un espace d’élaboration d’actions collectives de subversion sociale novatrices.

Au-delà de l’initiative prise, nous sommes bien conscient·e·s que le manque de discussions collectives et d’espaces organisationnels démocratiques de lutte (type assemblée de lutte) posent problème actuellement. Le résultat est que les décisions se prennent toujours au travers des réunions entre organisations et jamais en assemblées ouvertes. Il serait bon de mettre à profit cette lutte pour chercher les solutions qui permettront de donner des perspectives organisationnelles à la base.

Dans un premier temps, nous restons disponibles pour celles et ceux qui partagent nos idées ou au moins nos constats et qui souhaiteraient s’engager collectivement.

Nous n’avons pas la prétention de détenir la vérité ou les solutions définitives. Nous réagissons comme beaucoup avec nos moyens et en développant des analyses et des pistes d’actions dans l’urgence. Nous ne souhaitons pas jouer les donneurs de leçon. Nous espérons simplement pouvoir discuter sereinement avec les individus et collectifs en révolte contre le monde des capitalistes afin d’élaborer ensemble les stratégies utiles à notre émancipation commune.

Pour la révolution sociale !

Vive le communisme libertaire !

UCLBREST




Source: Brest.mediaslibres.org