28 avril 2024
Par Alter Vienne
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On connait Louise Michel comme une grande figure de l’anarchisme, de la défense de la Commune de Paris, profondément attachée à l’égalité, elle était à Vienne le 29 avril 1890, on vous raconte.

Voir dans l’article en lien pour l’histoire du 1er mai comme fête du travail

Louise Michel face aux ouvrières et ouvriers du textile

Le 29 avril, Louise Michel est à Vienne et tient une réunion destinée aux ouvrières et ouvriers du textile, principal emploi des prolétaires à Vienne.

Galvanisé, le monde ouvrier décide de ne pas se rendre à l’usine le 1er mai et se réunit à nouveau dans la salle du théâtre, prêtée à nouveau par la mairie.

Les revendications ne manquent pas : temps et conditions de travail mais aussi salaires. A cette époque là il n’existe pas, ou de manière extraordinaire, de limitation du temps de travail, ni même d’âge minimum d’entrée à l’usine pour les enfants. Les femmes touchent moitié moins d’argent que les hommes et les enfants la moitié du salaire des femmes.

Les témoignages recueillis lors des procès post-1er mai rapportent l’insalubrité des usines de Vienne.

Le 1er mai à Vienne

Le 1er mai, donc, les usines sont à l’arrêt et une réunion est organisée pour faire le point, des ouvriers s’en prennent au maire et à un commissaire de police

Puis ielspartent en manif, en chantant a Carmagnole, des usines sont saccagées, la police réprime violemment y compris des groupes qui ne font que chanter.

Un nouveau metting est organisée dans l’après-midi, mais tous les lieux possibles pour se réunir sont fermés. Les ouvriers manifestent jusque dans la nuit.

Arrestation et procès

Louis Michel est arrêtée à sa déscente du train, à Paris alors qu’elle rentre de Vienne pour incitation à la violence. Elle est ensuite incarcérée à Vienne, on veut la remettre en liberté provisoire mais elle refuse car ses camarades sont restées en prison. Pour manifester sa colère elle met à sac sa cellule. Elle taxée de “folle furieuse” par un médecin viennois qui préconise son internement dans un asile.

Mais la réaction des nombreux.ses camarades de Louise Michel est violente, elle n’est donc pas internée ! Et le ministre de l’intérieur de l’époque, moins fasciste que Darmanin, finit par la laisser sortir, et oui la Louise elle leur fait trop peur, trop balèza la meuf !




Source: Alter-vienne.info