Janvier 21, 2021
Par Partage Noir
187 visites


BĂ©nĂ©ficiant du rĂ©gime politique, Lecoin commence Ă  Ă©tudier l’Ɠuvre des grands thĂ©oriciens libertaires. La prison devient pour lui, ce que Jules VallĂšs appelait, les grandes universitĂ©s populaires.

Le 19 dĂ©cembre 1912, avec un co-inculpĂ© Ruff, il est condamnĂ© Ă  cinq ans de prison : le maximum. A l’énoncĂ© du verdict ils s’écrient A bas la guerre ! Vive l’Anarchie !

La guerre tant redoutĂ©e Ă©clate. Au grand dam des libertaires, la mobilisation se dĂ©roule sans problĂšme. Toujours dĂ©tenu Lecoin reçoit, par l’intermĂ©diaire de Pierre Martin, de pĂ©nibles nouvelles. La FCA n’existe plus, la plupart des militants rejoignent leurs affectations ou s’exilent ; seuls une dizaine de compagnons continuent Ă  venir au local du Libertaire. Quant aux chefs de file du mouvement, ils s’opposent sur l’attitude Ă  adopter face Ă  la guerre. Union sacrĂ©e ou rĂ©sistance ? Kropotkine que Lecoin considĂšre comme le meilleur thĂ©oricien de l’anarchie [1], a choisi la lutte contre l’Allemagne et signĂ© « le manifeste des seize Â». Le mouvement anarchiste ne rĂ©siste pas Ă  l’épreuve de la guerre, Lecoin connaĂźt sa premiĂšre grande dĂ©ception. Il y en aura d’autres.




Source: Partage-noir.fr