Janvier 17, 2021
Par Partage Noir
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Je suis anarchiste depuis 1905, et si la mort venait bientĂŽt, j’assure que ce serait en anarchiste que je m’éteindrais [1]. Lecoin Ă©crit cette phrase Ă  la veille d’entamer sa grĂšve de la faim pour obtenir un statut pour les objecteurs de conscience. Il a 74 ans. Lecoin, depuis son contact avec l’action politique, s’est toujours affirmĂ© anarchiste. Certains le disaient individualiste, d’autres l’accusaient de rĂ©formisme. Mais nul document, nul tĂ©moignage ne remettent en cause ses convictions libertaires.

Par contre les rapports qu’il a entretenus, pendant plus d’un demi-siĂšcle, avec le mouvement anarchiste organisĂ©, Ă©voluĂšrent considĂ©rablement au fil des ans. Entre le secrĂ©tariat de la FĂ©dĂ©ration Communiste Anarchiste en 1912 et le splendide isolement des derniĂšres campagnes, quelles diffĂ©rences !

A l’exception d’un article de Maurice Joyeux paru en 1971 [2], personne n’a Ă©tudiĂ© cet aspect, pourtant essentiel, de la vie de Louis Lecoin. Lui-mĂȘme, dans son autobiographie [3], ne s’attarde guĂšre sur ce sujet. Restent les sources directes ; elles sont nombreuses : les articles de et sur Lecoin parus dans la presse libertaire, dans sa revue DĂ©fense de l’Homme et son journal LibertĂ©. Divers ouvrages sur l’anarchisme nous donnent Ă©galement de prĂ©cieux renseignements.




Source: Partage-noir.fr