Février 8, 2022
Par Brest Media Libre
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BREF RETOUR AU PAYS DE L’ABSURDE

Rappelez-vous. Il y a moins d’un an, voir un coucher de soleil sur la mer était interdit. Nous ne pouvons que constater que les mémoires sont parfois courtes.

Face à l’absurdité des restrictions qui attaquaient nos existences et le milieu marin, il nous apparu primordial de résister ensemble aux mesures liberticides. C’est ainsi qu’était né le collectif rendez-nous la mer – pays Lorientais. Dès le début, nous étions des centaines à affirmer la nécessité qu’on nous rende la mer, malgré un contexte de pandémie qui appelait à des mesures solidaires et adaptées aux réalités de nos territoires.

Pour autant, la lutte pour son accès nous apparaissait indissociable de la lutte pour sa préservation.




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POURQUOI NOTRE APPEL À NOUS RENDRE LA MER DOIT RESONNER À NOUVEAU ?

L’absurdité de lois imposées par un État sur un territoire qu’il ne connaît et ne respecte pas pose un constat imperturbable : l’écologie n’est plus une urgence, elle est un retard.

Car au-delà de la pandémie mondiale, c’est devant la double catastrophe qu’il devient nécessaire d’agir. Catastrophe d’une gouvernance qui empêche toute initiative aux acteurs et actrices locales pour vivre comme iels le désirent, et catastrophe du retard que la politique a pris désormais, sur le dérèglement qui s’aggrave sans faillir du nouveau régime climatique.

C’est donc devant cette réalité déjà présente qu’il devient important de réveiller un autre imaginaire de la mer, et ce ne sont pas les premier·e·s expulsé·e·s climatiques français·es du trait de côte à Soulac-sur-mer qui nous contrediront.




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QUE FAIRE ?

Lorsque les gens de la côte ont retrouvé la liberté d’accéder à la mer, nous nous sommes tout de suite posé·e·s la question « sommes-nous capable de garder une mer habitable » ?

Où allons-nous vivre lorsque les maisons bétonnées auront été mangées par les grandes marées ? Avec qui allons-nous vivre lorsque les villages côtiers désertés seront remplis de maisons secondaires, de réfugié·e·s climatiques et de jeunes sans logements ?

Que serait une mer habitable alors que nos milieux sont plongés dans un état déplorable ? Plastiques en nombre sur le rivage, pollutions en tout genre dans l’eau, ami·e·s malades après avoir été au contact de la mer, espèces marines disparaissant etc… Tant d’indices qui prouvent qu’il est déjà très tard.

Ces diverses catastrophes et destructions qui touchent la mer et d’autres milieux sont des ravages en bandes organisées. Il importe alors de lutter pour rendre à la mer sa biodiversité et son équilibre.

Déjà divers collectifs de nos communautés côtières s’investissent et s’organisent de manière conséquente et réelle pour trouver des réponses à ces questions, telle la coordination bretonne pour le logement, Un Ti da Bep Hini, à laquelle nous participons déjà.

Il s’agit désormais de rallier nos forces dans toutes leurs diversités afin d’imaginer et d’acter la reprise de la mer. Recréer un milieu où tous les êtres vivants puissent prospérer, s’émanciper et continuer d’agir librement, quelque soit leur place. Ce sont les luttes pour défendre ce milieu et ses acteurs qui doivent nous occuper. De ces luttes locales peuvent naître un soulèvement, tel que celui qui déjà émerge des terres un peu partout.

Alors nous pourrons dire ce qu’est en actes, le fait de nous rendre la mer.

Pour agir, contactez-nous et rejoignez-nous pour renforcer la résistance via ar-mor chez riseup.net ou via notre page facebook Rendez-nous la mer – Ar Mor·Bro An Oriant.

Kenavo, Affaire à suivre…

Rendez-nous la mer – Ar Mor·Bro An Oriant




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Source: Brest.mediaslibres.org