Septembre 2, 2021
Par Dijoncter
390 visites


Un jour derrière les barreaux pour une pancarte.

Mercredi 28 août, JM gilet-jaune de la première heure et engagé dans le mouvement antipasse, répond à une convocation de la police en se présentant au commissariat de Lons le Saunier. Il est immédiatement mis en garde à vue sans explication malgré ses demandes répétées. Il réclame la visite d’un médecin et le recours à un avocat, comme le droit l’y autorise.

Après une nuit en geôle, JM accompagné de son avocate est auditionné par une capitaine de police qui lui reproche d’avoir insulté des représentants de l’État en ayant déposé une pancarte sur la permanence de la député En Marche (ou crève) Brulebois. JM ne garde pas le silence (comme le droit l’y autorise aussi) et répond aux questions de la policière, lui expliquant entre autres qu’il a participé à une manifestation qu’il croyait déclarée et qu’il ne fait pas partie de organisateurs. La policière lui fait copieusement la morale et rédige un PV d’audition qui après relecture de l’avocate, s’avère faux ! Il indique que JM reconnaît avoir participé à une manifestation non déclarée. Devant la vigilance de l’avocate, la représentante des intérêts de l’État fait machine arrière et corrige son « erreur ». JM sera encore brièvement auditionné dans la matinée (cette fois sans avocate) avant d’être relâché dans l’après-midi, le procureur en a décidé ainsi et la suite se jouera au tribunal, où nous l’espérons JM bénéficiera du soutien dont il aura besoin.

Cette garde à vue est le prolongement d’une répression politique qui s’est abattue sur les militant.es locaux depuis les manifestations en opposition à la contre-réforme des retraites. Beaucoup de PV « sans contact » à 135€ et dont la légalité est aujourd’hui mise en cause, sont arrivés dans de nombreuses boites aux lettres et ont continué de pleuvoir durant le premier confinement à la suite du 1er mai. Cette méthode de PV sans contact a d’abord été expérimenté dans les quartiers populaires avant de devenir un outil de répression du mouvement social.

Aujourd’hui à Lons le Saunier, ville de 18 000 habitant.es, la répression politique en est depuis un an environ à trois gardes à vue, deux arrestations de quelques heures et des dizaines de PV sans contact. Si d’un côté cela met en évidence la vitalité de la résistance locale aux politiques antisociales de l’État, cela démontre également que celui-ci, aux abois, et prêt à tout pour réprimer celles et ceux qui s’opposent à lui et à son monde.




Source: Dijoncter.info