C’est l’anniversaire de Gilles et John. Ils ont pas envie de gâteau. ils veulent un anniversaire pas comme les autres. Un de ceux qui fait la fête aux oppresseurs et à ses porte-paroles. Et ça tombe bien, les rues sont remplies de voitures d’institutions qui sont des piliers de l’ordre existant.

Après un an à s’émouvoir dans les rues chaque samedi, à caillasser les keufs et à péter des vitrines de cette société misérable, ils sentent bien que la rage n’y est plus vraiment… ils sont pas prêts de retourner se cailler le cul sur un rond-point…. ils veulent autre chose. Alors après une soirée à évoquer ce monde qui brûle, de la révolte des parapluies de Hong-Kong aux joyeuses nuits insurgées de Santiago, ils enfilent leurs blousons, se couvrent de bonnets et d’écharpes et sortent affronter le froid glacial de la nuit.

Au détour d’une rue, Gilles repère une voiture de l’Est Républicain, et juste collé devant un utilitaire Orange. C’est l’occasion qui fait… la combustion! John se dit alors qu’en incendiant celle du média par devant, il y a de fortes chances que le coffre de l’utilitaire brûle aussi (et qu’y a certainement plein de matos de fibre optique à l’intérieur). Aussitôt pensé, aussitôt fait ! Nos deux compères partent chercher un allume-feu tout emballé qu’ils ont planqué dans un talus. Une heure plus tard, ils retournent dans cette rue de la Mouillère et, pendant que John fait le guet, Gilles sort son briquet-chalumeau, allume le combustible et l’enfonce dans le petit espace sous la plaque d’immatriculation. Quelques minutes plus tard, l’huile du moteur s’embrase mais nos deux amis sont déjà bien loin.

Pourquoi l’Est ?

Parce que ce sont les meilleurs amis des keufs. L’an dernier, un de leurs journalistes, Willi Graf, a été vu en train de refiler ses photos de la manif directement aux keufs. On ne compte même plus le nombre de personnes condamnées à cause des photos et vidéos de l’Est. Elles sont des éléments à charge systématiquement versées aux dossiers. Plus généralement, L’Est est comme tous les autres médias, un organe de la propagande d’État, qui œuvre chaque jour à ce que rien ne change, à ce que les keufs continuent de harceler, de mutiler ou de tuer, aux juges d’enfermer et de briser des vies…

Pourquoi Orange ?

Parce qu’elle exploite les prisonnierEs, optimise le profit et l’exploitation, renforce le contrôle et participe à leur monde de gadgets technologiques… Parce qu’on ne veut pas de leurs villes aseptisées et connectées qu’ils smart cities…

Jusqu’à une prochaine ballade…


Article publié le 22 Nov 2019 sur Nantes.indymedia.org