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Dans un court texte qui ne se veut pas exhaustif, Christian Mahieux, syndicaliste à la CFDT puis à Sud-Rail, ponctue le récit d’un siècle de luttes et combats par quelques illustrations, laissant largement la place aux témoignages des premiers impliqués dans ces actions, les cheminots et les cheminotes.

Subir, les cheminots en France l’ont toujours refusé, répondant à la guerre ou à la casse sociale par la grève, le sabotage, le blocage, avec une inventivité toujours renouvelée, s’adaptant aux nouvelles méthodes de travail, refusant le solutionnisme technologique ou l’ouverture à la concurrence.

Car si la sécurité est un élément essentiel au bon fonctionnement du chemin de fer et si ses travailleurs et travailleuses sont prêt·es à obéir scrupuleusement pour respecter cette nécessité, c’est aussi ce qui les amène régulièrement à déposer le sac ou à discuter les ordres stupides ou dangereux.

La mise en contexte, historique et technique, permet de rendre accessible à toutes et tous ces résistances pour la liberté, pour l’émancipation ou contre la mise en place de technologies déshumanisantes. Une diversité des modes d’actions mais aussi une diversité des combats, un panel large nous est présenté dans ce bref aperçu.

Tous les combats, toutes les modalités n’y sont pas, tous les exemples n’ont pas la même importance, mais ce n’est pas le but de cet ouvrage qui se veut ouvert aux luttes futures mais surtout toujours collectives. Les syndicats ont toujours une place centrale dans ces luttes, souvent à l’initiative, permettant de fédérer les revendications, parfois d’élargir des grèves locales ou catégorielles.

À nous, travailleuses et travailleurs du secteur ferroviaire d’aujourd’hui et de demain, de nous emparer de cette histoire et d’inventer de nouveaux modes d’action, de nouvelles modalités de lutte autogestionnaires et de masse.

Joscelin (UCL Pantin)

  • Christian Mahieux, Désobéissances ferroviaires, Syllepse, 2022, 96 pages, 5 euros.



Source: Unioncommunistelibertaire.org