Octobre 14, 2021
Par CNT Travail & Affaires sociales
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Mardi 12 octobre 2021, l’un de nos collègues inspecteur du travail en Corse a été agressé sur un chantier. Notre collègue intervenait dans le cadre de sa mission pour y supprimer les risques de chute de hauteur.

Pendant qu’il faisait son travail un représentant de l’employeur l’a menacé et frappé au visage. Cette agression est inacceptable !

Nous exprimons toute notre solidarité envers notre collègue.

Cette agression physique s’inscrit dans un contexte d’attaques répétées contre l’inspection du travail.

Quand en Corse on laisse 40 % des postes d’agent de contrôle vacants, c’est une attaque contre l’inspection du travail.

Quand pour toute la France et les 19 millions de salariés, il n’y a que 1800 agents de contrôle, c’est une attaque contre l’inspection du travail.

Quand le Ministère du travail et les hiérarchies locales s’emploient à empêcher que l’inspection du travail soit un service public au service des travailleurs, c’est une attaque contre l’inspection du travail.

Quand les agents de l’inspection du travail se retrouvent depuis avril 2021 avec leurs moyens matériels sous la coupe des préfets alors qu’ils doivent en être indépendants, c’est une attaque contre l’inspection du travail.

Quand le Ministère du travail, la Direction générale du travail et les petits chefs locaux font tout pour que l’inspection du travail fasse du bâton (politique du chiffre dénuée de sens) au service non pas de la population, mais de la communication gouvernementale, c’est une attaque de l’inspection du travail.

Le mol soutien d’affichage de la direction de notre ministère envers notre collègue cache mal ses attaques quotidiennes envers l’inspection du travail et les agents qui agissent au quotidien pour remplir leur mission au service des travailleurs.

Ces attaques incessantes ne sont que le reflet du positionnement de ceux qui nous dirigent. Quand au quotidien, l’État attaque les droits des travailleurs (réformes successives du Code du travail, baisse drastique des droits au chômage, flicage des assurés sociaux, etc.), pourquoi n’attaquerait-il pas également l’inspection du travail ?

L’État, dans sa politique concrète, se révèle comme un instrument au service des classes les plus aisées, des patrons et de la bourgeoisie. Pour l’État, la mission de l’inspection du travail – au service des travailleurs – est une mission qu’il essayera par divers moyens d’étouffer. A nous de la défendre.





Source: Cnt-tas.org