Octobre 20, 2021
Par Dijoncter
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La LICRA et certain.es manifestant.es anti-pass sanitaire ont ceci en commun de se dire « apolitique ». Un apolitisme qui cache des positions politiques qu’il vaut mieux dissimuler aux yeux du public si on veut se faire bien voir.

Dans un article du mois d’août [1], je décrivais partiellement ce qu’était la LICRA [2], association prétentieuse composée de petits bourgeois. La section de Bourgogne/Franche-Comté, de toute sa hauteur bourgeoise, donnait des ordres et des leçons aux manifestant.es anti-pass. Cette association n’a aucune crédibilité populaire, et son faux apolitisme conformiste a déjà été explicité dans un article paru sur Radio Bip en Février 2021 [3].

Nous voulons rappeler ici que cette association n’a aucune légitimité populaire, pragmatique et historique pour donner des ordres et des leçons aux organisateu.rices de la manif anti-pass à Besançon, ni ailleurs.

Nous pouvons ajouter à tous ces adjectifs celui de « politique », car la LICRA ne possède aucune légitimité politique pour se prétendre enseignant. 

Selon l’article très complet de Toufik de Planoise précédemment cité, les dominants composant la LICRA sont majoritairement des « centristes » politiques (capitalistes et autoritaires), et sont aujourd’hui pour la plupart des soutiens du président Macron.

Par exemple, « Franck Defrasne, trésorier de la LICRA depuis juin 2016 et responsable national de la commission éducation, fut pour sa part auprès du député LREM Éric Alauzet lors des échéances de 2017 ».

« La secrétaire de la Ligue, Claire Vuillemin, est quant à elle conseillère municipale « Agir » – droite, centre, et indépendants – de Dijon. Son adjointe, Myriam Elyassa, est membre du bureau national du Parti socialiste en tant que responsable du pôle « lutte contre les discriminations », et ancienne élue municipale réformiste proche de Nicolas Bodin. »

En 2017, « 4/5e de la Direction est composée d’individus étant ou ayant été formellement encartés, impliqués dans une liste électorale, ou militants politiques. »

L’enquête de Toufik a d’ailleurs été compliquée à réaliser, l’article se concluait par :

« Habitués des silences, réponses-types, voir des réactions violentes, cette communication minimale des lieutenants avec la presse achève un feuilleton tâché d’opacité et de discrédit. »

Malgré tout ça la LICRA serait « apolitique » selon elle.

C’est le cas aussi des manifestant.es anti-pass. Peut être devraient-i.elles manifester ensemble ?

« Unité, unité » « La police avec nous », la LICRA de Besançon devrait bien s’entendre avec les organisateur.rices des manifs anti-pass du Nord Franche-Comté.

Il faudra juste éviter certains sujets comme « l’antisionisme » ou « la quenelle » par exemple.

Je leur proprose des slogans populaires et anti-système :

Ni Lepen, ni Macron, Révolution !

Ni État, ni patron, Autogestion !

Voilà deux slogans sympathiques et porteur d’espoir pour nos classes populaires, mais ces mêmes slogans sont des cauchemars pour la LICRA et les fascistes infiltrés chez les anti-pass, des cauchemars pour la bourgeoisie en général.

Le système électoral et politique est à bout de souffle, certains dominants s’y accrochent jusqu’à exercer une violence meurtrière. Il est vraiment temps que nos classes populaires arrêtent de se revendiquer « apolitiques », soyons toutes et tous des politicien.nes farouchement anti-autoritaires et anti-capitalistes. Détruisons le pouvoir politique centralisé, hiérarchisé, opaque, violent et injuste.

Créons notre propre système politique par une organisation horizontale et populaire, basée sur la solidarité, l’égalité sociale, la collectivisation des terres agricoles et des moyens de production, la force et la détermination collective ainsi que sur les libertés individuelles poussées au maximum.

La classe ouvrière de l’ère industrielle a toujours été intellectuellement plus avancée que la bourgeoisie, que ce soit d’un point de vue pragmatique et scientifique ou philosophique et sociale, et ce depuis presque 200 ans.

Les ultra-riches se sont toujours imposés par la violence physique jusqu’à atteindre des horreurs que nous ne devons pas oublier, ni pardonner.

Aujourd’hui, nos classes populaires doivent relever la tête, dépoussiérer leur héritage Révolutionnaire et par conséquent montrer leur supériorité politique, pragmatique, intellectuelle et organisationnelle face aux politiciens du système.

Alors toutes et tous apolitiques ?

Cet « apolitisme » arrange toujours les ultra-riches finalement, que se soit leur champion Macron avec la LICRA ou leurs chiens fascistes avec les anti-pass.

Réclamer un système politique égalitaire sans hiérarchie et sans classes sociales, c’est ça être anti-système.

Loral Aitken, spécialiste des impostures intellectuelles bourgeoises.




Source: Dijoncter.info