Avec la période de l’épidémie mondiale de la COVID19, nombre de pays, dont la France, ont confiné leurs populations pour mieux les protéger. Si la protection contre le virus a été efficace, cet enfermement « en famille » a été une période de calvaire immense pour bien des personnes Lesbiennes, Homosexuelles, Bisexuelles, Trans ou Queer. Souvent niées, c’est pourtant bien au sein des familles que les pires choses se produisent. Violences, humiliations, meurtres. En France comme ailleurs.

Difficile pour celles et ceux qui se « cachaient pour mieux  vivre » de devoir affronter une présence malsaine sur les épaule 24 heures sur 24. Combien « d’outing » forcés qui ont entraîné le pire ? Combien de violences ?

Pour les personnes Trans, c’est souvent la double peine : celle de devoir cohabiter avec des ennemi.E.s, mais en prime de voir l’accès aux traitements de transition rendu plus difficile.

L’anarchie ne pourra advenir sans des individus libérés des carcans venus d’un autre âge.
Vivre, être, aimer, jouir, ne se négocient pas.
Nous lutterons toujours pour qu’émerge une société libertaire composée d’individus libres. Libres d’être qui elles et ils sont.

Plus que jamais, il nous faut détruire ce qui enferme, oppresse.
Le capital, oui. L’État et ses lois haineuses aussi. Les religions, évidemment. Mais nous ne pourrons pas faire l’impasse sur l’interrogation des institutions que sont la famille, le mariage et autres outils de constructions sociales, qui ont pour vocation la mort de l’individu au profit d’un mode de vie normé et rassurant pour les plus réactionnaires.

La Fédération Anarchiste, celles et ceux qui la composent, luttent pour une société libérée, où tous les genres, toutes les sexualités, s’épanouiront. Si nous ne pouvons que regretter que les « Marche des FiertéS » ne puissent se tenir dans le contexte actuel, nous n’oublions pas que ces combats sont des combats quotidiens !


Article publié le 01 Juin 2020 sur Nantes.indymedia.org