Khaled Drareni est journaliste indépendant algérien, il a 40 ans, il est en prison.

Correspondant de TV5MONDE et de RSF en AlgĂ©rie, directeur du site Casbah Tribune, Khaled Drareni a couvert toutes les manifestations du Hirak avec sĂ©rieux et honnĂȘtetĂ©.

Pendant cette pĂ©riode, la police l’avait dĂ©jĂ  convoquĂ© et les services de renseignements interrogĂ©, mais cela n’a pas changĂ© sa façon d’exercer son mĂ©tier de journaliste indĂ©pendant.

Le 7 mars dernier, Khaled Drareni couvre une manifestation quand il est interpellĂ© et accusĂ© d’avoir « incitĂ© Ă  attroupement non armĂ© Â» et d’avoir « portĂ© atteinte Ă  l’intĂ©gritĂ© du pays Â». Il est alors placĂ© sous contrĂŽle judiciaire puis sous mandat de dĂ©pĂŽt. Le 29 mars, il est incarcĂ©rĂ© dans une prison prĂšs d’Alger.

Le 3 aoĂ»t, alors que le Procureur requiert 4 ans de prison et la dĂ©chĂ©ance de ses droits civiques, qu’il l’interroge sur des faits qui ne sont pas dans le dossier, Khaled Drareni lui oppose qu’il n’a fait que son travail de journaliste indĂ©pendant, dans le cadre de la libertĂ© d’informer.

Ses deux coaccusés, Samir Benlarbiet Slimane Hamitouche, deux figures du Hirak, sortent de prison.

Le 10 aoĂ»t, le verdict tombe : Khaled Drareni Ă©cope d’une peine trĂšs sĂ©vĂšre : 3 ans de prison ferme.

Le verdict contre Khaled Drareni est emblématique des atteintes portées à la liberté de la presse en Algérie.

Pendant la crise sanitaire, la police algérienne a emprisonné en nombre des partisans du Hirak, des journalistes et des blogueurs.

La justice algérienne a voulu faire, au long du procÚs de notre confrÚre, un exemple.

Le Syndicat National des Journalistes, premiĂšre organisation de la profession en France, s’associe Ă  la mobilisation internationale et rĂ©clame la libĂ©ration immĂ©diate de Khaled Drareni et l’arrĂȘt des poursuites judiciaires Ă  son encontre.

Le SNJ appelle Ă  signer la pĂ©tition en ligne exigeant la libĂ©ration immĂ©diate de notre confrĂšre.


Article publié le 12 AoĂ»t 2020 sur Solidaires.org