Cette semaine les violences contre les grévistes qui manifestent ont franchi un cap inadmissible. Les manifestations et les cortèges syndicaux du jeudi 9 et celles du samedi 11 ont été l’objet d’attaques volontaires et violentes sur l’ensemble du territoire de la part de la police. Des camarades ont été molesté-es ou tabassé-es, des cortèges ont reçu des tirs de LBD, de grenades de désencerclement et de lacrymogène. Des armes sont utilisées contre les grévistes. Les arrestations et garde-à-vues arbitraires et sans fondements se multiplient. On a vu également des interdictions à la dernière minute de manifestations pour cause de « premier samedi des soldes » et la répression physique des manifestant.es.

L’accumulation des violences fait système. Elle révèle une stratégie de la tension et de la peur menée par le gouvernement pour empêcher les salarié.es de pouvoir manifester et d’exprimer leur refus de cette réforme des retraites. L’heure est grave. La démocratie s’efface devant cette violence volontaire de l’État et son autoritarisme croissant.

L’Union syndicale Solidaires condamne l’ensemble de ces actes. Le gouvernement est responsable. Nous exigeons que les responsables de ces actes et de cette politique d’agression des manifestant.es rendent des comptes. Les violences doivent cesser, la liberté de manifester doit être respectée.

Notre détermination à faire retirer ce projet de régression sociale reste entière.

2020 01 12 communique violences RS 1

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Article publié le 12 janvier 2020


Article publié le 12 Jan 2020 sur Solidaires.org