Cette semaine, nous avons défilé ensemble contre la réforme petite enfance en cours : plus d’enfants, moins de professionnel·le·s, moins de surface par enfant, etc. La même rengaine que partout ailleurs s’applique inlassablement aux bébés et aux professionnel·le·s qui les accompagnent. Nous savons que cette loi va encore amplifier les difficultés que l’on rencontre au quotidien pour un accompagnement de qualité et même si la contestation est limitée, elle tente de se construire.

Mais se mobiliser pour garantir de bonnes conditions de travail et un accueil de qualité aux jeunes enfants, c’est aussi se mobiliser contre la réforme des retraites. Car, malgré quelques journées de fermeture ou de perturbations, le mouvement peine à s’installer durablement dans notre travail. Nous savons tou·te·s que cette loi est néfaste pour nous comme pour les enfants : qui se voit travailler en crèche à 64 ans minimum, et bientôt plus ?

Même si la pénibilité de notre travail n’est pas reconnue, elle est une réalité : enfants que l’on porte, positions au sol, environnement sonore, disponibilité psychique importante, douleurs au dos, aux articulations… Il va de soi que l’avenir des « établissements d’accueil du jeune enfant » n’est pas glorieux si les choses continuent à ce rythme, il est temps de montrer que cela n’est pas une fatalité.


Article publié le 20 Jan 2020 sur Paris-luttes.info