Dans la prison de Seysses, dans la nuit de samedi à dimanche, J. est mort en isolement. Un autre détenu est hospitalisé entre la vie et la mort. La prison parle d’un suicide par pendaison, ce qui est fortement contesté et improbable. Pour l’autre détenu, même opacité et mensonges des matons. Tout laisse à croire qu’ils ont été tabassés à mort.

Dimanche soir, à la Reynerie, où J. avait grandi, des habitant-e-s ont témoigné leurs colère et indignation. Colère renforcée par l’agression et l’arrestation d’une femme par la police à Bellefontaine car elle portait un voile. Des affrontements ont eu lieu avec la police. Depuis, chaque soir, les forces de l’ordre arrivent avec un dispositif quasi militaire afin de mater toute résistance : hélicoptère avec projecteur, tirs de grenades lacrymogènes, de flashballs, matraquages, interpellations.

Lundi et mardi, pour protester, les détenus de Seysses refusent de rentrer dans leurs cellules. La prison fat intervenir une équipe spéciale (ERS) pour réprimer la mutinerie.

Comme d’habitude, les médias répètent les mensonges de la préfecture et de la prison.

Sur tous les fronts, dans la rue, les prisons, les facs, et les quartiers, de la Zad à la Reynerie, l’Etat nous attaque. L’Etat sabre dans nos droits ainsi que dans nos chairs.

On ne laissera pas faire, notre meilleure arme c’est la solidarité. Manifestons ensembe, brisons les frontières entre nous, créons des liens.

Rendez-vous sur les hauteurs de la place de la Daurade vendredi 20 avril à 18h pour partir en manif





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