Mars 18, 2022
Par Union Syndicale Solidaires
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Les promesses les plus anti-sociales les unes que les autres se multiplient dans le cadre des Ă©lections prĂ©sidentielles. Que les capitalistes veulent s’attaquer Ă  nos droits sociaux n’est pas une nouveautĂ©. Mais le dĂ©chaĂźnement de “mesures” montre bien que dans la pĂ©riode l’objectif va ĂȘtre de nous pressurer et de nous culpabiliser au maximum 

Ainsi, le candidat Macron propose dans son programme de faire travailler les allocataires du RSA (revenu de solidaritĂ© active) donc chĂŽmeurs et chĂŽmeuses de 15 Ă  20 heures hebdomadaires. Reprenant au passage une idĂ©e de PĂ©cresse et surfant sur l’ineptie comme quoi chĂŽmer c’est ne pas travailler, il compte donc une fois Ă©lu faire travailler les chĂŽmeur-euses gratuitement. Pour le grand bonheur on l’imagine des milieux d’affaires et du patronat pour qui cette mesure serait une vĂ©ritable bĂ©nĂ©diction : disposer de travailleurs-euses sans avoir Ă  les payer ! Plus de salaires, plus de cotisations sociales, bref s’accaparer l’intĂ©gralitĂ© de la richesse crĂ©Ă©e par ceux-ci sans avoir Ă  dĂ©bourser un centime.

Macron dĂ©montre aussi que du travail il y en a. Et effectivement il y en a, Ă  commencer par les services publics laissĂ©s Ă  l’abandon comme la santĂ© et dans tous les secteurs socialement et Ă©cologiquement utiles. Mais plutĂŽt que de proposer aux chĂŽmeurs et chĂŽmeuses un contrat de travail rĂ©munĂ©rĂ©, Macron dĂ©cide que ce sera Ă  la collectivitĂ© de rĂ©gler ce cadeau au MEDEF. En effet, le revenu de solidaritĂ© active est une prestation sociale financĂ©e par l’impĂŽt et versĂ©e par les dĂ©partements. D’un montant de 565,34 € par mois pour une personne seule vivant en mĂ©tropole et dans les Dom, il est de moitiĂ© infĂ©rieur au seuil de pauvretĂ© et permet donc tout juste Ă  ses allocataires de survivre. Rappelons d’ailleurs que le RSA n’est mĂȘme pas sollicitĂ© par toutes celles et ceux qui devraient en ĂȘtre les bĂ©nĂ©ficiaires. En effet plus du tiers de ces dernier-es ne le sollicitent pas, ce qui fait que selon les derniĂšres Ă©tudes ce sont 750 millions d’euros qui ne sont pas rĂ©clamĂ©s !

Le projet de Macron est donc limpide. Permettre au patronat de disposer de travailleurs-ses gratuits. Cela porte un nom, le rĂ©tablissement de l’esclavage. Une classe de travailleurs-ses ultra-pauvres et ultra prĂ©caires, sans droits. Avec le recul de l’ñge de dĂ©part en retraite Ă  65 ans, le projet de Macron n’est rien d’autre qu’un champ de dĂ©vastation sociale. 

Le soir du 24 avril si ce prĂ©sident est reconduit dans ses fonctions, il trouvera comme toutes celles et ceux porteurs de projets similaires, un adversaire rĂ©solu sur sa route, l’Union syndicale Solidaires.

Nous ne laisserons rien passer ! 

  • RĂ©duction du temps de travail Ă  32h sans perte de salaire !
  • Augmentation des salaires, pensions, minimas sociaux de 400 € !
  • Le RSA aux moins de 25 ans ! EgalitĂ© salariale !
  • Titularisation de tous les prĂ©caires dans la fonction publique et requalification des CDD en CDI !
  • CrĂ©ation d’emplois statutaires dans les services publics et les secteurs utiles socialement et Ă©cologiquement ! 

 

CP L’esclavage c’est le changement ?

Article publié le 18 mars 2022




Source: Solidaires.org