Avril 12, 2021
Par Le Poing
398 visites




Les vacataires rassemblées devant le siège de la métropole lors de la dernière assemblé des élu.es le 29 mars

L’élu en charge du dossier évoque le deuxième semestre 2021 pour trouver des solutions aux problèmes soulevés par les plus précaires des agents. Mais rien face à l’urgence liée au Covid.

Le collectif des vacataires de Montpellier 3M a été reçu vendredi 9 avril par Joël Raymond, élu de la Métropole (vice-président chargé du dialogue social) et Benoît Zenou, directeur des ressources humaines. Dans un communiqué, le collectif explique que les vacataires ont d’abord pu témoigner des préjudices qu’ils subissent. Les voici résumés en trois points : le fait que leur (vrai-faux) statut les laisse sans protection sociale, le fait de n’avoir aucune de garantie d’un nombre d’heures fixes et d’un niveau de rémunération également fixe, enfin l’impossibilité d’envisager une évolution professionnelle au sein des services ou ell.eux sont affectés.

Ell.eux ont ensuite été rejoint.e.s par des représentants d’organisations syndicales d’employé.e.s de la Métropole. Dans son communiqué, le collectif des vacataires en lutte estime que « la Métropole a été mise dans l’obligation de reconnaître le caractère abusif du recours aux vacataires dans diverss secteurs (le réseau des médiathèques, la collecte des déchets) », et la « précarité » engendrée (etentretenue) par ce dispositif. Ell.eux considèrent cela comme « une victoire » découlant du mouvement engagé. Ell.eux prennent note de l’assurance fournie, que la Métropole entend s’attaquer à « l’injustice » qui a provoqué la colère.

Toutefois, cela passerait d’abord par une « étude approfondie et caractérisée sur l’ensemble des directions », et par l’association du Collectif et des organisations syndicales, en vue « de solutions à trouver » à l’horizon du deuxième semestre 2021. Les vacataires ne peuvent que constater l’absence de solution à l’heure qu’il est, pour les cas douloureux et immédiat des vacataires que le confinement a privé.e.s d’emploi. C’est ainsi qu’ell.eux réitèrent leur revendication d’une « déprécarisation en urgence de tou.te.s les vacataires ».

Si on entend que tout rapport social, et a fortiori toute lutte est caractérisée par un rapport de forces, il ne paraît pas inutile de rappeler que tout étalement des délais peut se faire préjudiciable au maintien de la pression nécessaire. C’est là un commentaire, qui ne va pas sans rappeler que c’est justement l’urgence dramatique provoquée par le Covid qui a fait se déclencher le mouvement de lutte en cours. Quant à l’association des organisations syndicales, il peut s’entendre comme un atout en termes de compétences légales et organisationnelles, également de reconnaissance possible de la part des employés statutaires de l’institution ; mais sans oublier qu’elle peut se traduire en lourdeurs de fonctionnements et d’appareils, qui font justement toute la différence avec la fragilité et l’urgence que vivent les précaires, les invisibles de l’institution.




Source: Lepoing.net