Septembre 20, 2022
Par Rapports De Force
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Les soignants seront de nouveau dans la rue ce jeudi 22 septembre, pour une rentrée de mobilisation. À l’origine de l’appel à manifester : la CGT Santé-Action Sociale, le collectif inter-urgences, la CGE-CGC, ainsi que l’Association des médecins urgentistes (Amuf). Dans leur communiqué, les organisations épinglent « un contexte où s’opèrent des fermetures de services et de structures, notamment par manque de moyens et de personnel . »

Depuis le début de l’année, et particulièrement cet été, les services d’urgence ont fermé les uns après les autres ou fonctionné en modèle réduit. « En quelques semaines, on est passé de 70 services d’urgence fermés à 120 », alertait Cédric Volait, animateur du groupe de travail national de la CGT sur les services d’urgence, lors de la précédente journée de grève nationale, le 7 juin. Une cartographie réalisée par la CGT donne à voir ces fermetures. Dans un courrier adressé à la ministre de la Santé Brigitte Bourguignon fin mai, le Samu-Urgences de France dénonçait, lui aussi, une situation « sans commune mesure » avec les années précédentes.

Aujourd’hui, les organisations interrogent : « Combien faudra-t-il de crises sanitaires, de professionnel.le.s qui démissionnent, d’usager·ère·s sur liste d’attente pour que le gouvernement change de politique sociale et de santé ? » Elles exigent l’augmentation des budgets des ESSMS (établissements sanitaires sociaux et médico-sociaux) dans le cadre du prochain projet de loi des finances, ainsi que le versement de la prime de 183 euros net du Ségur « pour tou·te·s ». Mais aussi la fin de ce cycle de fermetures « de lits, de services, d’établissements et d’hôpitaux ». De son côté, la CGT Santé-Action Sociale revendique une revalorisation des salaires des soignants « à partir d’un SMIC à 2000 euro ».

Des manifestations auront lieu à Paris et dans chaque région. Au printemps, des mobilisations locales avaient émergé avec force dans divers départements contre les fermetures ou les réductions de services. Ces « zones de résistance », comme les appelle la CGT Santé-Action Sociale, constitue un maillage sur lesquelles les journées de grève nationale, comme celle passée du 7 juin, ou celle à venir du 22 septembre, peuvent s’appuyer.




Source: Rapportsdeforce.fr