Depuis des milliers d’années, les soldats utilisent des drapeaux blancs pour signifier leur capitulation. La plupart des historiens pensent que les bannières blanches ont d’abord fait leur apparition parce qu’elles étaient faciles à distinguer dans le feu de la bataille. Comme le tissu blanc était courant dans l’Antiquité, il se peut aussi que les troupes aient improvisé avec le matériel dont elles disposaient. Le drapeau blanc s’est ensuite bien établi dans les guerres occidentales, mais les preuves montrent qu’il a également vu le jour de façon indépendante en Chine pendant la dynastie orientale des Han, au cours des trois premiers siècles après J.-C. La couleur blanche a longtemps été associée à la mort et au deuil en Chine, de sorte que ses soldats ont peut-être adopté des drapeaux blancs de reddition pour montrer leur chagrin face à la défaite.

Dans l’histoire plus récente, le drapeau blanc est devenu un symbole internationalement reconnu non seulement pour la reddition mais aussi pour la volonté d’initier des cessez-le-feu et de mener des négociations sur le champ de bataille. Les hérauts médiévaux portaient des baguettes et des étendards blancs pour se distinguer des combattants, et les soldats de la guerre civile agitaient des drapeaux blancs de trêve avant de recueillir leurs blessés. Les différentes significations du drapeau ont été codifiées par la suite dans les conventions de La Haye et de Genève des 19e et 20e siècles. Ces mêmes traités interdisent également aux armées d’utiliser le drapeau blanc pour simuler une reddition et tendre une embuscade aux troupes ennemies.


Article publié le 06 Avr 2020 sur Couppourcoup31.com