Mars 3, 2018
Par Rebellyon
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On apprend dans le Progrès que depuis lundi 26 février, environ 60 ouvriers sur 80 bloquent la production du site sur lequel sont fabriqués des disjoncteurs haute tension pour EDF et d’autres clients du monde entier.

A l’origine de la grève : des négociations salariales qui n’ont pas abouti. « Dans le cadre d’une consigne “Monde”, les négociations ont débouché sur un gel des salaires. Or les ouvriers, qui considèrent que des efforts ont été faits, en ont marre. Ces dernières années, les augmentations de salaires couvraient juste l’inflation Leur ras-le-bol s’explique aussi par l’accumulation d’une faible politique salariale », détaille Serge Paolozzi, délégué syndical central CGT.

Voilà pour le contexte. Ainsi, faute de revalorisation des salaires, des discussions ont été engagées sur la valeur d’une prime. « La direction a proposé 550 euros brut pour les ouvriers et techniciens, si l’on simplifie, or ces derniers demandent 1000 euros net et la revalorisation de la prime d’équipe. Enfin, pour être exact, la direction locale a lâché une augmentation de 1% de la prime de transport, ce qui équivaut à 3 centimes », explique encore le représentant syndical.

« Quand on dégage des marges, c’est qu’on ne se porte pas mal »

Grid SAS, qui appartient à General Electric depuis 2015, compte sept établissements en France, dont celui de Villeurbanne, déjà en proie à un mouvement social l’an dernier.

« Quand on dégage des marges, c’est qu’on ne se porte pas mal », défend encore Serge Paolozzi, pointant des objectifs « inatteignables ». « La direction du groupe fixe des objectifs difficiles à atteindre au niveau des différentes sociétés, mais aussi des lignes de produits. C’est ce qui permet de dire que les résultats ne sont pas au rendez-vous ».

« A ce jour, les négociations sont terminées. La direction de l’établissement reste en relation avec les partenaires sociaux », a seulement souligné, mardi soir, la direction nationale de General Electric




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