Septembre 12, 2022
Par Demain Le Grand Soir
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Vous lirez, à part la propagande officielle, des articles opposés à cette vision mais les propos sont liés à la situation de l’auteur. Par exemple Victor Serge, suivant qu’il était sur place ou expulsé vers l’ouest, son point de vue sur Kronstadt a changé passant dans sa biographie de Trotski d’une condescendance pour des révoltés en dehors du coup à une vision négative sur la répression sanglante dirigée par ce Trotski.

Comment ces intellectuels, Lénine, Trotski, Staline …, victimes du tsarisme et tenant des propos socialistes ont désiré le pouvoir exclusif de leur groupe ? Est-ce par le dogme de la dictature d’un prolétariat paradoxalement très réduit dans la Russie de 1917, ou le pouvoir pour le pouvoir et son confort ? Il fallait à tout prix gagner cette guerre civile car la répression les aurait écrasés et quelque soit les moyens en considérant que leur méthode était la seule. En tout cas avec la dictature d’un clan sur une population ils avaient raison de devenir paranoïaques et, après avoir supprimer toute liberté et mouvement d’opposition, éliminer tout opposant ou susceptible de l’être. Trotski, s’il ne mentait pas, s’est complètement trompé et il ne pouvait que nier, masquer et transformer le réalité. Pour lui Kronstadt et la makhnochtchina étaient des bandes d’ignares et de truands. Lisez et vous pourrez juger s’ils ne revendiquaient pas simplement l’application des réformes sociales et de liberté attendues par la révolution de 1917. Lénine, Trotski et Staline ont été des tueurs de rêves. Lire entre autre Rosa Luxembourg « La vie publique entre peu à peu en sommeil. Quelques douzaines de chefs d’une énergie inlassable et d’un idéalisme sans borne dirigent le gouvernement, et, parmi eux, ceux qui gouvernent en réalité, ce sont une douzaine de têtes éminentes, tandis qu’une élite de la classe ouvrière est convoquée de temps à autre à des réunions, pour applaudir aux discours des chefs, voter à l’unanimité les résolutions qu’on lui présente, au fond par conséquent un gouvernement de coterie – une dictature, il est vrai, non celle du prolétariat, mais celle d’une poignée de politiciens, c’est-à-dire une dictature au sens bourgeois … ». Les soviets vidés de leur fondement étaient morts.

Autre question : pourquoi cette dictature a durée 70 ans ?



Un point de vue : https://comptoir.org/2017/10/24/rene-berthier-la-revolution-doctobre-nest-pas-une-revolution-mais-un-coup-dÉtat-dans-la-revolution/

Que cache les mots ? L’URSS (CCCP) pays soviétique, pays communiste ?

Le communiste est juste une organisation économique où les biens de production et de distribution appartiennent à la collectivité plus ou moins étendue mais pas à l’état.

Soviet veut dire simplement conseil, comme conseil municipal par exemple. A leurs créations ces conseils étaient totalement démocratiques c’est à dire que leur coordinateurs et représentants étaient élus par les membres et juste par eux sans avis d’une quelconque autorité extérieure.

Donc la Russie de 1917 à 1991 était simplement une dictature au main d’un groupe restreint qui par leur histoire de parti se sont nommés bolcheviks, majoritaire en russe.

Ces bolcheviks pouvaient baptiser la Russie de soviétique ou de communiste ce qui ne voulait rien dire comme ces fameuses démocratie populaire de l’Europe de l’Est qui se sont écroulées n’étant pas réellement appuyées sur une base populaire.

Nous devons nous méfier d’un groupe politique qui n’intègre pas la liberté dans ses fondements, celle-ci garantie par des propositions et des applications précises.

Nous devons refuser une réduction des libertés d’expression et de déplacement pour un soi-disant contexte.

Même en temps de guerre un officier peut être élu et sera aussi compétent qu’un officier choisi par un pouvoir hors du groupe. Cette dernière nomination non démocratique ne garantira pas ses compétences comme nous l’avons vu en 1914 et en 1940 en France.

Je reviens aux bolcheviks. Ayant pris le pouvoir par les armes, y trouvant un confort et ayant peurs pour leur vie en cas d’échec ont éliminé tout opposant, même ceux qui ont permis le succès de la révolution d’octobre, les anarchistes, les socialistes révolutionnaires de gauche, mencheviks (ces derniers aussi se revendiquant marxistes) et même des bolcheviks !

Les bolcheviks ont pratiqué leur forfaits toujours cachés derrière les slogans « l’usine aux travailleurs » et « la terre aux paysans ».

Pouvant ponctuellement par opportunisme s’allier avec ces groupes qu’ils écraseront ensuite.

Comme tout pouvoir oppressif les Bolcheviks ont cherché pendant leur forfait des ennemis extérieurs et intérieurs, les ennemis politiques déjà cités mais aussi entre autre les koulaks (petits propriétaires terriens) pour mieux les piller pendant la grande famine en Ukraine de 1931 à 1933 et vers la fin les juifs avec le « complot des blouses blanches ».

Ce mot de COMMUNISME comme ceux de DÉMOCRATIE et d’ANARCHIE sont chargés dans leur champ sémantique (ce qui est ancré en nous au plus profond, malgré nous) de la propagande de leurs opposants.

Donc que faire de ces appellations pour une refonte de notre société tournée vers l’humain dans un environnement pérenne, hors de toute économie spéculative ?




Source: Demainlegrandsoir.org