par Frédéric Lemaire, mercredi 22 janvier 2020

Depuis le mois de décembre, Le Parisien étale à longueur de Unes sa vision caricaturale de la mobilisation contre le projet de réforme des retraites du gouvernement. Il y a plus d’un an, nous épinglions déjà le quotidien de Bernard Arnault sur sa couverture du mouvement des gilets jaunes [1]. Le Parisien est de nouveau en bonne place pour remporter la palme de la démobilisation sociale, et ce dans plusieurs catégories.

Meilleur ambianceur





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02/12/2019





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13/12/2019





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19/01/2020

Meilleur expert-comptable





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01/12/2019





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18/12/2019

Meilleur conte de Noël





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14/12/2019





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25/12/2019

Meilleure brosse à reluire du président…





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03/12/2019





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08/12/2019





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22/12/2019

… et du Premier ministre





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15/12/2019





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20/12/2019

Meilleur conseiller du prince





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09/12/2019





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06/01/2020





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10/01/2020
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Ainsi au cours du mois de décembre, pas moins de neuf Unes du Parisien ont été dédiées à Emmanuel Macron ou à Edouard Philippe et à leurs qualités de « négociateurs » ou de « réformateurs » [2]. Soit près du tiers des couvertures du quotidien ! Six Unes ont par ailleurs été dédiées aux conséquences négatives des grèves [3], mais aucune auxdites grèves, à celles et ceux qui les mènent, ni à leurs raisons. Car le quotidien de Bernard Arnault préfère célébrer… les non-grévistes :





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Bref, on l’aura compris, la petite mélodie des Unes du Parisien se résume en deux mots d’ordre : « Vive la réforme ! À bas la grève ! »

Frédéric Lemaire

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Article publié le 22 Jan 2020 sur Acrimed.org