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Mercredi 18 septembre, 19h30

Rencontre-débat : Les poupées ont cassé la vitre avec Marie-Claire Calmus
Les poupées ont cassé la vitre
Les voleurs de silence sont rentrés dans leur trou
Les jaugeurs de bagout ont rangé leurs balances
Les couleurs de rues vides ont vite atteint le fond
Et les plongeurs du pont sont pris dans les rapides
Nous pouvons commencer Ă  nettoyer les lampes
Et hisser le signal de notre apesanteur

Marie-Claire Calmus prĂ©sentera son recueil de poĂšmes : Les PoupĂ©es ont cassĂ© la vitre, oĂč rĂ©volte, luttes, amours et contemplation se mĂȘlent en cette pĂ©riode rurale de sa vie.
Elle lira quelques-uns de ses textes.
Un pot de l’amitiĂ© couronnera l’échange avec le public.
Entrée libre

Jeudi 19 septembre, 19h30

Rencontre-dĂ©bat avec Nicolas Delalande pour son ouvrage La lutte et l’entraide.
L’ñge des solidaritĂ©s ouvriĂšresLes ouvriers peuvent-ils s’organiser Ă  une Ă©chelle internationale pour lutter contre la mondialisation du capital et la concurrence sociale gĂ©nĂ©ralisĂ©e ? Poser la question pourrait paraĂźtre incongru en ce dĂ©but de XXIe siĂšcle, oĂč les mots d’ouvriers, de solidaritĂ© et d’internationalisme s’apparentent, dans le meilleur des cas, aux vestiges d’un passĂ© lointain. L’oubli de cette histoire alimente un dĂ©bat piĂ©gĂ©, dont le schĂ©matisme sature et appauvrit l’espace public. Mais ni notre passĂ©, ni notre prĂ©sent politique ne se rĂ©sument Ă  une opposition stĂ©rile entre libĂ©ralisme inĂ©galitaire et repli nationaliste. D’autres voies ont existĂ©, qu’il importe de retrouver pour sortir d’un face-Ă -face aussi pauvre sur le plan intellectuel que dangereux pour notre avenir collectif. Pendant un siĂšcle, des annĂ©es 1860 aux annĂ©es 1970, les mouvements ouvriers, socialistes, anarchistes, communistes, syndicalistes, avec leurs sensibilitĂ©s propres, furent porteurs d’un projet internationaliste puissant, dont l’objectif n’était pas de fermer les frontiĂšres ou de restreindre les Ă©changes, mais de bĂątir une mondialisation des solidaritĂ©s ouvriĂšres, par-delĂ  les diffĂ©rences nationales et linguistiques qui pouvaient les sĂ©parer. La dĂ©fense des classes populaires ne passait pas par le repli, l’autarcie ou le rejet de l’autre, plutĂŽt par la coordination internationale des combats et des revendications. Ce projet ambitieux, auquel bien peu croyaient Ă  ses dĂ©buts, fut souvent chaotique, conflictuel et contradictoire. L’empreinte qu’il a laissĂ©e sur la fin du XIXe siĂšcle et tout au long du XXe siĂšcle est nĂ©anmoins considĂ©rable.

Organisé par le groupe Commune de Paris de la Fédération anarchiste.
Entrée libre

Vendredi 20 septembre, 19h30

Rencontre-dĂ©bat : Jaggernaut, nouvelle revue avec Anselm Jappe, Frederico Lyra, William Loveluck Ă  l’occasion de la parution de Jaggernaut

Crise et critique de la sociĂ©tĂ© capitaliste-patriarcale. Il n’est pas besoin d’ĂȘtre un «anti-systĂšme»fĂ©roce pour faire admettre Ă  presque chacun que le monde va trĂšs mal. Il suffit de lire un journal bourgeois de qualitĂ© moyenne pour s’en convaincre chaque jour. Et, de ce point de vue, il ne serait donc pas nĂ©cessaire de fonder une nouvelle revue pour diffuser la mauvaise nouvelle.
En revanche, quant à identifier les causes des malheurs en cours, c’est tout autre chose ! Le sujet contemporain se trouve face à une myriade de tentatives d’explication, dont le point commun principal est de ne pas avoir de point commun et de se fragmenter dans une mer d’explications partielles.
Ce qui manque, et qui manque cruellement, c’est la thĂ©orie, des efforts cohĂ©rents pour comprendre la rĂ©alitĂ© Ă  travers une thĂ©orie. Dans une sociĂ©tĂ© habituĂ©e depuis longtemps Ă  l’acceptation passive de tous, oĂč les seules forces organisĂ©es sont celles qui veulent la poursuite du capitalisme et du spectacle, il est Ă©vident que ce que nous devons accomplir aujourd’hui est la critique impitoyable de tout ce qui existe.
Jaggernaut est Ă  l’origine le nom du char processionnel de la dĂ©esse hindoue Vichnou. «Le culte de Jaggernaut», Ă©crit Marx, «comprenait un rituel trĂšs pompeux et donnait lieu Ă  un dĂ©chaĂźnement du fanatisme qui se manifestait par des suicides et des mutilations volontaires. Les jours de grandes fĂȘtes religieuses, des fidĂšles se jetaient sous les roues du char portant la statue de Vichnou-Jaggernaut». Une mĂ©taphore, que Marx va employer Ă  plusieurs reprises en parlant des ĂȘtres humains jetĂ©s «sous les roues du Jaggernaut capitaliste», afin de pointer la dimension sacrificielle, fĂ©tichiste et destructrice du capitalisme.
Se voulant une passerelle entre les mondes germanophone, lusophone et francophone, Jaggernaut constitue la premiĂšre revue en langue française liĂ©e aux courants internationaux de la « critique de la valeur » et de la « critique de la valeur-dissociation ». InspirĂ©e par Marx mais sans s’y limiter, la critique de la valeur-dissociation procĂšde d’une critique radicale du travail et de l’argent, de la marchandise et de la valeur marchande, de l’État et du patriarcat, du sujet moderne et des idĂ©ologies de crise.
Les articles de Jaggernaut–originaux ou traduits –analysent autant les problĂšmes thĂ©oriques de fond que les formes concrĂštes de la crise de la sociĂ©tĂ©.
AnimĂ©e par un collectif d’auteurs et de traducteurs, cette revue comprend un dossier sur une thĂ©matique d’actualitĂ© et un «Varia».
Entrée libre

Samedi 21 septembre,17h30

Mots et Musiques avec Valouva Duo
Les Samedis de la Chanson avec Mots et Musiques
Concert avec Valouva Duo
Participation libre

Dimanche 22 septembre, 16h

Projection « La Patagonia rebelde » de Héctor Olivera (107 mn -1974)
Film historique argentin rĂ©alisĂ© d’aprĂšs le livre d’Osvaldo Bayer. Il porte Ă  l’écran la lutte sociale et la rĂ©pression tragique de la Patagonie rebelle entre 1920 et 1921.
A cette Ă©poque dans le sud de l’Argentine, grĂšves et rĂ©voltes sont menĂ©es par la FORA (FĂ©dĂ©ration ouvriĂšre rĂ©gionale argentine) dominĂ©e par les anarchistes. A la demande des propriĂ©taires intransigeants, le gouvernement national envoie le 10e rĂ©giment de cavalerie commandĂ© par le lieutenant-colonel Valera pour rĂ©tablir l’ordre.
La répression est impitoyable : 1500 travailleurs furent fusillés sans procÚs. En représailles trois ans plus tard, Valera sera assassiné par un anarchiste.
Le Groupe Salvador-SeguĂ­ de la FĂ©dĂ©ration anarchiste organise une rencontre autour du film de HĂ©ctor Olivera. La projection sera suivie d’un dĂ©bat.
Entrée libre.


Article publié le 09 Sep 2019 sur Monde-libertaire.fr