Novembre 6, 2021
Par Union Communiste Libertaire (UCL)
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Les luttes contre le projet d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo continuent de mobiliser à Bure malgré la répression policière et juridique des militantes et des militants. Le 21 août, une manifestation festive a été l’occasion de saboter la plateforme ferroviaire du site.

Parmi les nombreuses crises que la filière nucléaire traverse à l’échelle mondiale, l’absence de solution pérenne pour le traitement de ses déchets préoccupe et mobilise. Dans le Grand Est, la dynamique antinucléaire trouve un nouveau souffle dans la lutte contre le projet Cigéo en Meuse, projet ayant pour objectif d’enfouir l’ensemble des déchets de moyenne et haute activité à vie Longue produits par les activités nucléaires en France.

En juin 2021, les rassemblements de soutien lors du «  procès des malfaiteurs  » [1] ont été l’occasion pour les militantes et militants antinucléaires de se retrouver après plusieurs années de répression féroce.

Puis en août, le camp des Rayonnantes a permis à environ un millier de personnes d’assister à des conférences, débats, spectacles et expositions. Une semaine de camping en autogestion pendant laquelle des réflexions antinucléaires ont été menées notamment en convergence avec d’autres fronts de lutte dans des espaces en non-mixité et mixité choisie. Une avancée initiée entre autres par le collectif écoféministe les bombes atomiques [2].

Dans cette atmosphère festive et inclusive, une belle manifestation s’est tenue le samedi 21 août avec une diversité de tactiques. Quatre cortèges ont fait route séparément pour se retrouver devant le projet de plateforme ferroviaire, à Gondrecourt-le-Château. Le bâtiment a été attaqué par deux des cortèges de plusieurs côtés et ses grilles sont tombées. Des sections de voie ferrée ont été démontées et pliées. Même si la répression a été moins forte que ces dernières années, il a été fait usage de gaz lacrymogène, une personne a été blessée à la tête et une autre interpellée [3].

Camper, batailler, saboter

Du 15 septembre au 23 octobre se déroulera une enquête publique suite à la demande de l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) d’obtenir une Déclaration d’Utilité Publique bien que l’Autorité environnementale ait émis de fortes critiques sur le projet Cigéo… Ainsi, comme le dénonce le Collectif contre l’Enfouissement des Déchets Radioactifs, le projet «  pourrait être déclaré d’utilité publique et entrer en phase opérationnelle sans que l’ensemble des doutes ne soient levés. Nous ne pouvons pas l’accepter.  » [4].

Les luttes continuent donc de s’organiser, les réunions publiques des associations environnementales mobilisent six fois plus que la SNCF et l’ANDRA voulant «  inclure le peuple  » dans leur propagande pro-nucléaire.
Le 21 septembre, notamment, un rassemblement de soutien était prévu à Nancy pour le verdict du «  procès des malfaiteurs de Bure  ». Si deux des sept prévenus écopent de plusieurs mois de prison ferme, une peine bien trop lourde et injuste selon les avocats, le délibéré garde un goût de victoire avec l’abandon du chef d’accusation de délit en bande organisée. Puis début octobre s’est tenue la seconde édition de «  Vent de Bure  » à Metz.
Il est encore temps de rejoindre ces mobilisations cruciales, Cigéo peut être le talon d’Achille du nucléaire  !

Fred (UCL Nancy) et Luc (A-52)




Source: Unioncommunistelibertaire.org