Juillet 10, 2022
Par CNT-AIT
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Le 19 juillet 1936, éclate la Révolution espagnole, contre-insurrection populaire contre le coup d’État des militaires et des fascistes menés par Franco. A Barcelone, en Aragon et dans de nombreuses provinces et villes d’Espagne, les ouvriers s’emparent des armes et mettent en déroute les factieux. L’État disparaît et les anarchistes rêvent de mettre en place un nouvel ordre social, juste et harmonieux.

Cet acte spontané du 19 juillet 1936 n’a pas surgi de nulle part. Il est l’aboutissement d’un long processus, qui a mûri dans la classe ouvrière espagnole pendant plusieurs générations et dizaines d’années, et qui fut marqué de nombreux débats, et même par des polémiques vigoureuses. Mais jamais n’a été perdu de vue le point de vue cardinal de la nécessité d’une révolution sociale c’est à dire une rupture brusque et aiguë de la normalité sociale pour induire un changement radical des structures profondes de la société, de l’Etat et de l’économie.

Parmi les multiples références dont se sont nourris les anarchosyndicalistes espagnols dans leur œuvre théorique et pratique, l’expérience de la révolution libertaire du sud de l’Ukraine, connue sous le nom de Makhnovstchina joua un rôle de premier plan.

La Makhnovtchina, le territoire libre de l’Ukraine

La Makhnovtchina tient son nom de Nestor Makhno, celui que les insurgés avaient choisi comme « ataman » selon la vieille tradition cosaque. Il s’agissait d’une vaste zone du Sud de l’Ukraine dans laquelle, entre novembre 1918 et juin 1921, une insurrection paysanne a essayé de mettre en place une autre société, un futur désirable, débarrassé des aristocrates, des riches et des exploiteurs, et où les hommes et les femmes pourraient vivre libres, égaux et fraternels, sans considération de leur origine ni de leur nationalité. Leur drapeau était le drapeau noir de l’anarchie, dont se revendiquaient Makhno et ses compagnons

Pendant 3 ans, les insurgés du Sud de l’Ukraine se battirent sans relâche contre les armées des aristocrates russes blancs qui voulaient rétablir l’Empire, contre les armées Allemandes qui soutenaient les nationalistes Ukrainiens qui cherchaient à établir une République d’Ukraine indépendante, et contre les Communistes qui cherchaient à établir leur dictature. Les insurgés parfois firent alliance avec les communistes pour mettre en échec les blancs et les nationalistes ukrainiens. Ce sont d’ailleurs les insurgés anarchistes qui sauvèrent la Révolution russe en battant les blancs à la bataille de la Peregonovka[1]. En guise de remerciement pour les avoir débarrassés de la menace des armées blanches, Trotski – alors dirigeant suprême de l’Armée Rouge- s’empressa de trahir les Makhnovistes et d’exiger que Makhno soit capturé et fusillé. Il n’eut la vie sauve qu’en s’échappant, l’armée rouge à ses trousses. Blessé, malade, il erra en Roumanie et en Pologne avant de trouver refuge en France où il finit sa vie en 1934, ouvrier d’usine mais toujours fervent anarchiste.

L’influence de la Makhnovtschina sur l’anarchosyndicalisme Espagnol

L’épopée de Makhno et des insurgés d’Ukraine exerça une très forte impression sur les anarchistes du Monde entier, de la Chine en Argentine, mais particulièrement en Espagne. Durruti et Ascaso, lors de leur exil en France en 1927, rencontrèrent Makhno et lui adressèrent ce message au nom du mouvement libertaire espagnol « Nous venons saluer en votre personne tous les révolutionnaires qui ont lutté en Russie pour la réalisation de nos idées libertaires, mais nous voulons aussi rendre hommage à la riche expérience que votre lutte en Ukraine a représenté pour nous tous. ». Makhno leur répondit en exprimant sa confiance dans les anarchistes espagnols : « Non seulement j’admire le mouvement anarchiste ibérique », en raison de son organisation, mais « je pense que, pour le moment, c’est le seul qui puisse mener à bien une révolution plus profonde que celle des bolcheviks et sans le danger bureaucratique qui l’a menacée dès les premiers instants » ; « le bolchevisme a triomphé militairement en Ukraine et à Kronstadt, mais l’histoire révolutionnaire nous donnera un jour raison et condamnera comme contre-révolutionnaires les fossoyeurs de la révolution russe » .

Et il conclut en exprimant son souhaite de voire la Révolution advenir en Espagne et même y participer : « J’espère que, le moment venu, vous ferez mieux que nous. Makhno n’a jamais refusé un combat ; si je suis encore en vie lorsque le vôtre commencera, alors je serai un combattant comme les autres ».

Des Makhnovistes dans la Révolution espagnole

Makhno s’éteignit le 25 juillet 1934, 2 ans avant le déclenchement de la Révolution espagnole. Mais certains des Makhnovistes exilés[2] prirent part, directement ou indirectement au mouvement révolutionnaire.

Sasha Schapiro

L’un des plus fameux d’entre eux est Sasha Schapiro. Connu aussi sous la fausse identité d’Alexandre Tanaroff ou sous le nom de plume de Sacha Peter il est né en 1889 ou 1890 à Novozybkov dans l’Empire Russe. Il rejoint le mouvement anarchiste dès ses 14 ans, participant à la Révolution russe de 1905, et finit par être arrêté et condamné à mort. Gravement blessé au cours de multiples tentatives d’évasion, il est amputé du bras gauche. Libéré par la Révolution de 1917 ; il est fêté en héros à sa sortie. Il part en Ukraine rejoindre les insurgés Makhnovistes. Là il combat simultanément contre les blancs, les nationalistes ukrainiens et les rouges. En 1921, il fuit la Russie soviétique, vit successivement à Paris et à Berlin où il fréquente le mouvement anarchiste international et croise Nestor Makhno, Buenaventura Durruti ou Sébastien Faure. Dès l’annonce de la révolution en Espagne, il se précipite rejoindre la Colonne Internationale de la CNT-AIT. Lors d’une Assemblée extraordinaire de miliciens anarchistes, le 9 mars 1937, il prend la parole : « je ne suis pas milicien, mais j’ai été en Russie où j’ai vécu la révolution, et j’ai pu remarquer la façon dont on s’est débarrassé des anarchistes là-bas. » Après avoir résumé le mouvement makhnoviste, il souligne « cela fait huit mois que je suis en Espagne. Tant que nous avons les armes tout est possible, la « Révolution est encore là ». Ici est toujours la révolution, la vraie vie. Ce qui importe c’est l’esprit qui anime quelque chose. »

En 1939, à la défaite des Républicains face au franquisme, il revient en France lors de la Retirada et s’installe dans la région de Nîmes avec sa famille (dont son fils, le futur mathématicien Alexandre Grothendieck). Le  29 octobre 1939, le commissariat central de la Police républicaine française dresse une liste de quatorze Espagnols et d’un « réfugié russe anarchiste », « désignés pour être internés au camp de concentration du Vernet Ariège », où il est interné 2 jours après avec les réfugiés espagnols. Il continue la lutte dans le camp, ce qui lui vaut d’être enfermé dans la section des punis. Après l’arrivé au pouvoir de Pétain, il est maintenu en camp. Il sera transféré les 16 juin 1941 vers le celui de Noé (Haute Garonne) avant d’être transféré à Drancy. Là, le 14 août 1942, sous le nom d’Alexander Tanaroff, il est l’un des 991 déportés du convoi numéro 19, le premier à transporter des enfants de moins de 10 ans, en direction  du camp d’extermination d’Auschwitz, où il disparaît.

Une autre figure Makhnoviste, Voline, a également joué un rôle important dans la solidarité avec la Révolution espagnole. Lorsque la Révolution espagnole éclata, Voline fit partie des animateurs du Comité de défense du prolétariat espagnol, composé de militants de l’Union anarchiste, de la section française de l’AIT (CGTSR) et de la Fédération Anarchiste Française (FAF). Par la suite, il participa au  Comité anarchosyndicaliste créé par la CGTSR-AIT et la FAF, qui soutenait la Révolution espagnole tout en critiquant la participation de la CNT-FAI au gouvernement espagnol. Voline gérait la version française du journal « l’Espagne antifasciste », qui fut ensuite publiée sous le nom « l’Espagne nouvelle ». Pendant la guerre et l’occupation, Voline participa à un réseau de résistance anarchiste internationaliste d’anciens membres de la CGTSR-AIT, d’anarchistes sénégalais, tchèques et espagnols qui publia des tracts et brochures critiquant l’ensemble des belligérants – aussi bien les nazis que les alliés – et appelant à la révolution sociale et libertaire[3].

Les anarchistes de russie et d’ukraine dans la solidarité avec la Révolution espagnole

Emma Goldman a Hyde Park, 1er Mai 1937

D’autres anarchistes russes ou ukrainiens participèrent également à l’œuvre constructive de la Révolution espagnole, en alarmant les anarchosyndicalistes espagnols du danger que représentait la collusion avec le Parti Communiste dont ils avaient expérimenté les méthodes dictatoriales pendant la Révolution russe.

Emma Goldman, la « grand-mère » de l’anarchisme, se rendit en Espagne où elle participa aux activités de la CNT-AIT espagnole et de SIA (Solidarité Internationale Anifasciste). Elle créa la section de SIA en Grande-Bretagne avec l’écrivain Georges ORWELL, qui avait participé aux combats contre le fascisme en Espagne avec le POUM et dont l’expérience de la Révolution espagnole lui inspirera son fameux livre dénonçant le totalitarisme « 1984 ».

Alexandre Schapiro « Sanya », né à Rostov sur le Don en 1882, avait passé sa jeunesse à Paris et Londres, où il était le secrétaire du grand anarchiste russe Kropotkine alors en exil. Rentré en Russie à la Révolution, il est nommé à un poste de responsabilité au Commissariat aux affaires étrangères du gouvernement Bolchévique. De plus en plus critique envers le régime communiste, dont il dénonce la dictature, il est arrêté en 1919, puis est relâché en 1920, après une grève de la faim. Après l’écrasement de l’insurrection de Cronstadt, il se joint à Emma Goldman et Alexandre Berkman pour obtenir de Lénine la libération des anarchistes emprisonnés. Il est arrêté à son tour, banni à vie et expulsé du pays à Berlin, où il organise immédiatement l’aide aux prisonniers politiques de toute tendance détenus en Russie. Il participe très activement au congrès constitutif de l’AIT (Association Internationale des Travailleurs) à Berlin en 1922. Il élabora la première ébauche des statuts. Shapiro a donc eu un rôle essentiel dans la constitution des principes libertaires de l’AIT, dont il dit « L’anarchosyndicalisme, c’est l’Association internationale des travailleurs qui ne borne pas ses activités à la lutte quotidienne pour des améliorations de détail, mais met en tout premier lieu, comme l’a si bien dit Kropotkine, la question de la reconstruction de la société. ». En 1933, il quitte l’Allemagne pour fuir le nazisme et s’installe à Paris Il connaissait bien l’Espagne, où Il avait été envoyé par l’AIT en 1932 pour aider au renforcement de la CNT-AIT espagnole. Membre de la CGTSR-AIT, il écrit dans les journaux anarchosyndicalistes des articles caractérisés par leur clarté dans les idées et la concision dans le style. Les travaux publiés par Shapiro ont contribué à la clarification des idées et de la tactique anarcho-syndicaliste y compris en Espagne. Pendant la Révolution, espagnole il se met au service de la solidarité mais sans perdre son esprit critique, écrivant des articles pour dénoncer la participation gouvernementale de la CNT ainsi que le rapprochement de l’Espagne républicaine avec l’URSS.

Antonio Casanova (avec le béret) et Simón Radowitzky (avec le bonnet) sur le Front d’Aragon en1937

Simón Radowitzky, véritable héros de légende anarchiste. Il naît à Stepanovka, petit village d’Ukraine, dans une famille ouvrière d’origine juive. À l’âge de 10 ans, il abandonne l’école pour travailler dans un atelier de mécanique. À 14 ans, il participe à une première grève et est blessé par un coup de sabre à la poitrine. Il est ensuite condamné à 4 mois de prison pour une distribution de tracts. Lors de la Révolution russe de 1905, il a 15 ans et est nommé secrétaire du soviet de son usine. Il est contraint à l’exil pour échapper à la déportation en Sibérie. Il arrive en Argentine en mars 1908, où il retrouve un travail de mécanicien. Il rejoint la Federación Obrera Regional Argentina (FORA) qui développe une intense activité anarchosyndicaliste. Le 1er mai 1909, à l’appel de la FORA, il participe à la manifestation place Lorea, à Buenos-Aires. Le chef de la police, le colonel Ramón Falcón, provoque un massacre en chargeant férocement les manifestants et en poursuivant la terreur durant la Semaine rouge. Il décide alors de venger les ouvriers morts et prépare une bombe, qu’il jette le 14 novembre 1909 sur le colonel Falcón le tuant ainsi que son secrétaire. Il tente ensuite de se suicider. Hospitalisé, il se rétablit de la perforation par balle d’un poumon. Condamné à mort, sa peine est ensuite commuée en prison à perpétuité en raison de son jeune âge et envoyé au bagne d’Ushuaia. Le mouvement anarchiste et en premier lieu la FORA et AIT organisent de nombreuses campagnes pour le faire libérer. L’anarchiste Miguel Arcangel Roscigna  va même jusqu’à se faire embaucher comme gardien du bagne pour tenter de le faire évader. En novembre 1918, un groupe d’anarchistes parvient à le faire évader et à passer au Chili. Arrêtés par la marine chilienne ils sont remis aux autorités argentines. Après 21 ans passés au bagne d’Ushuaia et de nombreuses campagnes de solidarité, il est finalement amnistié en 1930 avec l’obligation de quitter le territoire. Il s’installe à Montevideo en Uruguay. Après le coup d’État du 31 mars 1933, il s’engage contre la dictature de Gabriel Terra. Arrêté, il est déporté sur l’Ile de Flores d’où il s’évade en 1933, puis rejoint l’Espagne où milite au sein de la CNT-AIT. Lors de la révolution sociale espagnole de 1936, il se bat sur le front d’Aragon et travaille ensuite pour l’Office de propagande extérieure de la Confédération nationale du travail à Barcelone. Il participe notamment à l’édition en russe du Bulletin d’Information de la CNT-AIT.

Bulletin d’information de la CNT-AIT / FAI en Russe, n°13, 18 juillet 1937

En 1939, il est interné en France dans le camp de concentration de Saint-Cyprien dans les Pyrénées Orientales, partageant la détresse de centaines de milliers d’espagnols ayant fui le fascisme. Libéré, il part alors au Mexique où il se met au service de la Section mexicaine de la Solidarité internationale antifasciste (SIA), et ce jusqu’à son décès d’une crise cardiaque en 1956.

Les collectivisations en Aragon, la « Makhnovstchina espagnole »

Makhno était convaincu que ses propositions collectivistes pouvaient se concrétiser en Espagne. « Notre commune agraire en Ukraine était une unité active, tant sur le plan économique que politique, dans le système fédéral et solidaire que nous avions créé », ajoutait-il, avant d’exprimer sa confiance dans le fait que « peut-être votre révolution pourrait arriver à temps pour que j’emporte la satisfaction de voir l’anarchisme vivant enseigné par la révolution russe ».

Le Conseil d’Aragon, créé dans l’élan révolutionnaire de juillet 1936 et reconnu le 6 octobre de cette année, s’est directement inspiré de l’expérience anarchiste de la Makhnovtchina. La majorité de l’Aragon est alors effectivement gagnée par le « communisme libertaire ». A la fin du mois de septembre, se sont déjà formées plus de 450 collectivités rurales, la plupart d’entre elles (sauf une vingtaine) à l’initiative de la CNT-AIT. Pendant 10 mois, les collectivités et le Conseil essaient de faire vivre le Communisme Libertaire, malgré l’opposition de plus en plus forte des républicains qui ne voient pas d’un bon œil cette expérience anarchiste à grande échelle. Le 4 août 1937, le gouvernement républicain espagnol  ordonne aux troupes de la 11e division de l’armée républicaine, commandée par le communiste fanatique Enrique Líster, d’occuper l’Aragon, sous prétexte de manœuvres militaires. Le 10 août, le Conseil régional de défense de l’Aragon est dissous, les responsables anarchistes du Conseil – dont Joacquin Ascaso  et 700 autres anarchistes sont emprisonnés. Certains sont torturés et disparaissent entre les mains de la police politique soviétique … 15 ans après l’écrasement de l’Ukraine anarchiste, de nouveau les communistes mettaient fin brutalement à l’utopie libertaire.

L’esprit n’est pas mort …

Malgré les coups portés par la répression, qu’elle soit communiste, fasciste ou capitaliste, l’esprit anarchiste n’est pas mort… En Espagne, la CNT-AIT, ayant repris le flambeau des générations passées, continue la lutte sans compromission avec l’Etat et avec ses institutions. En France aussi la CNT-AIT essaie de maintenir vivant l’esprit de résistance sans compromis, quitte à parfois se sentir un peu seule dans le désert. Et en Ukraine ou en Russie, où la guerre déclenchée par Poutine fait désormais rage, il y a encore des petits groupes qui maintiennent haut le drapeau de l’Anarchie, refusant de sombrer dans le nationalisme et essayant d’impulser des réseaux d’entre-aide et de lutte partout où c’est possible.

Comme l’a dit le vétéran Makhnoviste Sasha Schapiro à la réunion des miliciens anarchosyndicalistes de 1937  : Ici est toujours la révolution, la vraie vie. Ce qui importe c’est l’esprit qui anime quelque chose. »

Des compagnons de la CNT-AIT

Pour commémorer la Révolution espagnole, et en solidarité avec les anarchistes ukrainiens d’Assembleia de Kharkov et les anarchosyndicalistes Russes de la KRAS-AIT,

La CNT-AIT vous invite à un apéro-rencontre-discussion le Mardi 19 juillet à partir de 19h30

Au Local, 7, rue St Rémésy (près de la place des carmes)

Le documentaire « Nestor Makhno: paysans d’Ukraine » sera projeté et suivi d’un débat discussion libre. Une collecte sera organisée pour l’Initiative de solidarité Olga Taratuta avec les déserteurs, pacifistes et réfugiés d’Ukraine, Belarus et Russie (http://nowar.solidarite.online/blog)

Venez nombreuses et nombreux!

CNT-AIT, 7, rue St Rémésy, 31000 TOULOUSE    mail : [email protected]

Facebook : http://facebook.com/CNT.AIT.Toulouse    http://cntaittoulouse.lautre.net http://cnt-ait.info

Pour plus d’information sur la Makhnovtchina : le blog des Amis de Nestor Makhno

http://makhno.home.blog


[1]   https://makhno.home.blog/2019/09/26/26-septembre-1919-la-bataille-de-peregonovka-la-victoire-anarchiste-qui-sauva-la-revolution-russe/

[2]   Les anciens makhnovistes qui étaient restés en Union soviétique ou qui y étaient retournés furent victime d’une répression systématique de la part des autorités communistes et les derniers survivants furent exterminés lors des purges staliniennes de 1937-1938. Cf. la Brochure « « Détruisez le mouvement de Makhno : La guerre secrète des bolcheviks contre Nestor Makhno dans la Révolution et l’exil » éditée par la CNT-AIT

[3]   http://cnt-ait.info/2019/08/16/andre-arru/




Source: Cnt-ait.info