Ce mercredi 23
octobre vers 9h20, les habitants du centre d’actions sociales
autogéré, occupé depuis fin août au 2 rue faubourg Saint Jaumes à
Montpellier, ont eu la visite surprise d’une vingtaine de policiers
accompagnés d’électriciens et, selon les squatteurs, d’un
huissier. Ils ont défoncé la porte et n’ont montré leur sésame
juridique qu’après être entrés. Le prétexte affiché était un
contrôle de l’installation électrique, mais l’intervention a
permis aux autorités d’établir un rapide état des lieux, pendant
que les habitants étaient cantonnés à l’extérieur. Une personne
présente dans le squat au moment de l’intervention policière a
été arrêtée, ainsi qu’une autre venue protester pacifiquement.
Selon nos informations, ces deux interpellés ont été placés en
garde à vue. Les journalistes du Poing dépêchés sur place ont été
contrôlés arbitrairement.

Il y a un mois, le
tribunal administratif de Montpellier avait rejeté la procédure
d’expulsion en urgence réclamée par la propriétaire du bâtiment,
la rectrice de l’académie de Montpellier, faisant ainsi des
squatteurs des occupants sans droit ni titre. Légalement parlant,
ils ne sont donc pas expulsables.


Article publié le 23 Oct 2019 sur Lepoing.net