Juin 30, 2022
Par Fondation Besnard
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Les positions évoquées sont très intéressantes et deux éléments me semblent essentiels :

- “Le monde universitaire peut donc avoir du mal à appréhender la pédagogie Freinet.” En effet, l’exemple du professeur nord-américain Snyders admettant “qu’il connaissait mal la pédagogie Freinet à l’époque (où il l’avait critiquée fortement dans un livre)” pourrait être généralisé, dans la mesure où un spécialiste dans son domaine, qui se permet de donner un avis sur ce qu’il n’a jamais étudié (de l’espéranto à l’Ukraine aujourd’hui) est peu fiable.

Pour le dire clairement : c’est une crapule qui joue de son prestige pour favoriser un parti politique. Dans les 2 cas cités, il s’agit de l’anglais des USA qui apporterait des solutions à de nombreux problèmes ; dans l’autre la démocratie (occidentale) serait le symbole de la liberté, à condition de ne pas oublier Trump et ses fanatiques, Macron et ses ventes d’armes à l’Égypte et à l’Arabie saoudite, les Palestiniens abandonnés et livrés aux sionistes racistes (Noam Chomsky défend un sionisme ancien et socialisant, ce pourquoi il est traité de fou par bien des religieux, les réfugiés de toutes nationalités, la Pologne et son interdiction de l’avortement, etc.

Et les (petits) enfants dans tout ce vacarme ?

Ils ont sans doute des yeux et des oreilles pour savoir que leurs parents et la télé sont souvent en contradiction, que les insultes pleuvent contre, par exemple, les fachos, les étrangers (“on est chez nous”, moi je ne suis pas chez eux), les fadas et les nervis de Macron.

Et surtout, ils observent leurs “maitres et maitresses”, leurs profes : leurs fringues, leur obséquiosité (ou pas) face à leurs supérieurs, leur façon de traiter tel ou tel autre élève, d’appliquer les sanctions dans certains cas, de faire des reproches à des groupes d’élèves, de les écouter, de les humilier (peut-être).

En gros, ils sont très capables de voir les différences ou pas entre les enseignants et leur étiquettes politiques et religieuses).

Après, si on tient compte de ces éléments en les ajoutant aux différents lieux d’éducation (grandes villes ou pas, beaux quartiers ou moches, parents chômeurs depuis X générations ou écoeurés par leur boulot…) on peut sans aucun doute proposer des orientations.

Dernière remarque : c’est quand l’enseignant sort parfois de son rôle qu’il marque l’esprit de ses élèves. Exemple de ma mère quant elle avait 14 ou 15 ans (vers 1927) se rappelant de sa prof de français, disant à une élève “Lisez ce passage parce que je ne suis pas capable de le faire”. Un extrait d’une pièce de Racine sur la douleur d’une veuve de guerre, ce qu’elle était.

L’attitude (franche) face à la vie est sans doute ce que souhaitent les “petits”.

Frank Mintz




Source: Fondation-besnard.org