Juin 22, 2020
Par Contretemps
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C. L. R. James, historien et écrivain socialiste trinidadien pionnier, est mort le 31 mai 1989 à Londres, ses funérailles se tenant quelques semaines plus tard, au cimetière Tunapuna à Trinidad. À l’arrivée de son corps, son vieux camarade John La Rose a lu des passages d’Aimé Césaire, extrait de son Cahier d’un retour au pays natal, grand poème caribéen sur l’exil et le retour. Dans cet article, Jackqueline Frost enquête sur les connexions continentales de James et de Césaire, ainsi que sur la politique du retour.

Ce texte a initialement été publié sur le site des éditions Verso à l’occasion des 30 ans de la mort de C.L.R. James. Jackqueline Frost, originaire de Lafayette en Louisiane, est historienne de la littérature et de la philosophie. Sa thèse porte sur l’émergence des nouvelles philosophies du temps et de l’histoire chez des écrivains anticolonialistes et antifascistes des années 1940 aux 1970. Parallèlement, Jackqueline travaille avec Jorge Lefevre Tavárez sur les engagements tricontinentalistes des intellectuels francophones et anglophones présents au Congrès culturel de La Havane en 1968. Elle vit à Paris.




Source: Contretemps.eu