Octobre 22, 2020
Par Zones Subversives
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Depuis la France, les sociĂ©tĂ©s du Maghreb sont perçues comme patriarcales avec uniquement des femmes soumises. Inversement, les luttes fĂ©ministes sont considĂ©rĂ©es comme “blanches” et rĂ©duites Ă  une importation coloniale. Pourtant, de nombreuses femmes luttent et s’organisent de maniĂšre autonome pour dĂ©fendre leurs conditions au Maroc, en AlgĂ©rie et en Tunisie. 

En 2011 Ă©clate une insurrection dans les pays arabes. Au cours de ce mouvement, les Occidentaux dĂ©couvrent le « Printemps arabe Â» et des femmes qui se rĂ©voltent loin du clichĂ© de populations soumises. En Tunisie, mais aussi en AlgĂ©rie et au Maroc, les femmes participent Ă  un renouveau des luttes sociales.

Un numĂ©ro de la prestigieuse revue Nouvelles Questions FĂ©ministes permet d’analyser les « FĂ©minismes au Maghreb Â». Des universitaires et des militantes proposent des rĂ©flexions et des analyses sur les fĂ©minismes qui existent dans leur pays.

 

                          Nouvelles Questions FĂ©ministes Vol. 33, No 2

 

Diversité des féminismes au Maghreb

 

Amel Mahfoudh et Christine Delphy introduisent cette sĂ©rie d’articles. Les luttes des Tunisiennes Ă©mergent avant 2011. Mais ces mouvements sociaux restent souvent mal connus depuis la France. Surtout, l’importance de la participation des femmes semble davantage rendue invisible par les clichĂ©s occidentaux. « Il s’agit de revenir sur les pĂ©riodes clĂ©s de ces mouvements en Tunisie, au Maroc et en AlgĂ©rie, ainsi que de repĂ©rer les moments de crise qui peuvent expliquer leur difficultĂ© de plus en plus manifeste Ă  “sĂ©duire” les jeunes femmes et les femmes de classe populaire Â», prĂ©sentent Amel Mahfoudh et Christine Delphy.

Les pays du Maghreb prĂ©sentent une unitĂ© et des diffĂ©rences. Cette rĂ©gion, entre l’Afrique et l’Europe, suscite les convoitises. Une premiĂšre colonisation, politique et culturelle, impose la langue arabe et la religion musulmane. MalgrĂ© la prĂ©sence d’une population berbĂšre qui distingue le Maghreb des autres pays arabes. Ensuite, cette rĂ©gion subit surtout la colonisation de la France qui commence en 1830. La population est soumise au code de l’indigĂ©nat et au bon vouloir des administrateurs coloniaux. L’AlgĂ©rie a Ă©tĂ© occupĂ©e et colonisĂ©e, avec le pillage de l’économie et la confiscation des terres au profit de la France. Les pays du Maghreb prĂ©sentent des divergences aprĂšs la dĂ©colonisation. La religion, la famille et les valeurs traditionnelles semblent particuliĂšrement Ă©touffants au Maroc. En revanche, la Tunisie permet davantage de libertĂ©s individuelles.

Un fĂ©minisme autonome se dĂ©veloppe dans les annĂ©es 1980. Les femmes s’organisent sans attendre que les partis de gauche prennent en compte leurs revendications. Ce mouvement devient donc autonome par rapport aux partis politiques, mais surtout par rapport Ă  l’Etat et Ă  ses instruments. En Tunisie et en AlgĂ©rie, des groupes se construisent Ă  partir d’une conception universaliste du fĂ©minisme avec une critique du patriarcat. Au Maroc, une dĂ©marche plus rĂ©formiste tente de concilier le fĂ©minisme avec la religion. La dĂ©cennie 1990 marque un reflux, surtout en AlgĂ©rie. Les associations fĂ©ministes sont davantage infĂ©odĂ©es Ă  l’Etat. La violence contre les femmes et les questions d’égalitĂ© deviennent les principaux enjeux du fĂ©minisme.

 

             LaĂŻcitĂ© et fĂ©minisme en Tunisie

Luttes des femmes en Tunisie

 

Dorra Mahfoudh et Amel Mahfoudh analysent les luttes femmes en Tunisie. Pendant la rĂ©volte de 2011, les Tunisiennes sont au cƓur des mobilisations populaires. Mais les luttes des femmes en Tunisie s’inscrivent une histoire plus longue.DĂšs les annĂ©es 1920, des Tunisiennes dĂ©fendent le droit des femmes de dĂ©cider de leur corps avec le refus du voile, dĂ©noncent l’exclusion des filles de l’école, la claustration des femmes et le mariage forcĂ©. Elles affirment le droit Ă  la libertĂ©.

Jusqu’en 1956, date de l’indĂ©pendance, les femmes participent aux organisations nationalistes ou communistes. Elles permettent d’inflĂ©chir la dimension conservatrice et religieuse du NĂ©o-Destour, le parti nationaliste. Surtout, elles organisent la solidaritĂ© concrĂšte dans les lieux du quotidien, comme le quartier ou l’entreprise. Cette socialisation politique des femmes favorise la structuration de l’action collective et l’émergence des mouvements sociaux. Actives dans les partis communistes, les femmes luttent pour les droits sociaux et politiques. Elles soutiennent les grĂšves fĂ©minines.

En 1956, Bourguiba se veut rĂ©formateur et laĂŻc. Les revendications des fĂ©ministes modĂ©rĂ©es peuvent aboutir. Des modifications juridiques amĂ©liorent la condition des femmes. Par exemple, l’avortement est lĂ©galisĂ© et l’enseignement public se gĂ©nĂ©ralise. MĂȘme si les femmes conservent un statut infĂ©rieur dans le cadre du mariage et de l’hĂ©ritage. « En fait, le respect de la norme patriarcale et sa lĂ©gitimation par la rĂ©fĂ©rence Ă  la religion ont limitĂ© la volontĂ© de rĂ©former la sociĂ©tĂ© tunisienne et de favoriser l’émancipation des femmes Â», observent Dorra Mahfoudh et Amel Mahfoudh. De plus, les associations de lutte disparaissent.

Le fĂ©minisme d’Etat crĂ©e l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT). Cette association bĂ©nĂ©ficie d’importantes de ressources financiĂšres et de relais institutionnels. Mais elle semble peu autonome par rapport Ă  l’Etat-Parti. Elle refuse de remettre en cause certaines valeurs sociales et familiales. Les mouvements d’opposition et de contestation se trouvent alors marginalisĂ©s. En 1987, Ben Ali poursuit cette tradition du fĂ©minisme d’Etat. Il met en place des infrastructures censĂ©es amĂ©liorer la vie des femmes. Mais il limite la libertĂ© d’expression des femmes contestataires et peut davantage les rĂ©primer.

    Tunisie : l’égalitĂ© femmes-hommes entre dans la Constitution

FĂ©minisme autonome en Tunisie

 

Le fĂ©minisme autonome se dĂ©veloppe en Tunisie dans le contexte des annĂ©es 1970. Le mouvement Ă©tudiant et les grandes grĂšves favorisent un bouillonnement contestataire. Les luttes fĂ©ministes rendent publiques des questions qui relĂšvent jusque lĂ  de la sphĂšre privĂ©e : garderie, partage des tĂąches domestiques, inĂ©galitĂ©s des salaires. Des espaces culturels favorisent l’organisation des femmes. « Le point commun qui reliait toutes les fondatrices Ă©tait la volontĂ© d’ĂȘtres autonomes et critiques par rapport Ă  la politique patriarcale et Ă  la politique d’exclusion des partis d’opposition et en particulier de l’Etat-Parti ; elles refusent notamment le financement de ce dernier Â», prĂ©cisent Dorra Mahfoudh et Amel Mahfoudh. Dans les annĂ©es 1980, les luttes des femmes relient le privĂ© et le public. Elles insistent sur la dimension sociale. Elles dĂ©noncent notamment les inĂ©galitĂ©s et les rapports de domination dans la famille, l’exploitation dans le travail, le contrĂŽle sur les corps et la sexualitĂ©.

La rĂ©volte de 2011 amorce un nouveau processus politique. Cette insurrection « a bouleversĂ© le rapport entre l’Etat et la sociĂ©tĂ© et a annoncĂ© une transformation dans les modes de pensĂ©e et dans l’organisation sociale Â», analysent Dorra Mahfoudh et Amel Mahfoudh. La sociĂ©tĂ© tunisienne bĂ©nĂ©ficie d’un dynamisme sans prĂ©cĂ©dant. Une multitude de structures se dĂ©veloppent avec de nouvelles possibilitĂ©s d’action collective. Mais ces associations ne s’inscrivent pas dans une remise en cause de l’ordre social.

Des groupes estiment que la dĂ©mocratie et la citoyennetĂ© peuvent permettre le renforcement du droit des femmes et la lutte contre le patriarcat. Des groupes musulmans apportent une aide concrĂšte et matĂ©rielle aux femmes mais sans remettre en cause les reprĂ©sentations inĂ©galitaires et patriarcales. Des groupes islamistes incarnent une dimension rĂ©actionnaire avec la soumission de la femme dans la famille. Ils portent un discours misogyne, patriarcal et archaĂŻque pour imposer de nouvelles discriminations et des violences envers les femmes. Le gouvernement islamiste apparaĂźt comme un danger pour le droit des femmes. Des associations s’organisent pour lutter contre la rĂ©islamisation de la sociĂ©tĂ©. Surtout, en aoĂ»t 2012, des manifestations exprime cette nouvelle lutte pour le droit des femmes.

 

   

Contradictions du féminisme en Algérie et au Maroc

 

FĂ©riel Lalami Ă©voque les difficultĂ©s des mobilisations fĂ©ministes en AlgĂ©rie. Durant la dĂ©cennie noire des annĂ©es 1990, les islamistes commettent de nombreux massacres. Face Ă  une idĂ©ologie violente et rĂ©actionnaire, notamment pour les femmes, les associations se rangent du cĂŽtĂ© du rĂ©gime militaire. Les fĂ©ministes sont alors soumises Ă  un Etat autoritaire qui limite les libertĂ©s publiques. Elles continuent d’interpeller les autoritĂ©s mais n’ont plus recours aux manifestations de rue.

 

RabĂ©a Naciri prĂ©sente le mouvement des femmes au Maroc en 2006. Les organisations de gauche participent au mouvement pour le droit des femmes. Ensuite, les fĂ©ministes luttent pour l’égalitĂ© entre les hommes et les femmes. Elles dĂ©veloppent Ă©galement une approche de la dĂ©mocratie et un regard singulier sur les diffĂ©rents enjeux politiques. « Le fĂ©minisme marocain se veut Ă  la fois une vision progressiste de la sociĂ©tĂ© et une approche qui tend Ă  transformer cette sociĂ©tĂ© et Ă  agir sur elle en conformitĂ© avec cette vision Â», dĂ©crit RabĂ©a Naciri.

Le fĂ©minisme marocain Ă©merge durant les annĂ©es 1980. Des structures autonomes permettent aux femmes elles-mĂȘmes de prendre en charge la transformation de leur condition. L’égalitĂ© entre hommes et femmes devient un sujet politique qui n’est plus noyĂ© dans le progressisme de gauche. Le statut de la femme dans la famille devient un enjeu politique central. Cette lutte permet un renforcement dĂ©mocratiques.

NĂ©anmoins, les associations restent interclassistes et valorisent l’intĂ©gration citoyenne des femmes. Au Maroc, c’est le fĂ©minisme rĂ©formiste qui semble prĂ©dominer, avec ses nombreuses limites. Il s’appuie sur les textes religieux pour revendiquer l’amĂ©lioration de la condition des femmes. Ensuite, ce fĂ©minisme s’adresse surtout Ă  l’Etat et ne cherche pas Ă  mobiliser la population, notamment les jeunes et les classes populaires.

 

Houria Alami M’Chichi revient sur les fĂ©minismes marocains contemporains. En 2011, un mouvement de rĂ©volte Ă©clate Ă©galement au Maroc. « NĂ©es de maniĂšre sporadique de diverses revendications, ces rĂ©voltes ont fini par aboutir Ă  un mouvement global de contestation porteur d’une dimension utopique partagĂ©e et d’une aspiration gĂ©nĂ©rale Ă  repenser et Ă  changer le systĂšme politique Â», souligne Houria Alami M’Chichi. Les femmes peuvent alors descendre dans la rue et prendre la parole pour exprimer leur dĂ©sir de changement social.

Pourtant, les fĂ©ministes historiques ne participent pas immĂ©diatement Ă  ce mouvement du 20 fĂ©vrier. Elles considĂšrent que cette contestation globale peut noyer les revendications spĂ©cifiques des femmes, ce qui n’est pas le cas. Surtout, elles se montrent rĂ©ticentes Ă  manifester Ă  cĂŽtĂ© des islamistes. Mais elles participent Ă  ce mouvement qui permet une nouvelle constitution. L’égalitĂ© et la paritĂ© sont reconnues. MĂȘme si la monarchie et la religion restent considĂ©rĂ©es comme des piliers intouchables. Le discours sur l’égalitĂ© est donc vidĂ© de tout contenu concret. Mais le mouvement du 20 fĂ©vrier permet surtout de renouveler le fĂ©minisme, notamment dans la jeunesse. Les actions ponctuelles par rapport Ă  des problĂšmes concrets priment sur les longs combats historiques.

 

A l'encontre » AlgĂ©rie. Les  Ă©tudiant·e·s Ă  nouveau dans la rue: «PoĂ©sie urbaine, guĂ©rilla moderne»

 

FĂ©minismes et luttes sociales

 

Ce numĂ©ro de la revue Nouvelles Questions FĂ©ministes jette un regard historique et politique sur des luttes fĂ©ministes mĂ©connues. Cette revue aspire Ă  montrer la diversitĂ© des fĂ©minismes sans se contenter de sa version occidentale et dĂ©mocratique. L’approche historique de ces articles, particuliĂšrement bien informĂ©s, permet de montrer l’évolution des fĂ©minismes et de les restituer dans leur contexte politique.

NĂ©anmoins, le fĂ©minisme intersectionnel de la revue peut alimenter la confusion politique. Cette approche permet de s’attacher au contexte dans lequel se dĂ©veloppe le fĂ©minisme. Elle dĂ©fend une approche pragmatique des luttes. Les femmes doivent s’organiser de maniĂšre autonome et lutter avec les moyens qui sont mis Ă  leur disposition. NĂ©anmoins, cette approche valorise un certain relativisme culturel.

Le rapport Ă  l’islamisme rĂ©vĂšle de nombreuses ambigĂŒitĂ©s. Les articles montrent bien la dimension rĂ©actionnaire de l’idĂ©ologie islamiste. Mais certains passages valorisent le fĂ©minisme rĂ©formiste qui s’appuie sur la religion. Les fameuses fĂ©ministes islamiques sont sans doute courageuses et luttent avec leurs faibles armes.

NĂ©anmoins, la rĂ©flexion politique consiste Ă©galement Ă  se projeter au-delĂ  des contraintes immĂ©diates pour proposer des perspectives Ă©mancipatrices et rĂ©volutionnaires. Les luttes concrĂštes et les revendications immĂ©diates se rĂ©vĂšlent indispensables. Mais elles doivent aussi permettre de s’inscrire dans une perspective de rupture avec le patriarcat et le capitalisme.

Il manque Ă©galement une analyse de classe. Les associations fĂ©ministes sont mĂȘme trop valorisĂ©es par la revue par rapport aux mouvements sociaux. Ces groupes semblent peu implantĂ©s dans la jeunesse et les classes populaires. Ce sont surtout les femmes des classes aisĂ©es qui dirigent ces groupes. Surtout, les associations se tournent avant tout vers l’Etat et semblent soumises aux institutions.

La revue Nouvelles Questions Féministes se focalise également sur le féminisme historique. Les nouveaux féminismes qui surgissent avec les soulÚvements de 2011 sont peu évoqués. Le rÎle des femmes dans ces mouvements et leurs pratiques de lutte sont également peu analysés. Mais la gauche française connaßt surtout les vieilles associations progressistes du Maghreb qui semblent déconnectées des révoltes de 2011. La spontanéité et la créativité du mouvement semble difficiles à saisir pour des universitaires. Pourtant, de nombreuses femmes se sont politisées à travers ces révoltes qui bouleversent tous les aspects du quotidien.

 

Source : Amel Mahfoudh et Christine Delphy (coord.), « FĂ©minismes au Maghreb Â», Revue Nouvelles Questions FĂ©ministes, Volume 33 N°2, Antipodes, 2014

Extraits publiĂ©s dans le portail Cairn 

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Pour aller plus loin :

VidĂ©o : Anissa Daoud, Notre femme dans la sociĂ©tĂ© et la politique, documentaire diffusĂ© en 2015

VidĂ©o : FĂ©ministes ; Voix et Voie-s | Episode 5 – Dorra Mahfoudh, mis en ligne le 30 juillet 2020  

VidĂ©o : De quelle AlgĂ©rie rĂȘvez-vous ?, mis en ligne sur le site du journal Le Monde le 16 avril 2019

VidĂ©o : Dorra Mahfoudh, Aperçu sur les sciences sociales en Tunisie, confĂ©rence mise en ligne le 1er mars 2019 

VidĂ©o : 2016 : “Femmes et Ă©ducation : quelles actions pour l’émancipation ?”, colloque mis en ligne le 3 fĂ©vrier 2017

Radio : Ă©missions avec Feriel Lalami Fates diffusĂ©es sur France Culture 

Radio : Feriel Lalami et Akram BelkaĂŻd, Ă©mission diffusĂ©e sur France Inter le 10 mars 2019

Radio : Ă©missions avec Christine Delphy diffusĂ©es sur France Culture  

Radio : Les luttes des femmes des annĂ©es 1968 – Christine Delphy, Ă©mission mise en ligne sur le site Sortir du capitalisme

Abderrahmane Moussaoui, « Nouvelles Questions Féministes, vol. 33(2), 2014, Féminismes au Maghreb, coordination éditoriale de Christine Delphy, Amel Mahfoudh. », publié dans la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée n°139 en juin 2016

Dounia Hadni, Comment ĂȘtre fĂ©ministe et musulmane ?, publiĂ© sur le site du journal LibĂ©ration le 19 dĂ©cembre 2017

ConfĂ©rence : Femmes en rĂ©volutions de l’AlgĂ©rie au Soudan, publiĂ© sur le site de l’association Humans for Women le 6 novembre 2019 

Nadir Dendoune, « Le fĂ©minisme n’est pas une guerre contre les hommes, mais contre leurs privilĂšges », publiĂ© sur le site du journal Le Courrier de l’Atlas le 26 juin 2019 

Abir KrĂ©fa et AmĂ©lie Le Renard, Genre et fĂ©minismes au Moyen-Orient et au Maghreb. Un extrait, publiĂ© sur le site de la revue Contretemps le 15 mai 2020 

Articles d’Amel Mahfoudh publiĂ©s sur le portail Cairn 

Articles de Christine Delphy publiĂ©s sur le portail Cairn  

Articles de Dorra Mahfoudh publiĂ©s sur le portail Cairn  

Articles de Feriel Lalami publiĂ©s sur le portail Cairn




Source: Zones-subversives.com