Il reste difficile de s’organiser, même à l’échelle locale. Les luttes de quartiers se heurtent à la répression de l’Etat et des pouvoirs municipaux. Pourtant, ce sont des révoltes locales qui portent les questions des violences policières, du logement et de la précarité. 

Les classes populaires sont considérées comme dépolitisées et enfermées dans un repli individualiste. Pourtant, de nombreuses luttes secouent les quartiers populaires. Des mouvements pour le logement ou contre les violences policières s’appuient des formes d’auto-organisations des habitants des cités. Cette politique du quotidien s’oppose au sentiment d’injustice et aux inégalités sociales. Les révoltes de 2005 ont montré cette capacité politique. Mais ces luttes sociales se heurtent à une importante répression.

Les associations de quartier un peu combatives subissent de nombreuses contraintes. Coupes de subventions, difficultés à accéder à des locaux pour se réunir, disqualifications des militants, amendes et parfois procès rendent difficile l’engagement. Les pouvoirs publics empêchent le développement d’actions collectives dans les quartiers populaires. Ce qui s’apparente à de la répression. Le sociologue Julien Talpin évoque ces luttes sociales et les méthodes pour les réprimer dans le livre Bâilloner les quartiers.

 

                               

 

Luttes de l’immigration et des quartiers populaires

 

Antonio Gramsci explique l’absence de révolte des classes populaires par l’emprise de l’idéologie dominante, à travers l’école et les médias. Mais des formes de résistances perdurent malgré tout et la domination n’est jamais indépassable. La répression permet également de désamorcer les conflits. La disqualification symbolique, comme « racaille » ou « anarcho-autonomes », permet la marginalisation des personnes en lutte. Ensuite, la répression passe aussi par des contraintes physiques et matérielles.

Grégoire Chamayou montre comment les patrons ont réorganisé les entreprises pour réprimer les grèves et les conflits dans le monde du travail. Mais les luttes de l’immigration et des quartiers ne passent plus par les grèves dans les usines. La fragmentation du monde du travail et la précarisation rendent plus difficile la lutte dans l’entreprise. Beaucoup de personnes sont également éloignées du salariat, comme les chômeurs, les femmes au foyer ou les retraités. C’est alors le quartier qui devient l’espace de la contestation. Les luttes concernent souvent l’accès à un logement digne et le refus des rénovations urbaines qui augmentent les prix des loyers. Mais les méthodes de répression s’apparentent à celles utilisées par les patrons dans les entreprises. Elles visent à contrôler et à domestiquer pour imposer la paix sociale.

Les luttes des quartiers semblent éloignées des partis de gauche. Les mouvements sociaux deviennent plus autonomes depuis les années 1968. Surtout, la gauche ne comprend pas les évolutions de la société. Les partis restent composés par une petite bourgeoisie intellectuelle souvent fonctionnaire ou avec un emploi stable. Les problèmes liés à la précarité et au chômage semblent méconnus par la vieille gauche. Dans les années 1980, le Parti socialiste récupère la Marche pour l’égalité et fonde SOS Racisme. En 2005, les émeutes ne sont évidemment pas soutenues par des partis légalistes. Les habitants préfèrent alors s’organiser de manière autonome. Ils peuvent s’opposer à la gauche qui tient le pouvoir à l’échelle locale ou nationale.

Les habitants s’organisent face à un problème commun. Les collectifs s’attachent à préserver un ancrage local pour défendre les intérêts de la population. Les luttes de l’immigration restent traversées par des pratiques diverses. Le PIR regroupe surtout des intellectuels qui insistent sur la bataille idéologique contre le postcolonialisme. Les articles et les tribunes priment sur les conflits sociaux. Au contraire, la tradition du Mouvement de l’immigration et des banlieues (MIB) reste ancrée dans les luttes locales. Le Comité Vérité et Justice pour Adama s’inscrit dans cette filiation. Le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP), fondé par Saïd Bouamama, relie les deux traditions entre bavardage idéologique et lutte concrète. Les sociologues tentent d’unifier ces différents collectifs derrière la question de la race. Mais ce sont davantage des mouvements qui se dressent contre les inégalités sociales et territoriales.

      De gauche à droite : Samir, Tarek, Abdennour, Pierre Didier et Mognis

 

Répression policière et judiciaire

 

La répression des mouvements sociaux passe souvent par la violence. Les méthodes de contre-insurrection à la française ont permis d’écraser les luttes anticoloniales. Les Black Panthers ont subit la prison et des assassinats. Actuellement, les manifestations des Gilets jaunes se traduisent souvent par des blessures et des mutilations. Les habitants des cités subissent d’autant plus la répression qu’ils sont ciblés par les forces de l’ordre au quotidien. Contrôle au faciès, insultes et racisme sont banalisés. La violence d’Etat tue dans les quartiers. Mais les militants se heurtent davantage à la justice, avec des procès pour outrage et rébellion ou pour diffamation.

En 2016, quelques mois après la mort d’Adama Traoré, le Comité Adama décide d’occuper le conseil municipal. Peu de temps après, les frères Traoré sont emprisonnés. En 2007, des émeutes éclatent à Villiers-le-Bel après la mort de deux jeunes percutés par une voiture de police. 33 personnes sont jugées avec des peines de 12 mois de prison avec sursis jusqu’à trois ans ferme. Plus généralement, toutes les personnes qui se révoltent contre un ordre social injuste se heurtent à la répression. « Dans les conjonctures plus routinières, ce sont les arrestations pour infractions à dépositaires de l’autorité publique qui constituent autant de rappels à l’ordre pour celles et ceux qui voudraient organiser la révolte », observe Julien Talpin.

La condamnation pour « outrage et rébellion » permet de réprimer la contestation politique. Dans les années 1990-2000, les militants proches du MIB ont subit ces attaques judiciaires. L’association Bouge qui bouge de Damarie-les-Lys est créée en 1997 après un crime policier. Au printemps 2002, deux jeunes sont à nouveau tués par les forces de l’ordre. Le Ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, porte plainte pour le tract « La BAC tue encore, la justice couvre toujours ». Les institutions excluent également Bouge qui bouge de son local. Ce qui débouche vers l’usure des militants et vers une démobilisation de l’association.

L’association Justice pour le Petit-Bard est créée à Montpellier après un incendie mortel dans l’une des barres du quartier. Le collectif porte la revendication des habitants qui veulent continuer à vivre sur place sans augmentation de loyer. Il s’oppose ainsi au projet de rénovation urbaine. Des permanences et des occupations de locaux permettent d’empêcher les expulsions des habitants. En septembre 2013, le collectif s’oppose à la police qui veut expulser des personnes âgées sans solution de relogement. Une centaine de CRS sont présents. Plusieurs membres de l’association et de la famille sont interpellés. Malgré l’important soutien militant, cette répression provoque l’usure du collectif. Néanmoins, Justice pour le Petit-Bard contribue à la politisation du quartier. Des mères de famille lancent une lutte contre la ségrégation sociale et territoriale à l’école.

Les procès en diffamation permettent également de museler la critique sociale. En 2002, Nicolas Sarkozy porte plainte contre le groupe de rap La Rumeur. « Les rapports du Ministère de l’Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu’aucun assassin n’est était inquiété », lance Hamé dans une interview. Il est finalement relaxé. Mais ces procès peuvent provoquer l’usure et visent à intimider. Assa Traoré, figure du Comité Adama, est ciblée par la justice pour diffamation après des posts sur Facebook. Le discours critique est accusé d’inciter à la lutte. « Radicaliser voire souder une jeunesse en quête de révolte, telle est la crainte exprimée en creux par ces rappels à l’ordre », souligne Julien Talpin. Les policiers ciblés ne le sont pas en tant qu’individus mais comme représentants de l’institution chargée du maintien de l’ordre.

         

           

 

Répression des institutions politiques

 

La disqualification permet également d’étouffer la contestation. Des affrontements symboliques pour la définition des problèmes deviennent importants. Les émeutes de 2005 ont été disqualifiées. Les révoltés sont accusés d’être des « voyous » ou des « islamistes ». Ce qui vise à nier la dimension politique des émeutes.

Les gouvernements ont contribué à la spacialisation de la question sociale. Le problème des quartiers n’est plus le chômage et la misère, mais l’absence de mixité et d’espaces verts. Désormais, les pouvoirs favorisent une islamisation des collectifs de lutte. Dès le début des années 1980, les grévistes de Talbot Poissy sont accusés d’être des islamistes. Peu après le 11 septembre 2001, les militants de Bouge qui bouge sont même traités de « terroristes islamistes » par un député. En revanche, les véritables réseaux islamistes sont grassement subventionnés. L’état d’urgence et la législation anti-terroriste associent la disqualification à la répression de l’action collective.

La démocratie participative permet d’encadre la parole des habitants pour désamorcer toute forme de contestation. Le Grand Débat imposé après la révolte des Gilets jaunes a d’ailleurs permis au gouvernement de reprendre le contrôle. Après les émeutes aux Minguettes et à Vénissieux de 1981, la gauche au pouvoir met en place les espaces de concertation de la politique de la Ville. La démocratie participation doit permettre la pacification sociale.

Les débats visent à disqualifier les opposants qui refusent le cadre de la discussion rationnelle. Les contestataires passent pour des agitateurs aux pratiques peu démocratiques. Le Grand Débat a permis d’affaiblir le mouvement des Gilets jaunes sans que les mois de bavardage ne débouchent sur la moindre mesure concrète. La municipalité de Roubaix multiplie les réunions de concertations. Peu de personnes y participent et aucune décision n’est modifiée à l’issue de ces discussions. Mais ce dispositif permet de briser le front de la critique au nom de la transparence et de la démocratie.

 

Le clientélisme permet au pouvoir local d’attribuer des subventions à des associations en échange d’un soutien électoral. Ce qui empêche l’autonomie des luttes. A Roubaix, la Table de quartier s’organise contre le projet de rénovation urbaine. Mais des associations abandonnent cette dynamique collective de peur de perdre leurs subventions. Ensuite, la municipalité multiplie les rendez-vous avec les habitants les plus critiques pour leur promettre d’améliorer leur situation personnelle. L’individualisation des questions de relogement doit briser la solidarité collective.

Cesare Matina observe le système clientéliste à Marseille. Les porte-parole d’associations communautaires font remonter aux responsables politiques les demandes d’aide, de services, de recommandations pour un emploi ou un logement. Ils jouent le rôle d’intermédiaire. Ensuite, les travailleurs sociaux jouent un rôle d’encadrement. Ils sont souvent salariés par des associations subventionnées et doivent imposer la pacification sociale pour conserver leur emploi. Ce n’est pas l’activité sociale et culturelle qui détermine le versement de subventions, mais uniquement le soutien au pouvoir local au moment des élections.

Le Comité Adama préfère rester autonome pour ne pas dépendre des pouvoirs publics. Il se finance à travers la vente de t-shirt et l’organisation de concerts. Les associations qui passent leur temps à chercher des subventions veulent davantage se développer plutôt que de défendre les intérêts du quartier. Le financement influence également les pratiques des associations. Les pouvoirs publics préfèrent financer des conférences d’éducation populaire plutôt que des actions directes. « Le manque de moyens financiers réguliers, la précarité sociale des militants et l’intériorisation de cette précarité entraînent une hémorragie interne et une déperdition de l’expérience acquise, avec son corrolaire, le sentiment d’un éternel recommencement », analyse Mogniss Abadallah.

 

Assa Traoré, la sœur d’Adama Traoré, lors de la manifestation devant le tribunal judiciaire de Paris, le 2 juin.

 

Sortir du du confusionnisme et du citoyennisme

 

Le livre de Julien Talpin permet de nourrir la réflexion politique. Son approche se révèle particulièrement stimulante. Plutôt que d’une sociologie banalement théorique et surplombante, Julien Talpin pose son regard au ras du bitume des luttes sociales. Il s’appuie sur des exemples concrets de répression et présente les diverses formes de lutte qui agitent les quartiers. Julien Talpin sort du cadre académique pour nourrir la réflexion politique des luttes sociales. Le sociologue présente les diverses formes de répression, de la plus brutale jusqu’à la plus subtile comme la démocratie participative. Cette approche permet de porter un regard politique sur la répression qui vise avant tout à empêcher de s’organiser pour lutter.

Néanmoins, Julien Talpin élude la répression qui provient de la religion. La mouvance « anti-islamophobe » ne veut pas faire le jeu des médias qui ciblent une religion pour attaquer la population musulmane ou supposée telle. Ensuite, Julien Talpin insiste sur le rôle positif de la religion dans la politisation, sur le modèle du community organizing. Mais le rôle des religieux se révèle la plupart du temps néfaste. Certes, il est possible d’intégrer l’influence des islamistes dans le cadre des réseaux clientélistes pertinemment évoqués. Mais les exemples de répressions plus directes ne manquent pas. L’association Bouge qui bouge a fait l’objet d’intimidations de la part du recteur de la mosquée d’Evry. Les religieux veulent encadrer les luttes et œuvrent à la pacification sociale. Les appels au calme durant les émeutes de 2005 sont en majorité venus des religieux. Sans faire du danger islamiste une obsession, il semble indispensable d’évoquer ce rôle répressif de la religion.

 

Mais une confusion bien plus importante est alimentée par Julien Talpin. Le sociologue fait le choix d’englober parmi les luttes de quartiers tout un ensemble de collectifs qui n’ont rien à voir entre eux. Le MIB, le PIR, les citoyennistes de l’Alliance de Grenoble et de Pas sans nous, des personnalités comme Hadama Traoré, les Verts de Roubaix, le CMF et l’UOIF, Rokhaya Diallo, Mwasi, Lallab, BDS ou encore Sud Education 93.

Soit ces collectifs et comptes Twitter s’ignorent, soit ils s’opposent par des débats vifs. Cette posture de tout mélanger provient de la « neutralité axiologique » du sociologue qui vise à ne pas porter de jugement politique sur les collectifs. Pire, Julien Talpin transpire ce mythe de l’unité qui vise à rassembler diverses luttes, souvent derrière le vote en faveur de la gauche. Il semble également pertinent de montrer les clivages et les débats qui traversent les luttes de quartiers. Surtout que ces divergences s’ancrent dans des pratiques de lutte opposées.

Julien Talpin propose d’ailleurs une distinction au début du livre, pour ensuite ne plus en tenir compte. La plupart de ces collectifs insistent sur la violence symbolique. Leur pratique consiste à faire des conférences et de s’agiter sur les réseaux sociaux pour se victimiser. En revanche, des collectifs de lutte tiennent des permanences pour s’organiser face à des problèmes concrets liés au logement ou à la précarité. La Marche pour la dignité a d’ailleurs fait l’objet de débats entre des intellectuels déconnectés des luttes et des collectifs avec un véritable ancrage local. Ce sont évidemment les pratiques d’action directe, d’auto-organisation et de lutte concrète qui doivent être encouragées. Le reste n’est que bavardage inoffensif.

 

Julien Talpin alimente le débat sur la répression. Il a effectivement le grand mérite de s’appuyer sur des exemples concrets plutôt que sur des propos sociologiques et idéologiques plus nébuleux. Mais son  approche politique et pratique de la répression peut également se noyer dans la confusion citoyenniste. Julien Talpin tombe dans le travers répandu qui vise à distinguer les militants politiques des « droits communs ». La délinquance et le banditisme ne sont plus perçus comme des phénomènes sociaux et politiques. Pourtant, les délinquants sont bien souvent des exploités qui tentent de sortir de leur condition de misère.

Surtout, cette séparation entre militants et « droits communs » renoue avec une posture marxiste-léniniste. Les militants sont alors perçus comme une avant-garde prestigieuse qui doit mépriser le menu fretin de la délinquance ordinaire. Cette posture vise à se distinguer de la masse des exploités pour affirmer un statut de supériorité en tant que militants. Cette démarche débouche vers des discours innocentistes qui visent à distinguer les méchants casseurs ou émeutiers des gentils militants. Ce qui divise la lutte et ne permet pas une défense collective face à la répression.

Mais cette approche semble également liée à l’idéologie citoyenniste de Julien Talpin. Il a le mérite de proposer des perspectives de lutte, mais qui ne sont pas à la hauteur des enjeux. Le sociologue se spécialise sur les luttes de quartiers et délaisse une approche globale. Ces collectifs d’habitants ne peuvent ensuite que se contenter de faire pression sur les pouvoirs locaux. La démocratie participative, le RIC et le municipalisme doivent ensuite régler tous les problèmes.

Au contraire, il semble important d’insister sur l’autonomie des luttes. Les mouvements sociaux doivent devenir indépendants des partis, des syndicats et de toutes les institutions. Mais ils doivent également refuser de collaborer avec la gauche, que ce soit la « gauche blanche » ou la « gauche indigène ». Ces groupuscules sont ensuite entraînés dans le bourbier électoraliste et institutionnel. Les luttes sociales ne doivent pas se contenter d’interpeller les partis et les institutions, mais elles doivent les détruire. Le seul débouché des luttes, c’est la révolution sociale avec la destruction de toutes les formes de hiérarchies et d’exploitation. Ainsi, les luttes de quartiers s’inscrivent dans un mouvement bien plus vaste d’insurrections et de révoltes globales.

 

Source : Julien Talpin, Bâilloner les quartiers. Comment le pouvoir réprime les mobilisations populaires, Les étaques, 2020

Extrait publié sur le site de la revue Contretemps

Articles liés :

Les luttes de quartiers à Los Angeles

Le modèle du community organizing en France

Les luttes dans les cités des Mureaux

Le rap tranchant de La Rumeur

Black Lives Matter et la révolte noire américaine

 

Pour aller plus loin :

Vidéo : Mouvement de l’Immigration et des Banlieues – Chronique 2001-2002, documentaire de Reynald Bertrand mis en ligne sur le site BBoyKonsian le 1er janvier 2014 

Vidéo : Samir B. Elyes : plus de 20 ans de lutte contre l’impunité policière, mis en ligne sur le site Le Média le 29 juin 2020

Vidéo : Justice pour le petit bard, mis en ligne par Primitivi le 22 janvier 2019

Vidéo : Rencontre/Débats avec Julien Talpin : « Bâillonner les quartiers » au 19.59, enregistrée par le Sarcelloscope

Radio : Agenda des luttes du 28.01.2020, mis en ligne sur la radio Fréquence Paris Plurielle

Radio : Rencontre débat avec Julien Talpin, diffusée sur Pastel FM le 3 février 2020

Radio : Tristan Goldbronn, Quartiers populaires : comment s’organiser pour lutter ? Entretien avec Julien Talpin, émission diffusée sur Radio Parleur le 13 avril 2019

Radio : Martin Bodrero, Pensez les luttes : dans les quartiers, la pandémie sous pression policière, émission diffusée sur Radio Parleur le 21 mai 2020

Radio : Comment améliorer la démocratie au niveau local ?, émission diffusée sur France Inter le 17 janvier 2020

Radio : Justice pour le Petit Bard : clap de fin ?, émission diffusée sur France Inter le 19 juin 2016

Radio : Dammarie : Bouge qui Bouge, émission Là-bas si j’y suis diffusée le 22 octobre 2004

Julien Talpin, Comment la démocratie locale bâillonne les quartiers populaires, publié sur le site Médiacités le 24 février 2020

Julien Talpin, Roubaix, quand la République fait sécession, publié dans le journal Libération le 27 février 2020

« Bâillonner les quartiers » : mobilisations populaires et dispositifs participatifs, publié sur le site La Rotative le 11 mars 2020

Abdellali Hajjat, Quartiers populaires et désert politique, publié dans le site du journal Le Monde diplomatique 

« Nos quartiers ne sont pas des déserts politiques ». Entretien avec Samir du Mouvement de l’Immigration et des Banlieues, paru dans lundimatin#93, le 16 février 2017

Isabelle Berry-Chikhaoui & Lucile Medina, « Justice pour le Petit Bard ». Contester la rénovation et imposer la participation, publié dans le site Metropolitiques le 9 avril 2018

Fabien Jobard, Dammarie-lès-Lys : chronologie 2002-2003, publié dans la revue Vacarme n°21 le 2 octobre 2002

Marc Pivois, Une association ciblée par la police, publié dans le journal Libération le 2 mai 2003 

Marc Pivois, Une association de Dammarie-les-Lys privée de réunion, publié dans le journal Libération le 4 octobre 2003 

Alexandre Piettre, Entre l’urbain et le social, un espace politique ? Histoire et devenir du quartier de la Plaine du Lys à Dammarie-les-Lys à l’aune de la mobilisation politique de l’association « Bouge qui Bouge », publié dans la revue L’Homme & la Société n° 160-161 en 2006

Saïd Bouamama, Violences policières : Une colère populaire qui vient de loin face au déni politique, publié le 22 juin 2020

Inès Belgacem et Nnoman Cadoret, Le Mouvement de l’immigration et des Banlieues, matrice politique du comité Adama, publié sur le site Street Press le 19 juin 2020


Article publié le 16 Juil 2020 sur Zones-subversives.com