Avril 7, 2021
Par Le Monde Libertaire
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Nous avons reçu la lettre ci-dessous. Sur les amphis désertés on écrit ton nom. Solidarité.

Bonjour,

Nous souhaitons porter à votre connaissance les pratiques du CROUS qui perçoit des loyers pour des logements étudiants inoccupés.

On se souvient que lors du premier confinement en mars – avril – mai 2020, il y eut un moratoire sur les loyers pour les étudiants.

Le CROUS a cependant changé de pratique lors de la seconde phase de la pandémie en novembre 2020.

Les étudiants étant dans une incertitude anxiogène et permanente quant au déroulement des cours, leur est imposé de payer leurs loyers : “le droit commun s’applique concernant la redevance mensuelle” nous indique le directeur général du CROUS de Rennes – sans pour autant occuper leurs chambres de 9 m2.

Ce qu’on leur propose : une heure de cours en présentiel hebdomadaire.
Clairement, l’attribution d’une chambre CROUS se définit prioritairement par des critères sociaux, ainsi qu’un éloignement géographique du lieu d’études.
Aussi, de nombreux étudiants renoncent à ce cours unique sur la semaine, sollicitant une dérogation pour éviter des déplacements coûteux en sus du paiement de leur loyer.

On pourrait presque songer qu’un unique cours hebdomadaire justifierait le réglement d’un loyer mensuel.
On constate foule de discours concernant la santé psychologique de nombre d’étudiants fragilisés par un contexte délétère, cependant la précarisation semblerait être une forme organisée de gestion par certaines institutions sous l’autorité de l’État.

Nous faisons l’amer constat d’un acharnement à exclure du système universitaire les étudiants les plus pauvres.

A ce sujet, nous sommes prêts à en témoigner.

Des parents indignés.




Source: Monde-libertaire.fr