Octobre 6, 2022
Par Le Mouton Noir (QC)
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L’autrice fait partie de l’Initiative de journalisme local

L’écart se creuse entre les ménages qui ont les revenus les plus élevés et ceux qui ont les revenus les plus bas, selon un rapport de Statistique Canada.

En hausse de 0,2 point de pourcentage, l’écart de revenu disponible entre les ménages les plus riches et les ménages les plus pauvres[1] a atteint 43,3 % au deuxième trimestre, ce qui représente l’écart le plus élevé depuis le début de la pandémie.

L’augmentation des salaires et traitements pour la tranche des 20 % les plus riches a été 7 fois plus élevée (à 46 805 $) que pour la tranche des 20 % les plus pauvres (à 6 415 $). En proportion de leur revenu, cela représentait toutefois une hausse de 11,3 % pour les ménages ayant les revenus les plus faibles, comparativement à 1,2 % pour les ménages ayant les revenus les plus élevés.

La fin des prestations liées à la pandémie

Bien que la pénurie de main-d’œuvre ait exercé une pression à la hausse sur les salaires, le revenu disponible moyen des ménages les plus pauvres a diminué de 390 $ (-5,7 %) au deuxième trimestre de 2022. Cette baisse est principalement attribuable à la fin des prestations gouvernementales liées à la pandémie qui représentaient 12,2 % de leur revenu en 2021, mais qui sont tombées à 1,1 % en 2022. La fin de la plupart des mesures de soutien n’a pourtant pas affecté autant le revenu des ménages les plus riches : ces prestations représentaient 0,8 % de leur revenu disponible en 2021.

Les jeunes sont plus particulièrement touchés par les baisses de revenus. Le revenu disponible moyen des jeunes de moins de 35 ans était ainsi en baisse de 618 $ (-2,6 %), alors que le revenu des 35-54 ans était en hausse de 5,8 %, avec une augmentation de 1 602 $.

Les ménages de 65 ans et plus ont aussi eu une baisse de 1 % de leur revenu disponible (-156 $).

L’endettement augmente chez les jeunes

Le ratio d’endettement des ménages de tous les groupes d’âge a augmenté au deuxième trimestre de 2022, mais ces augmentations étaient les plus élevées chez les jeunes, avec une augmentation de 2,4 points de pourcentages. Par comparaison, cette augmentation était de 0,7 point de pourcentages pour les ménages de 55 à 64 ans et de 0,3 pour les ménages de 65 ans et plus.

En mesurant le rapport entre les revenus et les dettes, plus la valeur du ratio d’endettement est grande, plus un ménage s’expose à des vulnérabilités financières dans l’avenir.

Les ménages les moins riches et les plus jeunes risquent ainsi d’être affectés par les variations de l’activité économique, indique le rapport de Statistique Canada : « À l’avenir, à la lumière des pressions économiques récentes sur le bien-être économique du fait de l’augmentation des taux d’intérêt et d’une forte inflation persistante, les ménages pourraient avoir d’autres défis à relever pour maintenir leur bien-être économique, en particulier ceux faisant partie de groupes vulnérables, comme les ménages moins riches et les ménages plus jeunes ».


[1] Les ménages les plus riches ont les deux quintiles de revenus les plus élevés et les ménages les plus pauvres ont les deux quintiles de revenus les plus bas




Source: Moutonnoir.com