Septembre 22, 2022
Par Partage Noir
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S’il ne s’agissait, en l’occurrence, de l’existence d’un homme, d’un des nĂŽtres, il faudrait bĂ©nir cette affaire monstrueuse. Pour la premiĂšre fois, depuis quarante annĂ©es de RĂ©publique bourgeoise, la bataille sociale, qui se poursuit obstinĂ©ment entre les heureux du Capital et les parias du Travail, prend un caractĂšre d’évidence qui frappe et Ă©blouit jusqu’aux plus aveugles. Pour la premiĂšre fois, Ă©clate au grand jour, toute la stupiditĂ© haineuse de la classe dirigeante. Jusqu’à prĂ©sent, la bourgeoisie au pouvoir, masquĂ©e d’indulgence et de gĂ©nĂ©rositĂ©, s’efforçait de dissimuler ses colĂšres et ses frousses. Elle opĂ©rait, discrĂštement, dans l’ombre, Ă  chaque occasion qui lui Ă©tait fournie. Elle opĂ©rait surtout sur les petits, les anonymes, ceux qu’on peut bĂąillonner, Ă©trangler, tuer paisiblement et sans grands risques. Voyez les poursuites et les condamnations obtenues contre les chasseurs de renards. Ils peuvent ĂȘtre comptĂ©s par centaines, ceux qui, en province comme Ă  Paris, tombent obscurĂ©ment sous les coups de notre admirable justice de classe, Mais les autres, les militants connus, les meneurs, les directeurs des mouvements, les reprĂ©sentatifs, la Bourgeoisie se gardait soigneusement d’y toucher, Cela aurait fait trop de bruit, crĂ©Ă© de la perturbation. Cela ne pouvait s’accomplir qu’en plein jour, avec la Cour d’assises offerte contre tribune Ă  l’adversaire, avec le scandale et la publicitĂ©. Et les bourgeois se souciaient fort peu de se lancer dans une aussi dangereuse aventure. Ils prĂ©fĂ©raient attendre, laisser passer. Prudence est mĂšre de la sĂ»retĂ©.

Mais aujourd’hui, cette attitude n’est plus possible. La bataille est trop Ăąpre. Les revendications prolĂ©tariennes deviennent de plus en plus pressĂ©es ; les grĂšves se succĂšdent ; les violences se multiplient. Les travailleurs paraissent dĂ©cidĂ©s Ă  aller jusqu’au bout et Ă  ne nĂ©gliger aucune arme pour aboutir Ă  la victoire. Devant cette formidable menace, la Bourgeoisie affolĂ©e oublie toute prudence. La peur au ventre, les yeux troubles, elle a recours Ă  la poigne. Il faut qu’elle se sauve ; il le faut Ă  tout prix. Et, en attendant la rĂ©pression en masse, les fusillades et les dĂ©portations, les bourgeois apeurĂ©s s’efforcent, en guise d’holocauste, d’offrir Ă  l’Ordre et Ă  la Conservation sociales, la tĂȘte de l’ouvrier Durand, coupable simplement d’ĂȘtre un militant syndicaliste.

On connaĂźt Ă  peu prĂšs l’histoire. En voici, d’ailleurs, succinctement, — les dĂ©tails tels qu’on peut les trouver dans la Vie OuvriĂšre, oĂč le secrĂ©taire de l’Union des syndicats du Havre, le camarade GĂ©eroms, les a clairement exposĂ©s.

Remontons d’abord jusqu’à l’origine de la grĂšve des charbonniers et examinons-en les causes. Les charbonniers forment, au Havre, deux catĂ©gories. Il y a, d’une part, ceux qui travaillent Ă  bord, au dĂ©chargement du charbon, et qui ne sont occupĂ©s pie lorsqu’il y a des bateaux Ă  dĂ©charger, soit trois jours environ sur sept.. Ceux-lĂ  gagnent dans les vingt-sept francs par semaine. Depuis l’installation des crapauds-, sortes de bennes automatiques se chargeant toutes seules, ces malheureux ont vu leur travail se rĂ©duire encore. Ils chĂŽment des semaines entiĂšres, couchant (laps des wagons, mangeant au fourneau Ă©conomique, vivant au petit bonheur. Dans cette premiĂšre catĂ©gorie, l’alcoolisme sĂ©vit naturellement et dans la proportion effrayante de 90 p. 100.

Il y a, ensuite, les ouvriers des chantiers qui mettent le charbon en sacs et le livrent en ville, Ceux-lĂ  gagnent 5 fr. 50 par jour et travaillent six jours par semaine. En tout, on compte, au Havre, prĂšs de 7 000 charbonniers.

Cartoliste

Jusqu’à ces derniers jours, les charbonniers se tenaient, ou Ă  peu prĂšs, en dehors des luttes syndicales. Ils possĂ©daient Ă  peine un embryon de syndicat. Le renchĂ©rissement de denrĂ©es, de multiples grĂšves dans les autres corporations, Ă©veillĂšrent leur attention, jusqu’au jour oĂč brusquement, l’installation d’un nouvel appareil Ă  dĂ©charger vint les menacer et aggraver leur situation. Il faut dire que cet appareil, fourni par un industriel du nom de Clarke est Ă  mĂȘme de dĂ©biter sans interruption 150 Ă  200 tonnes de combustible Ă  l’heure et d’accomplir ainsi le travail de 150 ouvriers. Comment s’étonner, dĂšs lors, de voir les charbonniers s’inquiĂ©ter et, sans prendre position contre le nouvel appareil, rĂ©clamer une augmentation de salaire de 1 franc par jour ? Contre le chĂŽmage fatal occasionnĂ© par le machinisme, ils n’avaient pas d’autres garanties. Jamais grĂšve ne fut mieux justifiĂ©e. Mais les charbonniers, Ă  peine armĂ©s pour la bataille, devaient trouver devant eux (le redoutables forces, parmi lesquelles et au premier plan, la puissante Compagnie GĂ©nĂ©rale Transatlantique. Aussi la bataille menaçait-elle d’ĂȘtre chaude, A la tĂȘte des charbonniers, Jules Durand, leur secrĂ©taire, multipliait ses efforts, risquait des dĂ©marches chez le dĂ©putĂ© Siegfried, chez le maire GĂ©nestal, rĂ©coltait des gros sous pour les grĂ©vistes, C’était lui l’ñme de la grĂšve, l’homme dangereux, l’ennemi dĂ©signĂ© aux coups des puissances patronales.

Brusquement se produisit l’incident DongĂ©. Nous disons incident Ă  dessein. Dans cette malheureuse ville du Havre, les quais du port fourmillent de cabarets, l’alcoolisme triomphe et des rixes mortelles, dans le genre de celle oĂč succomba DongĂ©, sont frĂ©quentes. Nul ne s’en Ă©tonne ni prĂ©occupe outre mesure. Les magistrats se contentent de distribuer quelques annĂ©es de prison et c’est tout.

Le charbonnier DongĂ© Ă©tait prĂ©cisĂ©ment une brute alcoolique. PĂšre de trois enfants, il avait abandonnĂ© sa femme et ses gosses. Traitre, par surcroit, il travaillait pendant la grĂšve, en qualitĂ© de chef de bordĂ©e Ă  la Compagnie Transatlantique. Le 9 septembre, jour du drame, cette sombre brute venait d’accomplir deux jours et deux nuits de travail sans prendre aucun repos. Tout l’aprĂšs-midi, il avait couru de cabaret en bouge, buvant, menaçant ses camarades grĂ©vistes et montrant Ă  tous un revolver et des cartouches achetĂ©s, ce jour mĂȘme, on n’a su dire pourquoi.

Le malheur voulut que ce brave ouvrier, abominable ment saoul, se heurtĂąt, vers le soir, Ă  d’autres charbonniers presque aussi ivres que lui. Comment se passĂšrent exactement les choses ? On l’ignore. Il y eut bataille. DongĂ© Ă©tait armĂ©. Les autres n’avaient que leurs poings. Bref, DongĂ© jetĂ© Ă  terre fut assommĂ©, piĂ©tinĂ© ; il mourait le lendemain Ă  l’hĂŽpital et ses adversaires arrĂȘtĂ©s Ă©taient conduits au poste de police, oĂč, vu leur Ă©tat d’ivresse, on ne put procĂ©der Ă  leur interrogatoire.

Telle est l’histoire. Incident banal. Rixe vulgaire d’ivrognes, telle que la ville du Havre en connaĂźt de trop nombreuses. Mais l’occasion n’était-elle pas excellente, unique, merveilleuse pour crier Ă  la tyrannie syndicale, pour dĂ©noncer la chasse aux renards, les violences grĂ©vistes et surtout, ah ! surtout ! pour essayer de se dĂ©barrasser de Jules Durand et de dĂ©capiter ainsi le syndicat !

DĂšs le lendemain, en effet, une feuille du Havre : le Havre-Eclair, partait en guerre et bientĂŽt toute la presse marchait Ă  sa suite. Puis une enquĂȘte impartiale (!) et soignĂ©e Ă©tait confiĂ©e Ă  l’agent gĂ©nĂ©ral de la Transatlantique, le nommĂ© Ducrot. On voit d’ici ce que cette enquĂȘte pouvait donner. Le larbin du patronat s’arrangea pour recueillis quelques tĂ©moignages intĂ©ressĂ©s. Le dimanche matin, on arrĂȘtait Durand, secrĂ©taire du syndicat ; Gaston Boyer, trĂ©sorier, et Henri Boyer, secrĂ©taire-adjoint, Avec eux les charbonniers Mathien, Couillandre, Bauzin, Lefrançois, tous quatre inconnus au syndicat.

Le procĂšs Ă©tablit nettement l’innocence. de Durand. et des frĂšres Bayer. Les seuls tĂ©moins Ă  charge qu’on put trouver contre eux furent de pauvres diables de charbonniers, sans le sou et sans conscience, auxquels on payait le voyage et qu’on comblait d’argent [1]. On ne trouva mĂȘme pas de policiers pour dĂ©poser. M. Henry chef de la sĂ»retĂ© du Havre, vint, en effet, dĂ©clarer devant la Cour de Rouen que jamais aucun rapport de police n’avait Ă©tabli auprĂšs de lui qu’au syndicat on avait votĂ© la mort de DongĂ©.

Car toute l’accusation Ă©tait lĂ  : On accusait Durand d’avoir conseillĂ©, selon les uns, fait voter, selon les autres, la mort du renard DongĂ©. Les tĂ©moins, cependant, ne purent se mettre d’accord, Georges Dumont dĂ©clare qu’on n’a pas votĂ© la mort. Tacantin affirme qu’on l’a votĂ©e Ă  mains levĂ©es. Et les contradictions s’accumulent. Notons que la fameuse rĂ©union oĂč, d’aprĂšs les tĂ©moins, on aurait votĂ© la mort est du 14 aoĂ»t. Le meurtre est du 9 septembre. Il y a prĂšs d’un mois d’intervalle entre les deux faits. On aurait donc employĂ© tout ce temps Ă  prĂ©parer laborieusement la mort d’une brute alcoolique et le jour venu, on aurait confiĂ© l’opĂ©ration Ă  des ivrognes dĂ©sarmĂ©s ! Tout cela ne tient pas debout, il est inutile de discuter sĂ©rieusement de semblables inepties.

Le rĂ©sultat du procĂšs est connu. Il s’est trouvĂ© douze crĂ©tins pour ne rien comprendre aux dĂ©bats, pour dĂ©clarer, en leur Ăąme et conscience, que Durand Ă©tait coupable et, le monstrueux verdict prononcĂ©, pour s’affoler et rĂ©clamer l’indulgence.

Ah ! il y aurait des pages Ă  Ă©crire, Ă  ce propos sur le jury rĂ©publicain et bourgeois. Mais, ne nous Ă©garons point. Il s’agit aujourd’hui de Durand.

VoilĂ  donc un travailleur condamnĂ© Ă  mort. PrĂ©texte Durand a tenu des propos menaçants au sujet de DongĂ© et poussĂ© Ă  l’assassinat de ce dernier. Motif vĂ©ritable : Durand Ă©tait l’adversaire actif, dangereux des puissances patronales ; il fallait le supprimer. Et l’on cherche aujourd’hui Ă  justifier cette abominable condamnation Ă  l’aide de la complicitĂ© morale. Mais, tout de mĂȘme, la bourgeoisie sent qu’elle est allĂ©e trop loin, Elle a voulu frapper fort et elle a dĂ©passĂ© la mesure. L’exĂ©cution de Durand, ce serait plus qu’un monstrueux assassinat ; ce serait une de ces effarantes absurditĂ©s qui apparaissent Ă  tous comme impossibles.

Maintenant, que va-t-on faire ? s’atteler Ă  la rĂ©vision du procĂšs. Obtenir, non pas la simple grĂące de Durand qu’on expĂ©dierait ainsi au bagne, mais la reconnaissance formelle de son innocence. Nous allons voir, a ce sujet, si les intrĂ©pides dreyfusards d’autrefois auront pour ce travailleur encore un peu de cette tendresse qu’ils tĂ©moignaient au capitaine. Mais qu’on n’y compte pas trop. Les travailleurs n’ont qu’à se mettre eux-mĂȘmes Ă  la besogne et il semble bien qu’ils l’ont compris, puisque, dĂ©jĂ , l’Union des Syndicats du Havre a dĂ©clarĂ© que si la rĂ©vision du procĂšs n’était pas chose acquise dans un dĂ©lai de deux mois, la grĂšve gĂ©nĂ©rale serait dĂ©cidĂ©e ; puisque Dunkerque s’est dĂ©clarĂ© prĂȘt Ă  marcher lui aussi ; puisque d’autres villes vont suivre.

D’ici lĂ , attendons. Attendons tout en agissant sur l’opinion par la voie de la presse et des meetings. Il n’y a pas autre chose Ă  faire. Mais si dans deux mois au plus, Durand n’est pas rendu Ă  la libertĂ©, alors plus d’hĂ©sitation en avant le chambard. Si les travailleurs de toutes catĂ©gories ne se levaient pas unanimes pour arracher un des leurs Ă  la mort ou au bagne ; si la grĂšve gĂ©nĂ©rale n’éclatait pas dans toutes les corporations, d’un bout de la France Ă  l’autre, ce serait Ă  dĂ©sespĂ©rer Ă  jamais du courage et de la solidaritĂ© de la classe ouvriĂšre.

En attendant aussi, retenons les noms des fripouilles responsables de la condamnation de Durand. En dehors des hauts patrons et des puissantes compagnies, il y a le nommĂ©. Ducrot, l’agent de la Transatlantique, qui a tout fait, tout menĂ© dans cette affaire. Il y a le juge d’Instruction Vernis qui, en cinq sec, a bĂąclĂ© l’instruction et envoyĂ© Durand aux assises. Il y a les douze tĂ©nĂ©breux crĂ©tins qui ont condamnĂ© sans savoir. Enfin, puisqu’on parle tant de complicitĂ© morale, il y a le renĂ©gat qui dirige la rĂ©pression et sert la bourgeoisie contre le prolĂ©tariat. Nous retrouverons tous ces gens-lĂ  dans deux mois.

Donc, attendons. Il est impossible que Durand ne soit pas arrachĂ© Ă  ses bourreaux. Le patronat s’aperçoit dĂ©jĂ  qu’il s’est mis dans un mauvais cas. Il est tout prĂȘt Ă  cĂ©der. Mais, malgrĂ© tout, ne nous endormons pas dans un optimisme trop confiant. PrĂ©parons tout pour sauver Durand ou pour le venger. Il faut que la classe bourgeoise sache bien que l’affaire Durand ne fait que commencer. Nous en sommes Ă  la prĂ©face, Si par aventure, la haine bourgeoise s’obstinait sur le condamnĂ© Ă  mort, l’affaire Durand pourrait bien prendre des proportions telles, qu’à cĂŽtĂ©, l’autre affaire, celle du Capitaine, n’apparaitrait plus que comme un jeu de marmousets.

Et ce jour-lĂ , on nous paierait cher la tĂȘte de Durand. Ce jour-lĂ , gare aux renards de toute taille, de tout poil et de tout grade. Nous ne donnerions pas grand’chose de leur peau.

Le 6 septembre 1880, naissance, au Havre, de Jules, Gustave DURAND, anarchiste et syndicaliste ; condamnĂ© Ă  la peine de mort en 1910 suite Ă  la grĂšve des charbonniers.

Docker, il est licenciĂ© en 1908 pour son activitĂ© syndicale. Il contribue alors au dĂ©veloppement de l’Union des syndicats du Havre (USH).

En juillet 1910, il participe à la reconstitution du syndicat des charbonniers du port, dont il sera l’un des responsables.

DĂšs le mois d’aoĂ»t, le syndicat lance une grĂšve illimitĂ©e, dans laquelle Durand est trĂšs actif, contre l’extension du machinisme et pour une hausse des salaires.

La Compagnie gĂ©nĂ©rale transatlantique embauche alors, Ă  triple paye, des « renards Â» (nom donnĂ© aux ouvriers qui refusent de faire grĂšve). L’un d’entre eux, DongĂ©, aprĂšs avoir travaillĂ© sans discontinuer quarante-huit heures les 7 et 8 septembre, menace d’un revolver, le 9 septembre, quatre charbonniers non syndiquĂ©s. Aussi ivres que lui, ils le passent Ă  tabac, et il meurt Ă  l’hĂŽpital le 10 septembre.

Le patronat, appuyĂ© par la presse, achĂšte des tĂ©moignages selon lesquels l’assassinat de DongĂ© avait Ă©tĂ© votĂ© le 14 aoĂ»t par le syndicat Ă  l’instigation de Durand. MalgrĂ© le chef de la sĂ»retĂ© du Havre qui dĂ©nonce la machination, Jules Durand est arrĂȘtĂ©, et condamnĂ© Ă  mort le 25 novembre 1910.

PassĂ© un moment de stupeur gĂ©nĂ©rale, un mouvement de solidaritĂ© s’enclenche. La grĂšve est gĂ©nĂ©rale au Havre dĂšs le 28 novembre. Elle mĂȘme est suivie de mouvements de solidaritĂ© chez les dockers britanniques et amĂ©ricains. En dĂ©cembre, la Ligue des droits de l’Homme entre dans la protestation.

La commutation de la peine de mort en sept ans de rĂ©clusion, le 1er janvier 1911, ne fait qu’augmenter l’indignation. Une vive campagne, menĂ©e notamment par Paul Meunier, dĂ©putĂ© de l’Aube, aboutit le 15 fĂ©vrier Ă  la grĂące et Ă  la libĂ©ration de Jules Durand avant la rĂ©vision. Mais 40 jours de camisole de force du fait sa violente crise de nerf Ă  l’énoncĂ© du jugement, auront eu raison de lui, Durand a dĂ©finitivement basculĂ© dans la folie.

InternĂ© Ă  l’asile de Sotteville-lĂšs-Rouen, il y dĂ©cĂšde le 20 fĂ©vrier 1926.



Les hommes du jour n°152 du 17 DĂ©cembre 1910 – L’Affaire Durand



Source: Partage-noir.fr