Dans un communiqué de presse, leur syndicat dénonce la « répression, policière et judiciaire d’une rare intensité » à laquelle elles ont du faire face et une « une intervention à sens unique de l’ensemble des services de l’État qui ont servi la soupe aux patrons comme jamais ».

La pression qui a pesé sur chacune d’entre elles individuellement pendant cette longue grève a fini par venir à bout de la détermination dont elles ont fait preuve collectivement pendant 167 jours. Déjà dans le courant du mois d’août, trois des onze grévistes de l’hôtel du boulevard des Dames avaient repris le travail. Deux autres étaient sur le point de craquer : l’une enceinte, l’autre devant fournir des garanties de ressources dans le cadre d’un regroupement familial. Elles ont donc décidé de rester soudées en reprenant ensemble le travail, plutôt que de flancher les unes après les autres.

Pour autant, si la lutte des femmes de chambre prend fin à Marseille, elle se poursuit à l’hôtel Ibis des Batignolles à Paris. Une manifestation avec les femmes espagnoles de Las Kellis est également prévue à Bruxelles au mois de novembre pour réclamer une loi contre la sous-traitance. Certaines des femmes de chambre marseillaises devraient être du voyage. Malgré la défaite, pour les 11 ex-grévistes du NH Collection de Marseille, ces cinq mois de lutte leur ont fait découvrir des capacités qu’elles ne se connaissaient pas avant, explique Lara du syndicat CNT-SO. Demain ne sera plus jamais comme hier. C’est déjà une victoire.


Article publié le 23 Sep 2019 sur Mars-infos.org