Juin 17, 2019
Par Le Monde Libertaire
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Eloi Valat, peintre et dessinateur, nous a dĂ©jĂ  offert de belles planches sur la Commune de Paris (Journal de la Commune, La Semaine sanglante) et sur Jules VallĂšs. ChargĂ©s d’émotions et de vĂ©ritĂ© graphique, ses ouvrages sont toujours des partages forts sur cette pĂ©riode phare de l’histoire du mouvement ouvrier.

Sa nouvelle publication a pour thĂšme la place des femmes dans la Commune de Paris. Nous sommes nombreux Ă  connaĂźtre Louise Michel, Nathalie Le Mel mais toutes les autres
 Paule, Eulalie, SĂ©raphine, les femmes du petit peuple, les lavandiĂšres, les giletiĂšres, les blanchisseuses qui deviendront des ambulanciĂšres, des pointeuses d’artillerie, des combattantes de cet idĂ©al de rĂ©publique dĂ©mocratique et sociale. OrganisĂ©es dans les clubs, les comitĂ©s d’arrondissement, l’Union des femmes, elles rĂ©clament la fin de l’exploitation, l’égalitĂ© salariale, le droit Ă  l’enseignement. Cet ouvrage rend hommage aux Louises, citoyennes de la Commune qui ont voulu « considĂ©rer les douleurs gĂ©nĂ©rales de l’humanitĂ© comme rentrant dans la cause commune des dĂ©shĂ©ritĂ©s Â» pour reprendre les propos de Louise Michel.

Les textes reprennent des tĂ©moignages de militantes comme Victorine Brocher, des dĂ©clarations, des appels Ă  la mobilisation. Une approche qui permet de montrer que les femmes n’ont pas Ă©tĂ© dans l’attente mais qu’elles ont conduit une rĂ©flexion, une action spĂ©cifique s’intĂ©grant dans le progrĂšs social de la Commune.

Les dessins au trait net et sombre, avec ces Ă -plats de couleurs franches sont d’une trĂšs grande modernitĂ© et donnent sens aux moments symboles d’une rĂ©volution en marche. Les mains particuliĂšrement traduisent le travail qui dĂ©forme, la fĂ©brilitĂ© des acteurs, l’intensitĂ© du combat d’un peuple qui veut vivre dans la dignitĂ© et le respect.




Source: Monde-libertaire.fr