Octobre 16, 2021
Par Le Monde Libertaire
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Nous vous avons alertĂ© du procĂšs intentĂ© contre deux militants anarchistes grecs, accusĂ©s de l’assassinat d’un dealer et risquant la prison Ă  vie. De quoi avoir les pensĂ©es tournĂ©es vers AthĂšnes dans l’attente.
Yannis Youlountas nous a plus que rassuré.es.

Deux trùs bonnes nouvelles de Grùce aujourd’hui :

1- les deux militants politiques qui risquaient la prison Ă  vie semblent sur le point de gagner leur procĂšs !

2- le pouvoir qui avait fabriquĂ© de toutes piĂšces l’acte d’accusation, est tombĂ© dans son propre piĂšge !

On se dirige tout droit vers un nouveau scandale politique en GrĂšce !

LES TÉMOINS À CHARGE LORS DU PROCÈS DÉVOILENT LA MACHINATION DE L’ÉTAT CONTRE LES ANARCHISTES !

Ce qui vient de se passer aujourd’hui Ă  AthĂšnes est Ă©norme ! C’est un Ă©vĂ©nement Ă  faire savoir Ă  toutes celles et ceux qui n’ont pas encore compris ce qu’est l’État et comment il traite ses ennemis.

Ce matin, deux militants du groupe anarchiste Rouvikonas étaient poursuivis pour meurtre, dans un début de procÚs absurde et kafkaïen. Giorgos Kalaitzidis et Nikos Mataragkas risquaient la prison à vie !

À la mi-journĂ©e, le premier tĂ©moin Ă  charge Ă©tait une habitante du quartier de Kifissia qui frĂ©quentait autrefois Exarcheia “dans le camp des trafiquants de drogue” (sic), non loin du dealer assassinĂ© en 2016.
Mais, coup de thĂ©Ăątre, au lieu d’accuser Giorgos et Nikos, elle a subitement dĂ©masquĂ© la police ! Elle a tout d’abord dĂ©voilĂ© qu’elle n’était pas du tout Ă  Exarcheia le jour du meurtre et que ce qu’elle devait dire dans ce procĂšs lui avait Ă©tĂ© dictĂ©. Elle a prĂ©cisĂ© que la police lui avait promis de l’aider dans ses affaires personnelles (poursuites pour trafic de drogue) si elle tĂ©moignait contre les deux accusĂ©s. Elle a ajoutĂ© qu’elle n’avait jamais vu les deux anarchistes.
DĂšs lors, le procĂšs est apparu comme fabriquĂ© de toutes piĂšces – ce que nous vous avions annoncĂ© depuis plusieurs semaines.

Pourquoi et comment cette machination a-t-elle Ă©tĂ© organisĂ©e ? Qui est derriĂšre tout cela ? Est-ce le sinistre personnage qui, au sommet de l’État, avait promis “par tous les moyens” d’en finir avec “les anarchistes d’Exarcheia” en citant, en premier lieu, le cĂ©lĂšbre groupe Rouvikonas [note] ? Mitsotakis est-il mouillĂ© dans cette sale affaire ? C’est la question que beaucoup se posent ce soir.

AprĂšs ce tĂ©moignage accablant sur la façon dont le complot a Ă©tĂ© organisĂ© par la police grecque, les deux autres tĂ©moins Ă  charge ont abondĂ© dans le mĂȘme sens que l’intervenante prĂ©cĂ©dente, en enfonçant le clou, l’un aprĂšs l’autre. Tout d’abord, une infirmiĂšre d’EKAB (le samu grec) a dit qu’elle ne savait absolument rien. Puis, le troisiĂšme tĂ©moin a fait savoir qu’il ne reconnaissait ni Giorgos ni Nikos, alors qu’il Ă©tait sur les lieux du crime : le principal tĂ©moin oculaire !

AprĂšs cette premiĂšre Ă©tape calamiteuse, le procĂšs a Ă©tĂ© ajournĂ© au vendredi 29 octobre Ă  11h00. D’ici lĂ , les dĂ©bats vont aller bon train sur l’origine de cette machination et sur la responsabilitĂ© du gouvernement, ennemi jurĂ© de Rouvikonas et du puissant mouvement anarchiste en GrĂšce.

Mais attention : « rien n’est encore gagnĂ© » rĂ©pĂštent plusieurs de nos compagnons de lutte, « car le pouvoir est capable de tout ! »

À suivre





Source: Monde-libertaire.fr