Nous nous occupons de la préparation, de la cuisson et du service. Nous prenons en charge le ménage et la sécurité et lorsque quelque chose ne va pas, nous sommes les premières et premiers concerné.es, ainsi que les premières et premiers à répondre.

Nous considérons que cela devrait nous donner le droit de négocier nos conditions de travail et que ces conditions devraient inclure le respect et une vie meilleure.

Notre syndicat se veut à la fois la voix collective et indépendante des salarié.es de Frite Alors qui pensent qu’elles et ils méritent plus que le minimum qui leur est actuellement présenté.
Collective, parce que si c’est ensemble que nous faisons rouler la chaîne, c’est ensemble que nous améliorerons nos conditions de vies. Et indépendante, parce que si nous refusons de nous laisser téléguider par Cholestérol Plus, ce n’est pas pour entrer dans le jeux des grandes centrales non plus.

Pour nous l’amélioration de nos conditions de travail commence chez Frite Alors, mais continue bien au delà dans une vision ou le bien être de l’être humain passe avant la recherche du profit.

Communiqué de presse
-Montréal, 26 août 2016-  Les employé-e-s du restaurant Frites Alors situé au 433 rue Rachel Est à Montréal annonce aujourd’hui la fondation du Syndicat des travailleuses et des travailleuses de Frite Alors. En effet, après un été particulièrement éprouvant ils et elles ont revendiqué-e-s de meilleures conditions de travail et ont décidé de constituer un syndicat afin d’établir un dialogue avec la direction.

Depuis le printemps 2016, les relations de travail étaient particulièrement tendues. La direction exigeait depuis plusieurs années que les employé-e-s paient les repas des client-e-s ne payant pas leur facture, pour les débalancements de la caisse, du fût et d’inventaire. La rétention de salaire par un employeur est une pratique tout à fait illégale et ne respecte pas les normes du travail. Les travailleurs et travailleuses du restaurant se sont alors organisé-e-s sur ces bases et leurs actions concertées ont permises de résoudre les problèmes énumérés précédemment.

De plus, les chaleurs intenses de la période estivale et le refus patronal d’installer une
climatisation adéquate ont amené les employé-e-s à travailler dans des conditions déplorables. Après beaucoup de temps et d’énergie investi de la part des travailleurs et travailleuses, l’employeur a partiellement résolu le problème, mais la climatisation n’est toujours pas efficace. Depuis, l’employeur refuse de dialoguer.

Le personnel du Frite Alors revendique entre autres une augmentation salariale, des congés
maladie, des formations, etc. La création d’un syndicat ainsi permettra de stabiliser le roulement d’employé-e-s.

Les revendications
Ce lundi 29 août, plusieurs demandes seront sur la table et nous sommes impatient-e-s de commencer les négociations!Les employé.es du Frite Alors Rachel se syndiquent avec les IWW
Salaire :
– 2$/h de plus pour tout le monde en cuisine (en fonction du salaire déjà en vigueur à cette date)
– 1,80$/h de plus pour les serveuses
– 0,50$/h de plus par année d’ancienneté pour la cuisine, en plus du 2% fourni par les serveuses, 1% des ventes fourni par la direction
– une compensation financière quand on est sur appel (avec un taux horaire ou un montant fixe)

Maladie :
– 5 jours de congé maladie payés par année
– une formation polyvalente pour tout le monde (formation à chaque poste) qui faciliterait les remplacements

Travail :
– que les postes qui s’ouvrent soient proposés à l’interne ( un poste de plaqueman ou de serveur/se peut ainsi être proposé aux fritemen
– avoir des rencontres d’équipe
– avoir un minimum de 20h de travail garanties par semaine, sur demande de l’employ.é.e

Les employé.es du Frite Alors Rachel se syndiquent avec les IWW