Nous revenons sur un long week-end rempli d’actions contre les expulsions, contre la gentrification et l’insupportable siège policier de nos quartiers. Après que deux maisons occupées aient été expulsées en très peu de temps, la colère à Leipzig a atteint son paroxysme une fois de plus.

Après l’expulsion du squat Luwi71 le mercredi, une manifestation du jour J+1 a été organisée le jeudi. Plusieurs centaines de personnes se sont jointes à la manifestation et ont exprimé leur colère face à l’expulsion du futur centre social près de la Eisenbahnstraße. Des policiers ont été attaqués, des barricades ont été érigées et incendiées. Les affrontements ont duré plusieurs heures, au cours desquelles même une tentative de réouverture de la Luwi71 était engagée. Les flics tentèrent encore et encore de disperser les masses, mais au lieu de cela, de nombreuses petites manifestations se formèrent, qui firent progresser les affrontements. De nombreux personnes se joignirent aux masses qui furent dispersées à plusieurs reprises et pourtant se retrouvèrent. La colère contre le siège de la police et la criminalisation de la Eisenbahnstrasse, y compris la zone sans arme, était clairement palpable. Au cours des affrontements et après plusieurs tentatives infructueuses des policiers, ceux-ci ont commencé à tirer au hasard des gaz lacrymogènes dans la foule. Des munitions interdites par la loi ont été utilisées, également contre des journalistes, cela ne surprendra personne connaissant la police saxonne.

Au cours de ces affrontements, plus de 20 personnes ont été arrêtées, nous leur souhaitons beaucoup de courage !

Heureusement, une autre maison à Leipzig-Connewitz (B34) a été squattée le lendemain, vendredi 4 septembre. Mais peu de temps après, une boîte de sécurité privée et des flics sont arrivés et ont expulsé la maison avant qu’une plus grande foule ne puisse être mobilisée. Cependant, beaucoup semblent l’avoir appris, car lors de la manifestation spontanée qui a eu lieu le soir même, plus de 300 personnes se sont rendues à Herderpark. Ce qui a suivi a été une réaction appropriée à l’action inhumaine des flics. Après que la manifestation se soit mise en marche avec de nombreux feux d’artifice, un bureau de police a d’abord été attaqué, les caméras de surveillance détruites et certaines fenêtres endommagées par des bombes de peinture et des pierres. C’était la cinquième attaque contre ce bureau de police depuis son ouverture en 2014.

La manifestation s’est donc déplacée de la Hammerstraße vers la Bornaische Straße, où un fourgon de flics a d’abord été attaqué avec des feux d’artifice et des jets de pierres, les premières équipes d’arrestation arrivant ont également été repoussées sous une grêle de pierres. Lorsque la manifestation s’est déplacée vers le croisement Bornaische/Stockartstraße, les premiers gros groupes de flics avec des fourgons sont arrivés du sud et du nord. Cela s’est transformé en affrontements pendant des minutes. Les flics roulent à grande vitesse du sud vers une foule de personnes. Ils ont forcé les gens à sauter sur le côté à la dernière seconde pour ne pas se faire écraser. Ils ont failli percuter un tramway et se sont finalement arrêtés, le deuxième fourgon percutant le premier. Sans dramatiser, nous voudrions clarifier ce dont il s’agissait : d’une tentative de meurtre sur personnes qui ne sont pas d’accord avec l’État. Le fait que personne n’ait été écrasé dans cet accident est un miracle. Et avec toute la joie que suscitent les photos du fourgon de police détruit, avec toutes les blagues, sur les flics qui font maintenant des courses de rue illégales, etc., nous ne voulons pas oublier que des vies humaines ont été délibérément mises en danger ici. La presse Springer écrit que la collision a été causée par des attaques contre les flics. C’est plus ou moins vrai, car les flics qui étaient assis dans leur fourgon et qui ont été attaqués à coups de pierres ont tenté d’écraser les agresseurs. Ce scénario montre à quel point le commissaire de police Torsten Schultze est hypocrite lorsqu’il dit que nous prendrions des vies humaines. D’autant plus que nous sommes confronté-es à une unité de combat bien équipée et bien entraînée, avec des blindés et des casques et avec tous les pavés jetés, les policiers ne sont généralement que légèrement blessés. La colère, la haine contre la police, les émeutes de ces derniers mois sont précisément causées par ces actions des flics, à cause des nombreuses blessures et des mauvais traitements qui ont été et sont infligés, à cause des expulsions forcées, du harcèlement insensé, de l’état de siège permanent. Vous ne devriez pas être surpris-e que de plus en plus de personnes cessent de croire en une solution pacifique des problèmes sociaux dans notre ville.

Finalement, la manifestation a lentement reculé et s’est finalement dispersée après environ 45 minutes d’affrontements intenses. Nous sommes très heureu-ses qu’il n’y ait pas eu d’arrestations pendant cette période et cela montre qu’au cours des derniers mois, des processus d’apprentissage collectif ont également eu lieu, que nous faisons plus attention les un-es aux autres et que les flics osent moins, car ils savent qu’en cas d’arrestation, ils doivent s’attendre à une résistance et à la libération des prisonnièr-es. Mais c’est aussi dû au fait qu’après la soirée précédente à l’Est, les flics ne s’attendaient pas à être à nouveau confrontés à des émeutes dans le sud de Leipzig vendredi. Ils n’étaient pas préparés à une nouvelle ouverte de squat et n’avaient que trois heures environ pour planifier leur déploiement, de sorte que nous avons spontanément été plus à même d’agir qu’eux.

Le samedi soir, la manifestation, annoncée depuis un certain temps, s’est déroulée sous le slogan « Kämpfe verbinden » (Unissons les luttes). De nombreux groupes ont lu des textes sur les luttes sociales à Leipzig et au niveau international et, bien sûr, au vu de l’actualité, il a également été fait référence aux expulsions de la Luwi71 et de la B34. La manifestation a été très militante dès le début et a exprimé une attitude antagoniste envers l’État bourgeois. Cela s’est traduit, entre autres, par des tirs massifs de feux d’artifice et diverses attaques de moindre envergure contre les flics. Après l’attaque d’appartements de luxe dans la Wolfgang-Heinze-Straße, les flics ont décidé de mettre fin à la manifestation et d’attaquer simultanément de différents côtés. Cela a entraîné des agressions physiques sur les passant-es et les journalistes. Des groupes de personnes ont été arbitrairement poursuivis dans les rues adjacentes et brutalement arrêtés. Néanmoins, nous avons réussi à contrer l’escalade de violence policière par des réactions solidaires et en nous serrant les coudes en grands groupes ; à maintes reprises, les flics ont été attaqués par de petits groupes. Certains ont été chassés et le nombre d’arrestations a pu être limité à au moins 15 (ce qui est encore 15 de trop). Il était clair dès le début qu’après deux nuits d’attaques contre la police, un nombre élevé d’arrestations était le principal objectif des flics. Il était tout aussi clair que les flics saisiraient la moindre occasion pour mettre fin à la manifestation et commencer à arrêter les personnes au look autonome. C’est avec une grande joie que nous avons appris qu’à l’ouest de Leipzig aussi, en même temps que la manifestation, un fourgon de flics garé à un bureau de police a pris feu.

Vu que certains médias sont indignés par les attaques contre les immeubles de luxe de la route Wolfgang-Heinze, nous insitons que nous ne sommes pas les portes-paroles officiels de la manifestation et que nous ne prétendons pas représenter tou-tes les participant-es. Tout d’abord, nous considérons que c’est une forme de protestation symbolique sensée, nécessaire et légitime que d’attaquer de nouveaux bâtiments avec de la peinture, des pierres, du feu ou autre. De cette manière, la colère légitime contre les processus de répression peut être exprimée. Les processus de gentrification conduisent à la destruction des réseaux sociaux, à l’expulsion des gens de leur milieu de vie naturel et à la nécessité de faire de la place pour de meilleurs revenus. Si ces derniers décident de quitter à nouveau Connewitz et que la demande d’appartements de luxe diminue, c’est un effet secondaire souhaité. Ce que nous rejetons naturellement, c’est qu’en cas de telles attaques, il ne peut être exclu que des enfants ou des chambres d’enfants soient touchés. Nous ne pouvons pas juger dans quelle mesure les agresseurs ont agi de la sorte. Mais le fait que divers articles de presse écrivent aujourd’hui à quel point il est grave que des appartements de luxe aient été attaqués avec des pierres, que des gens s’excitent devant des feux d’artifice sur un balcon entièrement en pierre, frise le mépris humain face à toutes ces personnes sans abri, face à toutes les personnes qui ont dû abandonner leur appartement à cause de rénovations, face à toutes les personnes qui ne peuvent plus payer leur loyer ou avec beaucoup de difficulté. C’est ce que nous entendons par violence structurelle, une violence qui émane d’un système économique dans lequel tout devient une marchandise, dans lequel il faut tirer le plus grand profit possible de tout. Un système dans lequel la dignité humaine n’est qu’un obstacle gênant à l’exploitation et à l’accumulation, et qui se maintient avec une violence institutionnalisée sous la forme de la police, de l’armée et de la prison.

En plus des nombreuses manifestations, des discussions et débats ont eu lieu à Connewitz tout au long du week-end. Le forum « Soziale Kampfbaustelle » a proposé des discussions, des conférences et toute une mise en réseau avec un programme de soutien tel que des stands d’information, une cantine et un bar à cocktail. Tous les événements se sont déroulés dans des lieux publics, dans les parcs et les rues environnants. De nombreuses personnes se sont assises et ont discuté au soleil ou dans la bruine. Parfois, jusqu’à 60 personnes intéressées ont écouté les conférences sur les femmes et le militantisme, les luttes sociales au Chili, la répression en Italie ou le projet de maison menacée Liebig34 et ne se sont pas laissées dissuader par une forte présence policière. Même avant la Luwi71, un brunch de quartier a été organisé le dimanche, où, malgré la grosse présence policière, certain-es voisin-es et les supporters de la Luwi71 se sont rencontré-es et ont discuté des perspectives après l’expulsion ou ont organisé une aide pour les dommages collatéraux causés par la manifestation du jour J+1. Nous constatons que, surtout en ces temps, il y a un grand besoin d’échange et de discussion sur la situation actuelle et que cela s’organise dans différents quartiers. Et aussi que beaucoup partagent une colère et veulent l’exprimer, au vu de l’impuissance face aux processus de répression, au racisme et à la haine des femmes qui sévissent, au renforcement du fascisme et à la répression de l’État.

Il n’est pas surprenant qu’au vu des conditions sociales et de l’évolution du marché du logement à Leipzig en particulier, les gens se mettent en colère. Néanmoins, nous sommes heureu-ses de constater à quel point les confrontations avec les propriétaires, les sociétés immobilières et les sbires de l’État ont été assumées au cours du dernier week-end, mais aussi au cours des derniers mois. Bien sûr, tous les acteurs de l’État et les journaux bourgeois répondent à l’urgence de dénigrer tous ces gens qui étaient dans la rue pendant le week-end. La colère et la violence, cependant, n’étaient nullement désordonnées, dirigées exclusivement contre les nouveaux projets de construction et les flics au cours des trois derniers jours. Au cours de ce week-end, de nombreuses personnes ont attaqué celles et ceux qui servent les riches et les propriétaires, protègent leurs biens et empêchent une vie digne pour tou-tes. S’il y a encore des personnes dont les voitures, les maisons ou les vélos ont été endommagés au cours des affrontements, il faut espérer que des moyens seront trouvés pour les supporter collectivement.

À ce stade, nous aimerions citer l’appel de la manifestation « Unissons nos luttes ».

À Connewitz en particulier, nous sommes confronté-es depuis des années à une stratégie de gentrification, qui semble viser non seulement le profit, mais aussi la division et le déplacement de nos structures militantes de Connewitz. Après tout, c’est ces structures qui ont sauvées des immeubles de la déchéance et de la démolition dans les années 1990 et qui ont édifiées un paysage artistique, culturel et de bars-cafés qui a contribué à ce que le quartier devienne l’un des plus attrayants de la ville jusqu’à aujourd’hui. Et pas seulement pour les personnes dites « alternatives », mais aussi pour de nombreuses jeunes familles. Ainsi, les personnes qui, dans les années 1990, ont mis en place un refuge contre la terreur nazie quotidienne dans le quartier, également dans le cadre de la lutte contre l’État, ne peuvent plus aujourd’hui payer leur loyer dans le quartier branché de Connewitz. (…) Ainsi, lorsque des chantiers sont attaqués, lorsque de nouvelles maisons sont recouvertes de graffitis, nous ne voyons pas cela comme l’œuvre de femmes chaotiques qui s’ennuient, mais comme une dernière rébellion désespérée de tous celles et ceux qui ne veulent pas être chassé-es de leur quartier sans combattre.

L’objectif d’organiser le logement pour tou-tes et de construire une ville à partir de la base ne sera pas atteint par des négociations, des grèves des loyers, des lois de protection de l’environnement ou des campagnes d’expropriation à grande échelle (qui se nomment comme telles mais qui ne le sont pas). Les intérêts du capital seront toujours placés au-dessus des vies humaines par l’État bourgeois. C’est aussi la raison pour laquelle, malgré toutes les paroles creuses et les expressions de compréhension, aucun des partis au pouvoir à Leipzig ne s’engage sérieusement à faire en sorte que le logement reste abordable ou redevienne abordable. Après tout, il s’agit d’un marché rentable et résistant à la crise. Ces dernières années, en particulier dans les grandes villes, il n’y a pas seulement eu un développement massif de l’accumulation de capital, qui a conduit à une situation où seules quelques personnes ont la chance d’être propriétaires de leur logement et où la plupart d’entre elles doivent dépendre toute leur vie des propriétaires et du marché locatif. Au contraire, on a également constaté une augmentation du nombre de personnes qui ont perdu leur logement parce qu’elles ne sont plus locataires ou dépendantes de l’agence pour l’emploi, ou qui ne peuvent même plus obtenir de logement du tout à cause des services d’immigration et de la législation raciste.

L’histoire montre aussi que sur le marché immobilier, on peut facilement spéculer sur le logement des couches les plus pauvres de la population et sur leurs dettes, comme l’a montré la crise financière de 2008. Et que non seulement on peut gagner beaucoup d’argent en construisant des appartements de luxe et en améliorant les quartiers de la ville, mais qu’on peut aussi gagner en pouvoir et en influence politique. Ce sont les grandes sociétés immobilières qui, en fin de compte, déterminent à quoi ressembleront nos villes, qui obtiennent des logements et où et qui est à la traîne. Si nous ne nous rebellons pas contre ce système global, il n’y aura toujours qu’une seule solution pour quelques-un-es. Notre autodéfense résulte donc d’une organisation dans les communautés voisines, de l’organisation de la solidarité et de l’entraide loin de l’État et de la résistance que nous opposons au système capitaliste et aux forces fascistes croissantes.

En dehors du débat sur le logement et des conditions de vie à Leipzig, qui s’aggravent, il y a beaucoup de choses qui nous touchent et qui augmentent notre colère. À Berlin, de nombreux projets, initiatives de gauche sont menacés d’expulsion. Combattus il y a des années, ils doivent maintenant faire place à la réinvention d’une riche capitale. En Saxe, les forces fascistes gagnent en influence, les partis fascistes gagnent en popularité et le discours de la droite gagne en soutien. Que les gens soient attaqués par les fascistes en raison de leur traits ou d’un milieu social est à l’ordre du jour. Les nazis défilent par milliers avec des citoyen-es inquièt-es, Pegida n’est plus une curiosité. Des armes sont transférées de l’État vers des groupes de droite ou des réseaux terroristes fascistes sont protégés ou même personnellement soutenus par l’Office fédéral de protection de la constitution (Verfassungsschutz) ou les flics, c’est un secret de polichinelle.

Connewitz ou Leipzig semble être un bastion antifasciste en Saxe, mais même cela a été et sera toujours combattu. Ces dernières années, et en particulier cette année, une tempête répressive contre les antifascistes fait rage, comme le montrent les perquisitions de juin dernier. D’autres sphères politiques de gauche sont également au centre de la répression, un nouveau procès 129a touche des camarades à Francfort-sur-le-Main et la semaine dernière, 27 perquisitions ont eu lieu dans tout le pays en raison d’un procès 129a contre le Roten Aufbau. L’État tente actuellement d’attaquer et de démanteler les forces et les structures de gauche à grande échelle. Dans le monde entier, nous observons également un renforcement du fascisme et la volonté sans limite de domination du néolibéralisme, qui montre encore plus clairement sa véritable nature à travers la pandémie qui sévit.

Mais ces dernières années, des rébellions contre la domination du capitalisme et des classes dominantes ont émergé dans le monde entier. Le soulèvement révolutionnaire au Chili contre la politique néolibérale, porté par les couches défavorisées de la société avec une forte représentation indigène et féministe, donne l’espoir qu’un système peut être renversé dans la rue. Cependant, en raison de la pandémie, ce mouvement a dû également se concentrer sur l’autoprotection et celle des communautés. Après tout, la plupart des victimes du virus, et pas seulement là-bas, sont les plus pauvres de la société, qui ne reçoivent pas les soins adéquats en raison de la privatisation du système de santé.
En Biélorussie, les gens descendent dans la rue depuis des semaines et attaquent une dictature qui a emprisonné des milliers de personnes et tire sur les manifestants pour les maintenir au pouvoir. Aux États-Unis, un conflit social qui couve depuis des décennies s’est intensifié. Les communautés noires, les communautés indigènes et aussi les antifascistes blancs résistent au meurtre structurel des POC par la police. Iels luttent contre l’État raciste et déstabilisent un système politique qui a toujours été soutenu par l’élite politique blanche. Les émeutes, qui durent maintenant depuis des mois, se sont rapidement propagées dans tout le pays et dans le monde entier. Malgré ou peut-être à cause des nombreuses victimes que le mouvement a dû déplorer ces derniers mois, abattues, écrasées ou battues à mort par les porcs de la police ou des milices fascistes, le conflit continue de s’intensifier. Un vent souffle sur le monde et les signes annoncent une tempête.

Nous devons nous battre, nous devons résister ! Ne pas agir signifie approuver ou capituler !

Nous vous appelons à participer à la « Semaine d’action pour Liebig34 » cette semaine et à venir à la manifestation militante le 12.09. à 20h à la Wassertorplatz (Berlin Kreuzberg) !

Chaque expulsion a son prix !

Salutations solidaires de Leipzig à Athènes, où les camarades doivent se présenter au tribunal après l’expulsion du Gare Squat.


B34, Bornaische Strasse 34, Connewitz
https://b34.squat.net

Luwi71, Ludwigstraße 71, Leipzig
https://squ.at/r/7zej

Des groupes à Leipzig: https://radar.squat.net/fr/groups/city/leipzig
Des événements à Leipzig: https://radar.squat.net/fr/events/city/Leipzig

Des groupes en Allemagne: https://radar.squat.net/fr/groups/country/DE
Des événements en Allemagne: https://radar.squat.net/fr/events/country/DE


Indymedia, le 7 septembre 2020 https://de.indymedia.org/node/102513


Article publié le 13 Sep 2020 sur Fr.squat.net