Les politiques sont devenus indifférenciables de l’esthétique

Je pourrais te dire que je suis anarchiste ou je pourrais te dire que je suis libertaire et je peux te dire ces choses qu’elles soient vraies ou non. La facilité d’un tel mensonge enlève toute possibilité que cette affirmation ait un quelquoncque sens. Le positionnement politique est inutile. Pire qu’inutile, il est dangereux. Tout ce qu’il nous permet c’est la possibilité de mentir.

Je quitte la politique. C’est pour les malhonnêtes. Je créée de l’art, c’est tout. Et pourtant, si j’étais politicienne je pourrais mentir sur le fait d’être une politicienne. Alors il n’ya pas de différence. Nous poursuivons des objectifs, etant aussi aveugles à nos propres objectifs que de ceux des autres.

Aucune de nous n’est bonne

Nous sommes des damnées hypocrites, auto promotionelles, auto centrées. Comme nous devrions l’etre. Comme nous avons été faites. La seule vertu qui est disponible est d’etre honnetes envers nous meme.

On nous dira egoistes de toute facon, alors soyons egoistes. Si nous donnons et donnons et donnons illes en demandent encore. Alors ne leur donnons rien. Illes ne seront pas satisfaites avant que nous ne mourrions pour elleux.

Ce monde ne vaut pas la peine qu’on meure pour lui.

N’aide que quand il y a un bénéfice assuré direct et immédiat pour toi. Ne fais pas confiance aux promesses que notre lutte est la prochaine. Illes ne paieront pas ton travail. Prend tout ce que tu peux et casse toi.

Sinon, laisse les faire la guerre. Laisse les mourir et tuer. Reste en dehors de tout ca, reste en sécurité, reste avec nous. Survis. Que ce soit sous un régime ou un autre, survis.

Le combat de l’humanité n’est pas le notre.

Notre etat est l’état naturel

Nous ne sommes pas dysphoriques parce que nous sommes des femmes trans, etre mal a l’aise dans son corps est une conséquence d’etre en vie. Les personnes cis utilisent le genre pour échapper à la douleur de l’existence. Leur fausse certitude de leur propre naturalité les rassure de leur traumatisme d’exister dans un corps.

Notre peau nous sépare du monde. Nous ne nous connaissons pas les unes les autres. Nous ne nous connaissons pas nous memes. Nous sommes divisé.e.s. Les personnes cis peuvent imaginer qu’illes se connaissent elleux mêmes, entre elleux, mais illes ne connaissent que le genre, les fausses images qu’illes projettent sur leurs corps. Illes imaginent qu’illes sont semblablesn, qu’une certaine connexion ou union existe entre elleux. Nous savons que la seule chose entre nous est un espace vide. […]”



Extrait de la brochure “légalisons le crime/ contre la révolution“, disponible sur breakdown.noblogs.org

lien vers le pdf (non imposé) : https://breakdown.noblogs.org/files/2020/09/legcrm.pdf




Source: Iaata.info