Mai 7, 2021
Par Paris Luttes
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Hey, grand chef !

Je m’adresse Ă  ton masque de cire, ta frime, ton expressivitĂ©.

Moi aussi « j’ai fait un rĂȘve Â» : j’écrivais avec violence ce qui pourrit mon cƓur. Je vais te le dĂ©crire avec l’algue du temps, mon rĂȘve en sera-t-il plus vivant n’a guĂšre d’importance, mais crains qu’il ne se rĂ©alise un jour.

Supporte de reluquer l’indigence de ton rĂšgne, tu as mauvaise gueule depuis que tu squattes l’ÉlysĂ©e.

Tu as mis les pauvres à l’amende, les pauvres te rendront la monnaie de ta piùce, n’en doute pas.

Nous allons pulvĂ©riser ta RĂ©publique et tes soirĂ©es VIP. Entends-tu sourdre le bruit de l’éclair forgĂ© par Vulcain ? Cet Ă©clair est pour toi, il forme « l’émeute Â» qui rĂ©duira en poussiĂšre incandescente tes plus beaux sophismes.

Notre promesse est aussi tangible et dangereuse pour les assises du pouvoir, que le fut pour Thiers un soir de mars 1871.

Tu as trop longtemps mimé le néant avec tes gesticulations de boy band. Tu ne sers à rien, tu es un majordome pour une cour qui se tient ailleurs.

Tes formules « guerriĂšres Â» Ă  chaque nouvelle vague pandĂ©mique n’aident en rien un peuple qui n’en peux plus.

Tu veux faire de cette partie du monde une Start up Nation ? Nous allons pourrir ton rĂȘve ! VĂȘtir de cambouis ton veston Ă  5000 tickets.

Le grotesque arrivera jusqu’à toi, prĂ©pare ton jet privĂ© sinon il t’en cuira, poupĂ©e de cendre, automate aux ordres.

Alors, avec un cutter Ă  trois fifrelins, j’écris ton nom sur le mur de ma rue.

Sur ta RĂ©publique et son dĂ©corum, j’écris ton nom, avec ma lame rouillĂ©e, enduite de mon sang contaminĂ©. 

Sur la derniĂšre « Ć“uvre Â» merdique de Jeff Koons (qui te symbolise Ă©trangement), j’écris ton nom.

Sur la vareuse de tes gardes du corps, j’écris ton nom, sur tes collecteurs d’impĂŽts, sur la couleur verdĂątre de tes contrĂŽleurs SNCF, j’écris ton nom, sur tes tris sanitaires, toi dont la longue lignĂ©e de ministres passĂ©s et prĂ©sents n’hĂ©sitĂšrent pas Ă  supprimer un nombre incalculable de lits d’hĂŽpitaux, j’écris ton nom sur ta logique Ă©conomique. RĂ©ponds de ce scandale, tandis que tu t’enfonces dans la boue.

 J’opte pour la violence plutĂŽt que pour la sage discussion, toute en bois construite et qui ne mĂšne Ă  rien.

Avec la matiĂšre fondue de mon cocktail Molotov, j’écris ton nom sur tes rĂȘves de gloire, sur tes passions vĂ©nĂ©neuses. 

J’écris ton nom au marteau piqueur sur l’article 2 de la Loi Travail, j’écris ton nom sur la façade de la DGSE en y raclant les bĂ©nĂ©fices des actionnaires de Total.

J’écris ton nom sur les murs du Crillon Hotel avec le foutre de tous les violeurs de ton assemblĂ©e nationale (pulvĂ©risĂ©e dans mon fantasme).

 J’écris ton nom, Grand Chef, sur ta pusillanimitĂ©, ton manque de courage Ă  condamner les massacres en Birmanie et en BiĂ©lorussie, juste parce que tu as les flubbes de te mettre Ă  dos les seigneurs de la guerre ! J’écris ton nom et celui de Dassault, homme-larve et fabriquant d’armes, j’écris son nom avec les membres arrachĂ©s des victimes coloniales de chaque machine de guerre sortie de vos usines de morts,

J’écris ton nom avec ma Navaja sur vos parquets Versailles.

J’écris ton nom sur le PanthĂ©on, juste avant de le faire sauter Ă  la nitroglycĂ©rine, une coupe champagne Ă  la main (celle que tu veux). 

 Â« Je veux que tu saches pourquoi tu meurs d’inexister Â» – Tu as laissĂ© se propager l’horreur.

Ta RĂ©publique pue le viol. Ainsi Ă  mon tour, je laisse le Djinn et le Griffon souiller la chair de tous tes prĂ©dateurs sexuels, ici bas en toute impunitĂ©, quelque soit leur ethnie, leur genre, leur Ăąge, leur sexe, leur position sociale, leur culture. J’écris leur nom sur le mur de tous les monuments de Culte avec le signe du chien nazi que ce pays n’a jamais cessĂ© d’ĂȘtre dans les profondeurs de sa mĂ©moire.

J’écris ton nom sur la façade de la City de Londres avec mon lance-roquette (on achĂšte tout sur le DarkNet !).

J’écris ton nom, toi le psychiatre qui pratique des sĂ©ances de cinq minutes Ă  150 balles et j’en profite pour dĂ©charger trois ou quatre bouffĂ©es dĂ©lirantes dans ta turne, tu les adopteras.

J’écris ton nom revendeur de pompes tissĂ©es dans un tiers monde, qui bientĂŽt viendra t’arracher la gueule.

J’écris ton nom sur tous les sex-shop, les CRA, les hĂŽpitaux psychiatriques (“Bagnes” camouflĂ©s). Ces structures, ces fonctionnements, en apparence hĂ©tĂ©rogĂšnes, participent d’un mĂȘme univers oppressif.

J’écris ton nom sur les mains sales des douaniers laissant filtrer la caillasse vers les paradis fiscaux.

J’écris ton nom sur ton crĂąne empoisonnĂ©, chasseur du dimanche et adepte du safari, en te crevant la panse, je l’écris avec la corne de rhinocĂ©ros celle que tu lui a arrachĂ©e ! et je dĂ©charge ma chevrotine sur ton corps devenu gibier.

Je crie vos noms « ordures de tous les pays Â»,

Je voue une haine fĂ©roce Ă  votre inhumanitĂ© assise et qui se croit debout.

La rĂ©volution anarchiste est prĂȘte et dĂ©jĂ , elle diffuse autour d’elle ses « terrifiantes hallucinations Â».

Vous n’ĂȘtes riens sans vos missiles (que nous irons chouraver au crĂ©puscule).

Dans notre intempĂ©rance, nous ne toucherons Ă  AUCUN CIVIL, nous n’en voulons qu’à vos substances, chefs minables.

Puissiez-vous pĂ©rir dans le gouffre de votre absence de probitĂ©.

Gare à vous, tribuns de papier, numérotez vos abattis. Noire est notre armée, noir notre sang, noir notre pavillon.

Nous sommes plus suicidaires et déterminés que Mishima, plus nombreux que vos niches fiscales, plus impitoyables que vos lois liberticides.

Vous l’aurez compris : Nous sommes vos crĂ©atures devenues incontrĂŽlables.

Nos Centuries ? vous les dĂ©couvrirez bien assez tĂŽt. Nous libĂ©rerons les anges noirs qui croupissent en HP, en UMD, en centre de rĂ©tention et nous marcherons sur Matignon avec nos haches, nos battes, dĂ©truire ce bĂątiment dĂ©gueulasse,

cette pissotiĂšre de luxe.

Nous descendrons de toute l’Europe et, n’espĂ©rez pas connaĂźtre nos identitĂ©s, nous n’en avons pas.

En souvenir des martyrs de la Commune, nous dĂ©truirons entiĂšrement Paris, car nous trouvons plus de beautĂ© aux ruines qu’à votre 104 et Ă  votre Palais de Tokyo gentrifiĂ©.

Souviens toi, Jupiter : Nous ferons Ă©clater Ă  minuit la Place des Vosges (si « familiale Â») nous rĂ©duirons en poussiĂšre ton quai des orfĂšvres.

Quand Ă  vous, bijoutiers de la place VendĂŽme, appliquez la politique des luddites : brisez vos mĂ©tiers, faites aux clochards, l’offrande de votre pognon. Nous arrivons, extĂ©nuĂ©s, portĂ©s par la la foudre.

Il ne nous restera plus qu’à jeter Ă  la mer la PrincipautĂ© de Monaco, l’ex-banque du Reich !

VoilĂ , c’était un rĂȘve, le rĂȘve d’un fou, mais celui-ci reprĂ©sente (je l’espĂšre) ton pire cauchemar 

Vive l’anarchie …

Sylphe

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Source: Paris-luttes.info